M I C
vent voir un objet, on tire legliíToir où cetobjet se trouve placé, & on le met entre deuxplaques de cuivreEE, (Fig.So) en observantde placer toujours le côté du glilíoir où ily a de petits anneaux de cuivre le plus loindes yeux. Après cela , on place^ la lentilledont on veut se servir à l’extrêmité G decet inltrumenr, en la faisant tourner avecla vis. Regardant l’objet à travers cette len-tille contre la lumière du jour, on tournela longue vis C C jusques à ce que l’objetparoisse clair 3 c distinct. Afin d’y mieux réus-sir, on emploie d’abord une lentille forble,qui découvre l’objet tout entier d’un seulcoup d’ceil , & on en considéré les patriesles unes après les autres avec de plus torteslentilles.
M. Henri Baker qui a donné la construc-tion de ce Microscope Jimple , le transtormefans beaucoup d’apprct en Microscope double.A cette fin , il le fait entrer à vis dans untuïau qui a un oculaire à Ion extrémité , Scle rend par ce moïen auffi utile qu’un bonMicroscope double.
Onpourroit deviner par l’infpection feulede la figure 86 (Planche XXX.) la façond’ajuster ce Microscope. Au haut d’une con-sole A de cuivre , fixée perpendiculairementsur un piédestal circulaire de bois , oùelle est bien affermie , est une vis de cuivrequi paíïe par un trou au haut de la coníole.Un miroir concave élevé fur ce piédestalqui tourne comme fur un pivot, est sus-pendu dans le demi-cercle G par le moïende deux petites vis s f qui entrent dansles deux côtés opposés de la boete. Avecces deux mouvemens ausquels le miroir esten proie , quand on veut on l’ajuste defaçon qu’il réfléchisse la lumière du jour oudu soleil, ou d’une chandelle, directementen haut à travers le Microscope , fixé au hautde la console perpendiculairement sur lepied autour duquel tourne le miroir.
Ce Microscope ainsi monté , est aussi pro-pre auxobservations les plus curieuses des pluspetits insectes , des sels qui font dans lesfluides, des poussières dans les végétaux ,de la circulation du sang des plus petitsanimaux, Sec. en un mot, aussi propre àfaire les plus grandes découvertes dans lesobjets les plus imperceptibles, que le meil-leur Microscope ( Peie{ le Microscope à laportée de tout le monde , par Henri Baker,& traduit de l’Anglois par le P. Perenas.Ch. IP. )
Après un examen réfléchi de cet instru-strument, je m’étois proposé de pafler toutde suite aux Microscopes composés. Maisparmi les Microscopes jimples , un a fixé mon
M I C íçr
attention, parce qu’il a un avantage parti-culier que je ne vois pas aux autres : c’estle Microscope à canon , qu’on appelle leTombeau ou le Cimetière des animaux , danslequel on peut conserver des animaux Scdes plantes pendant plusieurs jours.
Cet instrument est composé d’un canonde verre ou mieux de cristal monté entre unpied EE ( Planche XXX. Figure 85. ) 3 c uncouronnement C C de trois pieces. Dans laderniere piece B B est une lentille , dont leforer a la longueur du canon. Cette lentilley est arrêtée entre le couronnement 3c unepartie B B du couronnement qui se monteen vis. Ce couronnement se démonte Scs’ôtc pour mettre dans le canon les objetsqu’on veut observer.
Quoique ce Microscope soit bien inférieuren force aux précédens, il mérite la plus gran-de attention par Futilité dont il est. Premie-rement , pour observer la croissance desgermes des petites graines , pour voir lespoux des serins, des chardonnerets, lesoeufs de ces poux , Lee. la génération desinsectes , leur manoeuvre , leur antipathie ousympathie réciproque, leur transformationou métamorphose.
Les chenilles examinées quelque temsdans ce Microscope Sc à diverses reprises ,paroiflènt routes velues Sc couvertes delongs poils brillans de couleurs variées Scdispersées avec un art infini. Cinq ou sixsemaines après on les voie quitter un char-mant surtout, qui conserve très long temsl’éclat des couleurs qu’on y avoir vues. Ellesse montrent ensuite sous la forme de plu-sieurs coques, à peu près semblables à cellesdes vers à foïe , mais fans mouvement. Cen est que quelque tems après qu’on les voiesortir de ces prisons qu’on jugeoit bien fer-mées , changées en papillons ailés.
De toutes ces métamorphoses , je n’encon noir pas de si belles que celle dont M,Joblot fait mention dans fa Description &usage des nouveaux Microscopes. Je n’ai rienvu de si étonnant, Sc j’avoue même que lespectacle dont M. Joblot a joui avec le Mi-croscope à canon , m’a rendu cet instrumentprécieux. Comme j’ai à cœur la perfection,je vais faire part au Lecteur des curieusesobservations du Physicien à qui on le doit.Le sujet est un périr ver qu’il trouva dansson cabinet en 169a le 10 Juin, Sc qu’ilenferma dans un Microscope à canon. Ecou-tons M. Joblot lui-meme rendre compte deson observation.
f Ce petit ver , dit-il, me parut d’abord decouleur brune, tirant sur celle d’un castequi n’est pas encore torréfié. Scn corps qui