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Sc Miroir convexe.
Miroir cilindrique. Miroir qui a la figured'un cilindre. On peut prendre le plan dece Miroir ou extérieurement ou intérieure-ment au cilindre : ce qui fait deux elpecesde Miroirs cilindriques qui diffèrent conli-dérablement. Le premier eff appellé Miroircilindrique concave, Sc le second Miroircilin-drique convexe.
Miroir cilindrique concave. Le plan dece Miroir est la surface concave d'un cilin-dre. 11 a cette propriété singulière qu’il re-présente Limage d’un objet en l’air commele Miroir concave , avec cette difterence-quel’objet peut être caché : ce qui ne sautoir sepratiquer par rapport à ce dernier Miroir.Sckot rapporte dans fa Magia Catoptrica ,page lyo, que Kirker avoir repreíenté avecle Miroir cilindrique concave l'Aícension deJesus-Chrift , Sc cela si distinctement quetoutes les figures paroiíïoient suspendues enl’air. Pour rendre le spectacle plus furprenant , le P. Kirker présentoir une chandelledans la flamme de laquelle il paroiffoir qu’ilavoit le doigt. Les autres propriétés de ce Miroirfont communes avec celles du Miroir con-vexe. Vitellio est le premier qui en a parlédans son Optique , Liv. JX.
Le Miroir cilindrique convexe est forméde la surface convexe d’un cilindre. Ce Miroir change considérablement les objets.Quand on se regarde dans ce Miroir de telleforte que son axe soit parallèle à la longueurdu visage , le visage devient étroit Sc long.Au contraire , il paroît large Sc plat lorsqueTaxe est parallèle à la largeur du visage. Lapropriété essentielle de ce Miroir est de re-dreííèr des objets déformés. ( Voler ANA-MORPHOSE & CRATICULE. )
Miroir conique. Miroir dont le plan est uncône. II est ordinairement de métal. Selonla longueur ce Miroir a la propriété d’unMiroir plan , & suivant sa largeur celle d’unMiroir sphérique. Or les Miroirs plans re-presentent les objets dans leur grandeurnaturelle, & les Miroirs sphériques lesrendent d’aurant plus petits que leur dia-mètre est moindre. D’où il fuir, qu’u n Mi-roir conique ne peut que rendre très-diffor-me les objets , selon qu’on les presenre.Ainsi en y regardant de façon que l’axe duMiroir soit parallèle à la longueur du visage,on aura la tête pointue Sc le front étroit, aulieu qu’aux environs de la bouche le visagereste dans fa largeur naturelle. Y regarde-t-onde maniéré que saxe soit parallèle à la lar-geur du visage ; alors le vilage reste large& s’applatir. On dessine des ligures diffor-mes , qui parodient dans leur juste prepor-
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tion , vues du sommet d’un Miroir conique.
( roui ANAMORPHOSE Sc CRATI-CULE. )
Miroir elliptique. Ce Miroir a la figured’un sphéroïde elliptique. La constructionde ce Miroir est très difficile. J’en ferai con-noître un jour la difficulté. Sa propriété estde réfléchir les raïons de lumière d’un foïerà l’autre. On n’a pas encore fait beaucoupd’attention à ce Miroir qui en est digne.
Miroir hyperbolique. C’est un Miroir àonx.le plan est celui d’un conoïde hyberbolique.Ce Miroir a certe propriété, qu’il réfléchitles raïons de lumière parallèles à son axe,selon la propriété de ce Miroir. ( Voie?HYPERBOLE. ) Voilà tout ce qu’onconnoît jusques à présent de ce Mi-roir.
Miroir parabolique. Il n’y a rien de par-ticulier fur ce Miroir , dont le plan est ce-lui d’un conoïde parabolique, si ce n’estqu’il a la même propriété du Miroir ardent.
( Vowi MIROIR»ARDENT.)
MIROIR ARDENT. Miroir ou généralementverre qui réunit tellement les raïons du so-leil à son foïer qu’il brûle ce qui s’y trouve.Les Miroirs Sc les verres concaves ont cettepropriété. D’où il fuit qu’on peut formerun Miroir ardent d’un verre concave & d’unverre convexe d’un côté oc plan de l’autre jen couvrant le côté convexe d’une feuillede papier. On en fait auísi de verre, de mé-tal , de papier , de plâtre , de bois , de feuil-le , Sc ce qui est encore plus extraordinairede glace ( Voie^ CONGELLATION ) -, maison n’a pas encore pu en faire de marbre.M. Boile a tenté à cet égard toute forte demoïens fans en venir à bout. On ignore letems ou cette propriété des corps concavesa été connue. Il y a donc deux fortes deMiroirs ardens. Les uns de métal agiifencpar réflexion , Sc les autres de verre brûlentpar réfraction. Il semble que les Anciens enfa isole n t usage. Dans la premiere scene dusecond Acte de la Comédie des nuées d ’A-riflophane , Strepifiade , l’un des Acteurs dicà Socrate qu’il a trouvé une pierre qui ledispensera déformais de p aïe r ses dettes.Quand on me presenrera mon obligation,dit-il, je presemerai cette pierre au soleilsur mon billet, Sc je fondrai la cire fur la-quelle est l’empreinte de ma dette. Seroit-ce un Miroir ardent que cette pierre ? 11 y atoutlieu de le penser ; car on ne connoîtpointd’autre maniéré de fondre la cire au soleilavec tant de promptitude. Quoiqu’il en soit,le plus ancien Miroir ardent dont il soirfait mention dans l’histoire est celui d ’Ar-chimtde. Et si ce Miroir est tel qu’on le dit,