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Tome second.
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loigne du soleil dans un tems donné. Il estnécessaire de connoître ce Mouvement pourcalculer les éclipses, ou plutôt pour le calculde la nouvelle Sc de la pleine lune. On el-tifne ce Mouvement par un arc de l éclipti-que , compris entre le lieu moïen du soleilêd le lieu moïen de la lune.

Mouvement de latitude de la lune. Mou-vement avec lequel la lune s’éloigne de latète du dragon, Lc en général du nœudascendant. On doit connoître ce Mouve-ment pour la latitude de cette planète.

Mouvement. Terme d’Horlogerie. Assem-blage de toutes les parties d’une montre ,d'une horloge, ou de route autre machineen Mouvement , qui répond au bue de laconstruction d’un automate.

MOUVEMENT PERPETUEL. Problème deMécanique qu’on énonce ainsi: Trouver unemachine tellement composée qu une sois qu ellea été en mouvement elle y perjevere tou-jours , jusques à ce que la matière dontelle efl construite Je consume , ou que sa flru-clure Joit altérée. La construction de cettemachine demapdc donc qu’il n’y ait riend’excérieur ni d’étranger qui contribue auMouvement de la machine : mais quellecontienne en elle même les raisons de sonMouvement , Sc que ct Mouvement se conrintie tant que dure la machine. Par con ti-quent il faut que ce qui constitue la forcemouvante , soit d’une nature à ne pouvoirerre changé aisément. Les conditions duproblème ainsi exposées , quiconque a dugenie, beaucoup de rems à perdre Sc de 1 ar-gent de reste, peut en tenter la solution.Ceci est pour les Mécaniciens , ce qu’est laquadrature du cercle , la trisection de sangleSc la duplication du cube pour les Géomè-tres ; les longitudes pour les Marins; lapierre phiiosophale pour les Chimistes Scla Médecine universelle pour les Médecins.De cette comparaison on juge aisémentquelle gloire est attachée à la découverte duMouvement perpétuel , fans parler des récompenses réelles. Aussi un grand nombre deMathématiciens Sc de Non mathématiciens,fe (ont donnés de tout tems des peines in-finies, Sc ont fait des dépenles considérablesdans fa recherche. Gajpar Schot, dans faTechnica curiosa , Liv. X. Part. pag. 731 ,donne la description de plusieurs inventionsà ce sujet, dont la plupart sont extrava-gantes. On en trouve encore un grand nom-bre dans le Magiflerium naturce & artis deFrançois de Lanis. Je ne crois pas devoirm'arrêter fur toutes ces vaines machines ,dont le détail elt nulsi peu amusant qn’ins-tructif. Seulement je donnerai une idée de

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la maniéré ingénieuse dont Simon StevlnSc Jean Bernoulli avoient conçu le Mouve-ment perpétuel. Le premier, après avoir prou-vé l’équilibre de deux poids fur un planincliné , en supposant par forme de postu-lé , que le Mouvement perpétuel est impossi-ble , démontre que la chose étant touteautre que la démonstration qu’on a donnéede ce théorème , ce Mouvement si désiréseroit possible. Cela veut dire, que SimonStevin se sert ici de la combinaison d’uneproposition avec le Mouvement perpétuel dela même maniéré que les Géomètres fefervent de la combinaison d’une propositionavec quelque chose d’impossible ou avecune absurdité. Et ce Mouvement est selon luidans la Mécanique autant qu’une partie quiest égale au tout dans la Géométrie. ( Foïe^les Elementa Jlatic. L. I.Prop. 19.)

M. Bernoulli s’explique plus clairementfur le Mouvement perpétuel. Il procede mê-me à fa découverte ; & en lui donnant cequ’il demande il y parvient. Ces demandesfont deux liqueurs de différente pélànteurqui puissent se mêler; 2 0 un filtre qui netransmette que la plus legere ; Sc j? unvasecilindrique Sc un tube donc les hauteurssoient en raison du poids respectif des li-queurs. Cela posé , il place le tube dans levase cilindrique Sc y verse les deux liqueurs.Or par la construction la liqueur la plus lé-gère , qui feule peur être filtrée, monteradans ce tube, Sc comme plus legere , elles’élevera au-dessus du niveau de la sommedes liqueurs , asm de se mettre en équilibreatec la plus pesante. Elle sortira par cemoïen du tube , Sc viendra se mêler denouveau avec l’autre liqueur. Comme l’é-quilibra ne pourra jamais subsister , le tubeétant trop court pour que la liqueur monteassez haut , cet écoulement sera continuel.Et voilà le Mouvement perpétuel découvert.

( Bernoulli Opéra , Tom. l.pag. 40.)

M. Jacques Bernoulli prétend que leMouvement perpétuel est impossible. M. Leib-«ï/^ne s’éloigne pas de cette pensée. 11 est vraique si l’impoísibilité de ce Mouvement n'estpas démontrée géométriquement, elle l’estbien physiquement. En effet, pour l’exécu-ter , il saur trouver un corps exempt defrottement, doué d’une force infinie quilui fît surmonter les résistances qu’elle éprouveSc repecées à chaque instant, Sc que cesrésistances ne l’épuisaísenr jamais. Si cepen-dant malgré tous ces obstacles quelqu’unvouloir s’obstiner à courir après le hazardde cette découverte , il doit être en état defaire le calcul de la machine qu’il médite,Sc d’examiner les distances des forces eni-