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Tome second.
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possible ici. L’affociation ne peut produirequ'un être composé , Sc de la dillociationpou siée à son dernier période , il ne relul-tera jamais que des êtres íîmples qui exil-toient déja dans le compose. Donc ils nonepas été produits, par cette dillociation. Parconséquent un être simple ne peut venird’un être composé. Où est donc la railonsuffisante de ces êtres des Monades ? DansDieu, répond M. Leibnit ç. Le Tout-Puis-sant n’a pû créer l’érendue, fans créer au-paravant les êtres simples ; car il faut queles partiescompolantes existent avant le composé. Et comme ces parties ne font plusrésolubles dans d’autres , leur raison pre-miere doit se trouver dans le Créateur.

Telle est la derniere conclusion qui ter-mine le grand système des Monades. Qu’enrélulte-t-il de ce système ? En connoilfons-nous mieux les élemens des corps? Un êtreétendu est composé d’êtres non étendus.Je lai déja demandé. Qu’est-ce qu’un êtrenon étendu , qui n’a ni grandeur, ni figu-re , ni sensibilité , Sc dont, suivant M. Leib-nit £ , on ne peut se former aucune idée ?Ce n’est point un corps. Est-ce un esprit ìMais un esprit, Sc plusieurs esprits joints,ensemble, de quelque façon qu’on considérél’esprit, tel qu’on le dépeint, ne formêTontjamais une matière. Qu’est-ce donc ? On n’enfait rien. Quoi 1 seroit-ce ici un pur jeu deMétliapliysique ? Gardons-nous de manquerd’égards pour les idées d’un grand homme.Examinons les preuves de la nécessité deces êtres, Sc bazardons un sentiment à cetégard.

. Il s’agitde savoir comment Sc pourquoi uncorps est étendu,ou pour mieux dire, la raisonsuffisante de son étendue ; je m’expliqueplus vulgairement. Il s’agit de connoître lesclemens de la matière. Suivant Leibnit ç cesélemens lotit des êtres simples ou non éten-dus , & il ne peur pas y en avoir d’autres.J’ose m’inícrire en faux contre ce senti-ment. Comment ! est-ce que les élemens descorps ne peuvent pas être matière, fansêtre corps eux-mêmes en quelque façon. Jeveux dire; un corps ne peut - il pas êtrecomposé de parties ou de matière tellementdéliée, que leur étendue , c’est-dire leurlongueur, leur largeur, & leur profondeurcoïncident Sc ne forment plus qu’une feuleétendue composée de trois autres ? La lon-gueur de ces élemens , leur largeur Sc leurprofondeur seront réunies en un point. Lemilieu d’un élement formera en meme-tems (a longueur, fa largeur Sc fa profon-deur, Sc joindra ou atteindra aux limitesde ces trois étendues. De façon qu on ne

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pourra toucher à aucune des extrémités dece corps, lans toucher (on centre , fans lfeprendre lui même. Ce corps fera indivisible,parce qu’il n’aura point de milieu , le mi-lieu étant tout a la fois Lc lui-même 8c lesextrémités. Séparer le corps , c’est l’anéantir.Plus on fera attention à ces parties des corpsSc mieux on s’appercevra qu elles en fontles élemens. Mais diront les Leibnitienspour avoir une raison suffisante de l’cten-due d’un corps, il faut remonter à des êtresqui ne soient pas corps. Ou comme le mocde corps pourroit faire ici quelque équivo-que , expliquons la choie d’une maniéréplus générale. Pour avoir l’élement de lamatière, il faut Remonter à un être qui neloir pas matière. Or mes petits êtres fontune matière. Donc ils ne peuvent être lesélemens de la matière. Ce font ici des ef-peces d’atomes qui ne satisfont pas plus àla question que ceux d 'Epìcitre , comme ona vu ci-devant. Ceci roule, à le bien pren-dre , fur une question de mots. Pour ne pasnous écarter , entendons s avec M. Leibnit {)par matière ce qui est large, puis long , en-suite profond ; car c’est ì’étendue multipliéepar la force ‘d’inertie. Mais mes élemensne sont point cela successivement. Cestrois étendues font contigues, & c’est encette contiguité que consiste leur essence.Deux de ces élemens font un corps, parcequ’ils composent alors trois dimensions,formant deux extrémités de quelque façonqu’on les considéré étant unis, dont le pointde jonction ou d’union est le milieu.

En général tout ce qui a un milieu vérita-ble a trois dimensions. Mais ne font-ce pasici les arômes de Mo/chus ou de Platon ?Non (ansdoute. Ces Philosophes admettoiencune étendue dans leurs élemens des corps,c’est-à-dire , dans leurs atomes. Ainsi lesélemens des corps éroient des corps même ,pris suivant route la signification de ce terme,avec certe différence que les atomes étoiencindivisibles. Ici les élemens des corps n’ontqu’une dimension au lieu que les corps enont trois. Et voilà toute la différence qu’ily a entre les atomes , les corps Sc mes éle-mens de la matière. Mais enfin ces élemensfont matière, Sc pour avoir ceux de la ma-tière, il faut remonter à quelque chose quine loir point matière; de même que pourrendre raison de la possibilité d une montre,il faut remonter à quelque chose qui ne soiepas montre. Je me luis déja expliqué fur cemorde matière, Sc j’ai fait voir que mesélemens n’en font pas en quelque forte , sil’on entend par matière tout ce qui a troisdimensions séparées, comme M. Leibnit £