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ses principes. ( Voìei FLUXION. )MON
MONADES. Quelques Géomètres appellentainsi les nombres compris depuis i jusquesà 9 . On les appelle autrement Unités.
Monades. Terme de Physique, ou plus gé-néralement de Mathématique. C’est ainsique M, Leibniti appelle des êtres simples,c’est-à-dire , des parties non étendues, dontil suppose que les corps lont composés.Existe t-il de telles parties ? Et ces partiesfont-elles nécessaires pour former un corps ìVoilà les deux points lur quoi font fondéesles Monades , 8c ce qui leur adonné l'ètre.Développons cette question. Quoique Mé-taphysique en apparence, elle tient trop à laPhysique, puifqu’elle rend raison de reten-due de la matière, pour la négliger. D’ailleurson a tant écrit (ur les Monades , le systèmede M. Leibniti a tant fait de bruit, & lesujet par lui-même est fltlélicar 8c si impor-tant , que je vais faire une forte de débau-che Physique, en l’analyfant ayeç toutel’attention dont je fuis capable.
1 . Tous les corps font étendus en longueur,largeur 8c profondeur. Pourquoi ? Cette de-mande ne doit point surprendre. SuivantM. L eibniti , rien n’existe sans une raisonsuffisante, c'est-à dire» sans une raison quidétermine son existence. Détendue dans lescorps a donc fa raison suffisante par laquelleon peut comprendre comment 8c pourquoielle est possible. Or la question est de trou-ver cette raison, Avant Leibniti on disoitque le corps avoit de l’étendue, parce qu’ilétoit composé de petites parties étendues.En admettant la raison suffisante , cette rai-son n’en est pas une, 8c dans le fond ellene dit autre chose , si ce 11 ’est qu'u n grandcorps est composé d'atnres petits corps. Carces petites parties étendues font de vérita-bles corps. Et pourquoi sonr-ils étendus ?Dira-r on que ces petits corps font composésde petits corps ? La question revient toujours 8c réellement la réponse est ridicule.Quelle est donc la raison suffisante de l’é-tendue d’un corps , 8c en quoi consiste son.étendue ? C'est , répond M. Leibniti , unêtre non étendu , sans parties , en un mot ,un ctre simple qu’il appelle Monade. Lescorps ou les êtres composés, existent, parcequ’il y a des êtres simples, non étendus ,des Monades. Comme l’imagination a de lapeine à se representer un corps composéd’êrres simples, qui n’ont point d’érendue8c dont on ne peur se former par conséquentaucune idée , les Partisans des Monades tâ-
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chent de la rassurer par une comparaison qneje ne dois pas paílèr fous silence. Ils suppo-sent que quelqu’un demande pourquoi il ya des montres , 8c ils font sentir combienpeu satisfaisante est cette réponse, C’eftparcequ il y a des montres. Le seul moïen , seloneux, de donner la raison suffisante de lapossibilité d’une montre , c’eft de faire voirqu’il y a des choses qui ne font point mon-tres , 8c que ces choses qui font le ressort,*les roues , les pignons, la chaîne, 8cc. étantcombinées , arrangées d’une telletmaniere ,composent une montre. Donc, concluenr-ils,pour trouver la raison suffisante d’un êtreétendu , il saur remonter à des êtres nonétendus, à des êtres simples, de même quela raison suffisante d’un nombre composéne peut se trouver que dans un nombre noncomposé qui est l’uniré. Voilà donc les Mo-nades démontrées, & d’une nécessité ab-solue.
Arrêtons-nous ici un moment. Pesons &les raisons 8c les preuves de M. Leibniti. Uncorps n’est étendu que parce qu’il est com-posé d’crres non étendus. Mais qu’est-cequ’un être non étendu? Est-ce une matière?Observons avant que de satisfaire à cesquestions, que M. Leibniti refuse les atomesou les parties insécables de la matière pourdes. êtres simples, parce que ces parties,uoique physiquement insécables font éten-ues. Qu’est-ce donc encore une fois unêtre non étendu ? Hans répondre directe-ment à cela , M, Leibniti explique ainsi lesêtres simples.
Puisque ces êtres n’onr point de parties,aucune des propriétés qui naissent de la com-position ne sauroient leur convenir. Doncpremierement n’étantpoint étendus, ils fontindivisibles. En second lieu , ils n’ont pointde figures , car la figure est la limite de l’é-rendue. Donc un être simple qui n’a pointd’étendue n’a aussi point de figure. Pour lamême raison, les êtres simples ou les Mona-des , n’ont point de grandeur. Ils ne rem-plillent point d’espace , 8c n’ont point demouvement intime ; parce que toutes cespropriétés conviennent au composé,an corps,à ce qui a de l’étendue. Quelle disterenceentre les êtres composés 8c les êtres simples?Ceux-ci ne peuvent être ni vus, ni touchés,ni être sensibles à l’imagination par aucuneimage. Il y a plus , 8c la surprise n’est pointencore à son terme. Un être simple ne peurêtre produit par un être composé. La raisonde cela est bien claire, Tout ce qui peutprovenir d’un composé naît ou d’une nou-velle association , ou d’une nouvelle dissocia-tion de ses parties. Aucun de ces cas n est