i <1 o MIC
maniéré très-distincte. Ainsi on découvre par]e Microscope les merveilles les plus cachéesde la nature en les rendant sensibles. LePhysicien peut porter ses regards jusquesdans ses démarches les plus lubciles. De-puis la découverte de cet instrument, laPhysique a changé de face. Un nouveau joura paru. Les entrailles des plus petits in-fectes , le mécanisme des végétaux ont étédévoilés. Que de richesses dans ce point dejvûe! Ne craignons point de les prelenteren grand , pourvu que ce soit avec ordre.Réunissons ce trésor ou ce dépôt de tant deconnoistances, Lc parcourons ce qu’on afait Sc ce qui reste à faire. Pour satisfairela curiosité d u Lecteur , fans le fatiguer, jele préviens que je divilerai cet article ensix parties. La premiere est destinée aux dé-veloppemens des plus beaux Microjcopessimples. Je décris dans la seconde les Mi-croscopes composés & par réflexion. U n troi-sième est destiné à la construction du Microj-cope solaire. La théorie des Microscopes faitle sujet de la quatrième partie. Je rends comp-te des observations qu’on a faites avec cesinstrumens dans la cinquième, &la sixièmerenferme leur histoire.
Microscopes simples. On appelle ainsi desMicroscopes formés d’une feule lentille. Lemeilleur de ces instrumens & en mêmerems le plus simple c’est celui de M. Léwen-hoek. II est composé d’une lentille placéeentre deux plaques d’argent percées d’unpetit trou. Âu devant de ces plaques estune épingle mobile pour y placer l’objet Scpour l’appliquer à l’cril du spectateur. Etvoilà toute la construction du fameux Mi-crojcope de Lewenhoek , avec lequel il afait de si belles découvertes, comme on leverra dans la fuite. Quelques Auteurs ontrepresenté les verres dont M. Lcwenii&cks’est servi dans ses Microscopes comme depetits globules ou sphères de glace. Ils lefont trompés. Tels n’ont jamais été lesverres de ce fameux Physicien. M, HenriBaker , Membre distingué de la SociétéRoiale de Londres, nous apprend que lesMicroscopes font garnis de lentilles convexesdes deux côtés , Sc non de globules ou desphères.
Le second Microscopesmple , Sc qui a dela célébrité, est celui de M. Wilson. Onl’appelle austì Microscope de poche , parcequ’il peut se transporter aisément dans lapoche.
Le corps entier de cet instrument estrepresenté par la figure A A, B B (PlancheXXX. Figure 8o. ) Ses parties font:
i°. Une longue vis C C, dont les pas
M I C
font très petits Sc qui tourne dans le corpsdu Microscope.
i°. Un verre convexe au bout de cettevis.
3°. Deux pieces rondes Sc concaves decuivre fort mince, avec des trous de difie-rons diamètres au milieu, pour couvrir ceverre, afin de diminuer l’ouverture lorsqu’onemploie de fortes lentilles,
4 U * Trois pieces E E de cuivre en dedansdu corps du Microscope , dont l’une estbandée en demi-cercle au milieu, en fortequ’elle forme une petite voûte , pour soute-nir un tuïau de verre. Les deux autrespieces font planes. Elles reçoivent & ferrentles glisioirs qui y font placés.
S°. Une piece de bois ou d’yvoire F,creulée de la même maniéré que la piececirculaire Sc fixée au Microscope.
6°. La lettre G indique ce bout du Mi-croscope , où l’on applique un écrou poury mettre differentes lentilles.
7°. I a septième piece est un restort spiralH d’acier, entre l’extrêmité G Sc les piecesde cuivre. L’uíage de ce restort est de tenirces pieces droites Sc d’agir contre’ la longuevis C C.
8°. Et la derniere I un petit manche faitau Tour, pour mieux tenir l’instrument. Ilentre à vis dans le corps du Microscope , afinde pouvoir le démonter quand on le jugeà propos.
Voilà tout le corps du Microscope. Voiciles pieces qui i’accompagnenr, je veux dire,qui font nécessaires dans son usage.
D’abord ce sont 6 lentilles ;, i, ;, 4, t, 6,enchâssées dans de l'argenr , du cuivre, oude l’yvoire dedifterentes foi ce . Enduire c’estune lentille L ( Blanche XXX. Figure 81.)montée dans un petit ctlindre qu’on tientà la main quand on veut examiner les ob-jets un peu grands. En troisième lieu Z estune plaque d’yvoire appellée plissoir , qui aquatre trous ronds pour y placer les objetsentre deux verres ou deux raies, comme onvolt en d , d , d , d , ( Planche XXX. Figu-re 8i. ) Le reste de l’astortimenr est une pin.cette N ! Figure 83.) pour prendre les ob-jets qu’on veut appliquer aux verres. unpetit pinceau O afin d’ôrer la poussière quis’artacheaux verres, ou afin de prendre unegoure de liqueur destinée à un examen Mi-cmJcopique\Sc un tuïau P (Figure 84. )deverre , où l’on met les objets vivans, com-me grenouilles , poissons , Sc c. Tout celaest renfermé dans une boete bien propre,en forte qu’on peut le porter commodémentdans la poche.
L’usage de ce Microscope est tel. Lorsqu’on