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Tome second.
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est enfermé un ressort plié autour d’un ar-bre, Sc attaché par un bout à une chaîne quiest entortillée autour de la futée. Ce ressortcn se débandant tire la chaîne, fait tournerla fusée , Sc de-là , comme on a vû , toutesles autres roues. Certe traction est mêmeforte lorsque le ressort commence à agir,nuis elle diminue \ cette diminution est juste-ment compensée par la figure dc la fusée.(Voie^ Fusée. ) Ainsi nous pouvons la re-garder comme constante. Cela posé , lexeílort qu’on emploie dans les roues ordinai-res tire 2.Ç onces, c’est-à-dire 14400 grains.Cette force est d’abord réduite à la moitiépar la forme de la fusée. Elle est telle , cetteforme, qu’elle ne donne que la moitié de laforce que donneroit la roue où elle est at-tachée ; Sc cela dépend de Ion diamètre.11 ne reste plus que 7100 grains pour la forcedu ressort. La roue de la fusée faisant quatretours par heure , aïant 48 dents Sc en grai-llant dans un pignon de 11, ne peut com-muniquer à la roue des minutes que ^ de faforce , parce que 12 est le ^ de 48 : autant dediminué fur le ressort qui n’a plus que i8aode force de 7100 qu’il en avoir tout à l’heu-re. Par la même raison cette roue des minutesne communique à son tour que le neuvièmede la force qu’elle a , aïant 54 dents & en-grainant dans un pignon de 6. Voilà doncun neuvième qu’il faut rabattre de 1800Ce nombre divisé par 9 donne 20c au quo-tient , valeur de la force communiquéeà la roue moïenne. Celle-ci aïant 48 dentsSc un pignon de 6, ne donne que la hui-tième partie de celle qu’elle a reçue : vientdonc 25 pour la roue de champ. Enfin cettederniere roue qui a 48 dents Sc un pignonde 6 ne communique encore que le j de faforce à la roue de rencontre. Le 8- de 25est 3 Sc une fraction. 11 n’y a donc de forcecommuniquée au balancier que la valeurde 3 grains. Cette force est bien peu consi-dérable. Audi un simple cheveu , une legereordure peut faire arrêter le mouvementd’une Montre. C’est par cette raison que M.Sul/i recommande de n’ouvrir jamais lesMontres que dans des cas nécessaires.

Après cet examen, on comprend com-ment une Montre peut marquer les minu-tes , pourvu qu’on modéré tellement l’essortdu ressort, qu’il salle faire le nombre desvibrations que nous avons déterminé ci-devant. On appelle cette modération rtt>Urla Montre , Sc nous verrons comment celafe fait. Voïons auparavant de quelle ma-niéré on fait usage de cette mécanique pourmarquer les heures. Si jusqu’ici nous n’avonsparlé que des minutes, c’est qu’elles font le

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fondement des heures, qui n’fcst qu’unepue addition. Justifions notre conduite,dans laquelle nous avons toujours eu envue le soulagement du Lecteur.

La figure 107 ( Planche XLIV. ) reprefentele cadran d’une Montre avec l’aiguille desheures Sc celle des minutes j Sc la figure106 est le revers du cadran avec les rouesSc pignons nécesstires pour faire mouvoirces aiguilles. A cette fin on place à frotte-ment lut la tige de la roue des minutes ,un canon qui porte l’aiguille des minutes.Ce canon étant par ce moïen attaché à cetteroue, lait son tour en une heure. 11 porteun pignon de 12 dents qui occupe le cen-tre de la platine , Sc il engraine dans uneroue C appellée Roue de renvoi , garnie de;6 dents. Comme 5 fois 12 font 5 6 , ellefait ion tour en trois heures. Au centre decette roue est placé fixement un pignon de10. Celui ci engraine dans la roue DD,dont le centre est le même que celui dupignon P. Cette roue a 40 dents. Moïen-nant quoi elle fait ion tour en une heure,parce que la roue de renvoi faifaat un touren ; heures, par conséquent 4 en 12 heu-res , la roue D D , qu’on nomme Roue decadran fera le lien en une heure, le pîo-duit de 4 par 10 étant 40, nombre desdents dc cette roue. Et voilà comment laMontre marche , Sc marque les heures Scles minutes. Voici de quelle façon on régléle ressort pour exécuter tout cela.

Il s’agit de développer ici les parties dela platine inférieure , celles qui fie prefenrcn.tquand une Montre est ouverte. On voir dansles deux figures ic8& 109 ( Planche XLV. )le dessus Sc le revers. La figure 108 est lerevers , c’est-à-dire , ce côté qui est en dedansde la Montre , Sc qui soutient les roues. Laroue de rencontre y paroît. Elle est portéepar la potence dont on voit le plan. C’est unespece de cocq posé perpendiculairement lurcerte platine , Sc qui soutient la verge dubalancier pour former l’échappement. Cettepotence est composée d’une coulisse , ( c’estcette coulisse qui porte la roue de rencon-tre ) disposée de maniéré qu’elle agit enligne droite au moïen d’une vis , placée àcôté. Une afiìere, qui entre dans un cran faità la coulisse , joint fur la platine où elle estarrêtée avec une vis.

Cette platine offre encore une piece L ,qui a la forme d’un petit lévier fans en avoirl’ufage. Il est retenu éloigné de la platinepar le ressort R. L’ufage de certe piecenommée arrêt de la fusée ou garde chaîne ,est d’empêcher qu’on ne casse la chaîne enmontant la Montre , quand on est venu au