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MON
Ceci est le point de vûe général d’une Mon-tre. Entrons dans le détail 8 c examinonscette petite machine si utile, si fort enulage, 8 c que peu de gens connoistent bien..Afin de proceder ici avec ordre, je vaisi°. décrire une Montre 8 c en donner lathéorie. J’expoferai en íecond lieu lesmoïens pour juger de la bonté d'une Mon-tre, 8 c pour la regler, &je finirai par f histoirede cet automate. »
Une Montre ordinaire , qui marque lesheures &c les minutes, est composée de 13pieces ; i° d’un barillet; d’une fulée ;3 0 d’une roue à longue tige; 4 0 d’unepetite roue moïenne ; 5 0 d’une roue appel-lée roue de champ ; 6 ° d’une roue verticalenommée roue de rencontre 1 , 7 0 d’un balancier ;8° d’une chaîne, & 9 0 de f pignons attachésaux arbres de chaque roue. Ces pieces fe pla-cent fur une plaque ronde , de la maniéré queles Figures toi, & 103 ( Plan. XLIV. ) les re-présentent. Dans la figure 101 les piecesfont vues horifontalement, c’est-à-dire à■vûe d’oileau ; &c elles font de profil dansla figure 103. Celle ci repreíente une Montreouverte , dont on a ôté la platine supérieu-re, c’est-â dire , cette partie de la cage danslaquelle elles fe meuvent. A est le barillet,( Voiei les figures 101 8 c 103 où la mê-me lettre indique la même piece. ) B laroue de la fusée ; G la roue à longuetige , ( celle-ci est au centre de la plaque )C la petite roue moïenne ; D la roue dechamp ; E la roue de rencontre, 8 c I lachaîne.
Le barillet est une efpece de tambour danslequel on enferme un relsort K ( Fig. 104.Planche XLIV. ) en spirale , contraint autourd’un axe en fermé dans cette piece. Au ba-rillet est attachée une extrémité de la chaîne.Elle y est entortillée quand la Montren est point en mouvement. L’autre extrémitéde la chaîne tient à la fusée qui est unepiece maslìve dont la forme est conique , &qui est armée de 48 dents. Ces dents engrai-nent dans le oignon de la roue G qui occupele centre , appelles Roue à longue tige. LaFigure 105 Planche XLIV. repreíente ceprofil du rouage 8 c les lettres qui-marquentles pieces des figures précédentes , les indi-.quenr ici de même.
J’ai joint, a 1 exemple de M. Thiout, leplan des roues rappelées par des points auprof’ ìuquel elles appartiennent , désignantces roues &: ces pieces avec de petites let-tres seml-lihles aux grandes de leur profil.Le premier pignon P a 11 dents. Il faitfaic tourner la roue a longue tige G, appel-lée aijïlî rouf da minutes , qui a 34 dents.
Tome II.
MON 177
De celle-ci le mouvement fe communiqueà la roue moïenne C par l’engrainage qu’ellefait dans un pignon de 6 , fixé à ï’arbre decette roue. Cette petite roue a 48 dents , 8 celle engraine dans un pignon de 6 de laroue de champ D, qui a 48 dents. Dans sonmouvement elle engraine dans un pignon de6 de la roue de rencontre E , 8 c cette roueheurte, s’engage, s’échappe dans les palet-tes de lechappement ; d’où vient la régula-rité du mouvement par les vibrations dubalancier. ( Voiei ECHAPPEMENT & BA-LANCIER.)
Telle est toute la disposition du mouve-ment d’une Montre. Mais pourquoi toutesces roues, tous ces pignons ? C’est pour rai-lentir l’eftort de lapuistaneequi est le reílorr,8 c pour modérer la rotation de la roue à lon-gue tige , nfin qu’elle ne faste son tour qu’enune heure. Ce tour là n’a lieu que quandles autres roues ont frit le leur , 8 c qu’ellesont fait faire un certain nombre de vibra-tions au balancier. Déterminons ce nombre8 c calculons le mouvement de ces roues sui-vant leur pignon.
La roue à longue tige ou des minutes a54 dents ; elle fait ou doit faire un tour parpar heure 8 c elle engraine dans un pignonde 6 de la seconde roue , qui est la moïenne.Cette roue fait donc autant de tours que laroue des minutes en fait faire au pignon ,c’est-à-dire 9 , parce que 6 est 9 fois dans54. Comme elle a 48 dents 8 c qu’elle en-graine dans un pignon de 6 appartenant £la roue de champ , celle-ci fait donc 8 toursquand l’autre en fait un , le quotient de 48par 6 étant 8. Mais la roue moïenne a déjatourné 9 fois quand la roue à minutes a faitun seul tour : la roue de champ aura doncfait 71 tours pour un de cette derniere roue.Calculant ainsi Je mouvement de la rouede rencontre produit par celui de la roue dede champ de 48 dents , qui y engrai-ne dans un pignon de 6, on aura d’a-bord 8 tours pour un de la roue de champ;8 ç comme celle-ci en a 71 pour un de laroue des minutes on aura 37 6. Les dentsde la roue de rencontre font au nombre de13. On double le nombre, parce que l’of-cillation du balancier forme deux vibra-tions. Multipliant enfin 576 par 30, vientau produit 17180, nombre absolu de tours8 c de vibrations que fait l’engrainage dansune heure.
Sans quitter cet examen , voïons com-bien la puistance est altérée par le rems quedemande un si grand nombre de mouve-mens.
J’ai dit quç dans le barillet ou tambour
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