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Tome second.
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ves, ou une breve trois demi breves, ouenfin une demi-breve trois minimes.

Mode II. Mode mineur par fau. La maxi-me valoit ici deux longues; Une longuedeux breves, ou une breve trois demi-breves , ou une demi-breve deux minimes.

Mode III. Mode majeur imparfait. Ce* Mode marquoit que la maxime ne valoit quedeux longues, ou une longue deux breves,ou une breve deux demi-breves, ou unedemi breve trois minimes.

Mode IF. Mode mineur imparfait. Onconnoît aujourd’hui ce Mode tous le nomde Mode commun , à cela près qu’on necompte que deux minimes dans une demi-breve , 8c qu’anciennement ce Mode encomprenoic trois. Nous en tenant à notre fa-çon au Mode commun substitué au Mode mi-neur,feux longues font une maxime ; deux bre-ves une longue ; deuxdemi breves une breve,8c c. Si l’on procede toujours de même jus-ques à la plus petite note, on trouvera qu’unemaxime vaut deux longues , quatre breves ,huit demi-breves , seize minimes, trente-deux croches, ou foixante-quatre demi-cro-ches, &c.

L. Outre ces Modes de tems, cinq autrescroient admis qui avoient rapport au ton.Les anciens Grecs en faifoient usage ; 8c lesLatins les appelloient Tons. Par ces Modesles uns 8c les autres le propofoient de mon-trer fur quelle clef étoit un chant, 8c lerapport que les diíferentes clefs avoient l’uneà l’autre.

On distinguoit ces Modes par les noms desdifférentes Provinces de la Grece, où ilsfurent inventés, comme le Dorique , leLydien , l’ Ionique , le Phrygien 8c YEo-lien.

Le Mode Dorique confistoit en notes quise chantoient lentement. Il étoit destine dexciter les personnes voraces 8c peu dévotesà la sobriété 8c à la piété.

Le Mode Lydien étoit d'usage dans laMusique grave & folemnelle. Les tons encroient lents ; & c’étoit dans ce Mode quel’on chantoit les Hymnes sacrées 8c les An-tiennes.

Le Mode Ionique convenoit à une Musi-que plus legere 8c plus molle, comme àdes chansons tendres , amoureuses , ougaies, à des sarabandes, à des courantes, àdes gigues, &c.

Le Mode Phrygien étoit une efpece deMusique martiale , propre aux trompettes,aux, haut bois Lc aux autres instrumens sem-blables , capables d’inspirer le goût des en-treprises périlleuses ou des exercices mili-taires.

M O D

Le Mode Eolieri étoit doux, enjoué Sidélicieux. Il moderoit l’imporrunité despallions par la variété de ses Ions gracieux »8c par son harmonie mélodieuse.

Ces Modes se distinguoient en plagaux 8cen autentiques par rapport à la division de1 octave en fa quinte 8c en sa quarte. Quandon fait entendre louvent dans un chant leson qui est une quinte au-dessus de la plusballe corde du Mode , diviíée harmonique-ment, le Mode est un Mode autentique. litquand on bat le Ion qui n’en est éloigné qued’une quarte, c’eft un Mode plagal.

MODELE. C’est la reprefentation d’une figureou d’un problcme géométrique ou astrono-mique par des lignes sensibles, ou autre-ment par une échelle. On dit Faire des Mo-delés quand on imite en figures géométri-ques tous les corps donnés suivant leur par-ties extérieures. Cet efpece d’art est utile àceux qui veulent apprendre les Mathéma-tiques. On leur en donne des principes avecles cinq corps réguliers platoniques: on tirede là des conséquences pour fane des Mo-dèles de diffei entes eípeces qu’on veut ap-pliquer aux arts.

MODILLONS. Terme d’Architecture civile.Ce font de petites conloles renveríées fousles plafonds des corniches Ionique ,Corinthienne 8c Composite , qui répondentau milieu des colonnes. Les Modillons lonttoujours affectés à Tordre Corinthien , oùils font toujours enrichis de sculpture. L’or-dre Ionique 8c Composite en a : mais ilsy font simples , fans ornemens, aïantrout auplus une feuille par-dessus. ( Vole^ ORDRE.)

- Il est des Architectes qui veulent qu’onen fasse usage dans tous tes Ordres. Vitruve8c Goldman , fans s’arreter fur cette pré-tention , ne veulent point qu’on en mettedans les frontons. La raiíon qu’ifs en don-nent est , que les Modillons représentant lesbouts des chevrons , ils ne peuvent êtrevus à Tendroit des frontons, où les che-vrons parfissent de côté.

MODULE. On entend par ce mot en Archi-tecture civile une mesure d’une grandeurarbitraire, qui sert à donner les dimensionsconvenablesaux parties d’un bâtiment. Cettemesure est ordinairement déterminée par lediamètre inférieur des colonnes ou des pi-lastres. Les Architectes s’accordcnt presquetous fur ce point, mais ils font très-partageslur la grandeur de cette mesure. Vitruycprend régulièrement pour Module le dia-mètre de la colonne dont Tcpaisseur estégale dans tous les ordres, excepte le Dori-que , où le Module est le raton de la co-I lonne. ( Arch. Liv. IV. Ch. 13 .) Palladio 8c