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Tome second.
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par des dépouillemens souvent embarrassans,6c toujours superflus dans les choses simples,j’oft're dans la PI. XXXI. Fig. 94. un Micros-cope solaire tout monté Sc en action, si l’oneut parler ainsi. A est une piece quarrée deois ou de cuivre traversée par deux lon-gues vis I, I . au moi en deíquelles elle estattachée à la fenêtre de la chambre obscureO O.

Cette piece est percée au milieu d’un troubordé extérieurement d’un cercle 13 à rai-nure. Dans cette rainure pâlie une cordede boïau a, qui aïant fait le tour de cettepiece circulaire , fe croise fur une poulie 4de cuivre. Cette poulie a un manche 5 quitraverle la piece quarrée. Cela íert à tournerla piece circulaire B avec tout ce qui y estattaché.

A cette piece B est attaché par une dou-ble charnière K, un miroir rectangulaireplacé dans une boete de même figure. Iltourne donc avec cette piece quand on faitmouvoir la manivelle 5. Ce miroir est sou-tenu par un manche 6 de cuivre lk saisi parUn long clou H à vis. Il est arrêté dans ceclou qui passe à travers la piece circulaire ;de maniéré quel’observateur en le tirant avecun anneau de cuivre fixé à son extrémité ,peut hausser ou baisser le miroir à volonté.La piece est percée circulairement.

A ce trou ; est une lentille convexe d’en-viron deux pouces de diamètre , destinée àramasser les ratons du soleil & à les fairetomber avec plus de force fur l’objet.

Voilà toute la partie de l’instrunïent quiest hors la fenêtre exposée au soleil. Voici^explication des pieces qui font dans la 1chambre. Au milieu de la piece circulaire estadapté derrière la planche un tuïau de cui-vre C couvert ordinairement de chagrin.Ce tuïau entre à vis dans cette piece. Il sertd étui à un tuïau de cuivre D , qui 11’estpas couvert Sc qui peut s’enfoncer dans cetétui, ou fe retirer plus ou moins selon lebesoin.

E est un autre tuïau de cuivre de la lon-gueur d’environ un pouce , fixé au bout duplus grand tuïau D. Sur ceiui-ci glisse unautre tuïau F qui porte le Microscope M ,cet instrument y étant vissé pour pouvoir lede faire quand on a fait l’observation.

lîn écran Z placé au foïer, en quelquefaçon, d’un verre concave y reçoit la lumièreque réunit ce verre. C’est dans ce cercle delumière qu’est representé l’objet placé dansle Microscope. Et voici comment.

Ujage du Microscope solaire. La chambreétant bien fermée , & les choses étant dis-posées eu JL’ctat ost h figure les rcprefçmc,

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Sc suivant ce que je viens de dire, on fairtourner le miroir C selon l’élevation & lasituation du soleil , avec la manivelle de lapoulie de cuivre 4, Sc on l’éleve ou on lebaille avec l’anneau 8, jusques à ce qu’ilreflechifle directement les ratons du soleil àtravers la lentille 5 fur l’écran de papier Scqu’il y forme un cercle exactement rond.Alors on arrête le miroir. La lumière passe àtravers la lentille du Microscope après avoiréclairé l’objer multiplié par la lentille , Sccet objet ainsi augmenté fe trouve peint furl'écran comme dans une chambre obscure ,tel qu’on le voit dans la figure 94. Quandà la place des objets, lorsqu’ils ne font pasvivans, on doit les placer à un pouce dedistance ( ou environ J en dedans du foïerde la lentille convexe 5 ; mais cette distancedoit être moindre pour les objets vivans ,fans quoi ils feroient bien tôt morts.

U faut avouer que ce Microscope est très-curieux , très amusant Sc infiniment propre àfaire des découvertes dans les objets qui nefont pas trop opaques. Premierement, parcequ’il represente les objets beaucoup plusgrands qu’on ne peut les avoir par routeautre voie. En second lieu, parce qu’il nefatigue pas la vue même la plus foible;parce que plusieurs personnes peuvent voiren même-tems, examiner les parties d’unobjet &C indiquer aisément les conjecturesou les découvertes qu elles y font ; Sc enfinparce qu’on peut dessiner l’objet à son aiseavec la derniere justesse ; le calquer même,c’est-à-dire , le dessiner sans savoir le dessein.Pour cela , il faut que l’écran soit d’un pa-pier mince. L’objet se peint à travers quandcela est. Attachant donc là un papier on fuirexactement les traits, fans craindre quesombre de la main n’y mette obstacle.

On doit ce merveilleux Microscope ailDocteur Liberkhun , qui le communiqua kla Société Roïale de Londres environ fan1740. Dans ce rems il étoit fans miroir, Sccette utile addition est due aux Anglois.M. Henri Baker est le seul Physicien qui aitdécrit cet instrument dans son The Micros-cope made easy , &c. qui a été traduit parle P Peçenas, Cet Auteur ( Baker) dit qu’erjgénéral les lentilles les plus propres au Mi-croscope solaire font la 4 e , la 5 e , ou la 6-,

4, Après avoir décrit les plus beaux Micros-copes Sc leur usage , je dois exposer leurthéorie , c’est-à dire, rendre raison de leurester avant que de rendre compte de cesmêmes effets. Par ce moïen , instruit de lacause, on ne sera plus*attenrif qu’àcequ’elleproduit ; & l’imaginatíon rassurée là-dessus,jouira du spectacle à observations fana