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Tome second.
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2.04 N E G

pâle , obscure, qu’on ne découvre que parle secours de bons télescopes, 8c qui parois-se n r un amas de petites étoiles.^.ETQILE.)

N E G

NEGATIF. Epithete que les Algébristes don-nent à des quantités précedéeí du signemoins ou Négatif, & qui font au-detíous dezero.

N E O

NEOMENIE. Terme de Chronologie. C’estle jour de la nouvelle lune. Les Néommìtssont d’un usage indispensable dans le calculdu Calendrier des Juifs qui leur donnent lenom de Tolad.

N 1 S

NISAN. C’est chez les Juifs 8c les Syriens leseptième mois de l'année. Les Syriens luidonnent ;o jours.

N I V

NIVEAU. Instrument qui sert à trouver uneligne horisontale Sc à la continuer autantqu’on le juge à propos , afin de déterminerpar ce moïeri le vrai Niveau , pour la con-duite des eaux , pour rendre les rivières na-vigables , pour lécher des marais ou desfondrières , 8cc. Le Niveau étoit connu desAnciens. Fitruve , Liv. FIIl. Ch. 6. en rap-porte trois dont ils faisoient usage ; le pre-mier nommé par lui Dioptrae\ le íecondLibra aquaria , 8c le troisième Chorobates.De ces trois instrumens , Fitruve ne décritque celui-ci parce qu’il le préféré aux deuxautres , de forte qu’on ignore en quoi con-sistoit la forme de ces Niveaux. M. Perrault ,dans Ion Commentaire (ur Furuve , penseque le Libra aquaria de cet Auteur , n'étoitautre chose que le même instrument dontles Fontainiers se servent encore aujourd’huien France , qui est construit de deux réglésjointes à angles droits, & qui étant suspenduavec un anneau mobile , devient horisontalavec une des réglés par la pesanteur de l’une& de l’autre. M. Perrault n a rien dit íurl’autre Niveau appellé Dioptrae. A l’égarddu troisième jel’ai décrit sous son nom. (Foie^CHOROBATE.)

Depuis ces inventions on a bien imaginédes Niveaux. Et d'abord M. Mariotce acherché à perfectionner lcchorobate. Riccio-li , Rorner , De la Hire , Couplet , Hart^oe-ker , Hughens 8c Picard , en ont publié de |disserentes fortes. Parmi le grand nombre I

N I V

les Savans ont choisi. C’est en me confoí-mant à leur choix que je vais décrire lesplus simples & les meilleurs,r. Il y a trois sortes de Niveaux connus. LeNiveau d'eau , le Niveau d’air, Sc le Niveauà lunette. Telle est la construction du pre-mier.

Niveau d’eau. Rien n’est si simple que cecinstrument. II est composé d’un tuïau rondde cuivre recourbé fur sa longueur en A& B à angles droits. ( Planche XII. Figureno.) Dans ces deux parties recourbéesfont mastiqués deux tuïaux de verre C & D.Aïant versé de l’eau ordinaire ou coloréepar l’un des bouts jusques à ce qu’elle montedans l’autre, le Niveau est construit. II nereste qu’à le monter lur un pied comme onle volt dans la figure.

Le principe de la construction de ce Ni-veau est fondé fur la propriété qu’a l’eau dese mettre toujours de niveau. Ainsi on estsûr que deux points quelconques, qui répon-dent à la surface de l’eau dans les deuxtuïaux de verre, font parfaitement de niveau.Niveau d’air. Ce Niveau ne cede rien Xl’autre par fa simplicité. Un tuïau de verreA B( Planche XII. Figure izi.) bien droit ,d’égale grosseur 8c épailleur par-tout , ter-miné en pointe par les deux extrémités,rempli, à quelques goûtes près ,d'esprit devin , 8c enfin scelé hermétiquement par cesdeux extrémités, en fait l’affaire. Il ne s’agitplus que de monter ce tuïau dans un autrede cuivre. Lorsque la bulle d’air, qui est en-fermée, est an milieu , le Niveau est bien si-tué 8c on peut s’en servir. Si en le mettantfur une table, fur un plan quelconque, labulle monte , ce plan panche du côté opposéà son ascension. Expliquons la monture dece Niveau qui mérite quelque attention.

Le tuïau de verre A B est enchâssé dansun tuïau de cuivre CjD ( Planche XII. Figu-re m.) évasé extérieurement dans Ion mi-lieu , à la réserve de trois petits filets de cemétal qui occupent justement ce méme mi-lieu , & qui font éloignés les uns des autresde la longueur de route la bulle. Ce tuïaude cuivre est attaché à une forte réglé quiporte deux pinnules formant deux petitesfenêtres croisées par des filets de métal per-cés dans le milieu à leur jonction. Er cetteréglé s’ajuste (ur un pied avec un genou,de même que les graphometres & tous lesinstrumens de Géométrie pratique. ( FoieiGRAPHOMETRE. ) Disons cependant cequ’on voit encore dans la figure r ce fontd’abord deux vis qui tiennent le tuïau furla réglé, Sc dont l’une marquée 4 , seit à