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Tome second.
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K O M

tnençoient par le mème chifre > comme 10,200, 2000 , Sec. Les Pythagoriciens avoientmeilleure opinion du Nombre Ils lui at-tribuoient de grands mystères dont ils levantoient d’avoir la clef ; Sc ils l’appelloient1 ’ Harmonie parfaite. Un Chanoine de Per-game a recueilli les singularités qui appar-tiennent à ce Nombre. ( Poie^Pet. Bungum.deNum. mifi. ) Le /*■ ombre 4 étoit en grandevénération parmi les Disciples de Pythago-re. On prétendoit qu’il rnppelloit l’idée deDieu,Sc de sapuissance infiniedans l’arrange-ment de l’Univers. Preuve en main, ceshommes foibles, fur cet article , formoientcet argument que je ne conçois pas trop.Tous les Peuples du monde comptent jul-ques à 10 , après quoi ils recommencent &ajoutent à ce Nombre de nouvelles unités.Par-là ils établissent une seconde , une troi-sième dixaine, Sec. Le Nombre 10 est doncun Nombre universellement reconnu. Maisle Nombre 4 est le seul qui a cette propriété,joint avec les Nombres 1,2,3 qui le précédent,de former r o. Donc Sec. Satisfait de ce syl-logisme , Nicomaque appelloit le Nombre 4le Type de la Nature.

Junon qui préside au mariage protégeoit,selon Pythagore, le Nombre 5 ; parce qu’il estcomposé de 2, premier Nombre pair & detrois premier Nombre impair. Or ces deuxNombres réunis ensemble pair Sc impairfont 5 : ce qui est un emblème ou uneimage du mariage. D’ailleurs, le Nombre sest remarquable par un autre endroit ; c'estqu’étant multiplié toujours par lui-mème,c’est-à-dire ; par 5 , le produit 125 par y ,ce second produit encore par y , Sec. il vienttoujours un Nombre y à la droite du produit.On caracteriioir par le Nombre-6 la justice;en voici la raison. Les anciens Géomètresaï an t coutume de diviser leur figure en sixparties, les Pythagoriciens crurent que ceNombre étoir affecté à la pratique de cettescience infaillible. Il n’en fallut pas davan-tage pour l’attribuer à la justice qui doitrendre des arrêts furs. Aucun Nombre n’aété si bien accueilli que le Nombre 7. Jedéduis à farticle CLIMATERIQUE ses pro-priétés prétendues.

Le Nombre 8 étoit en vénération chez lesPythagoriciens fans en savoir trop la raison ;car on croioit qu’il désignoit la loi natu-relle , cette loi primitive , qui supposetous les hommes égaux. Au contraire oncraignoit le Nombre 9, qu’ils croioient très-malheureux à tous égards fans savoir pour-quoi , ( Voie^ CLIMATERIQUE. ) si cen’est peut-être a cause de sa production. Je

NOM m

m'explique. D’abord 9 est la puislânee de 3 ;car 3 x 3 font 9. En second lieu 9 multi-plié par 2 fait 18 , & r Sc 8 font 9. De mê-me 3 sois 9 font 27 , Sc 2 & 7 font 9. Leproduit de 4 par 9 est 3 6 ; or la somme de; Sc 6 est 9; ; fois 9 font 45. La sommede 4 & y est encore 9. En un mot, tousles Nombres ainsi joints 43 , 54, 36, 63,18, 81, 90, Scc. font les multiples de 9. Cen’est pas tout. 99 qui fait deux fois 9 parces deux chifres 9 Sc 9 est austi un multiplede i, 8 , ainsi que 108qui fait 10 Sc 8, c’est-'à dire 9 Sc 9, r 17 qui fait i t Sc 7, c'est-à-dire 9 Sc 9, Scc. Ces Nombres font austimultiples de 9. Enfin , Pythagore regardoicle Nombre 10 comme le tableau des mer-veilles de l’Univers, contenant éminem-ment les prérogatives des Nombres qui leprécédent. Pour marquer qu’une chose sur-passoit beaucoup une autre , les Pythagori-ciens disoient qu’elle étoit dix fois plusgrande. Une chose étoit extrêmement belle,quand elle avoir 10 degrés de beauté. LeNombre 10 étoit encore un signe de paix.Ainsi le prouvent les Disciples de Pythagore ,auteur de toutes ces reveries. Quand deuxpersonnes veulent se lier étroitement, ou fedonner une marque de raccommodementaprès une querelle, elles se prennent lesmains l’une à l’autre, Sc se les serrent entémoignage d une union réciproque. Ordeux mains jointes ensemble forment par 1»réunion des doigts le Nombre r o. Donc ,Scc. f P~oie£ De P. &c. de Diogene de Laerce,Sc Y Histoire Critique de la Philos. , Tome II.)

NOMBRE D OR. Terme de Chronologie.C’est le tems que le soleil & la lune em-ploient à revenir au même point du zodia-que d’où ils étoient partis. Ce tems est de19 ans. On l’appelle austi cycle lunaire.

( Poiei Cycle lunaire.) Il est de l’inven-tion de Méthon Astronome d’Athene ; Sc ilfut introduit dans le Calendrier du tems daConcile de Nicée l’an 225 , pour marquerpar-là les nouvelles & pleines lunes. Com-me on n’eut point égard à la difference quise trouve au bout de 19 ans fur l’anticipa- 'tion du mouvement de la lune fur celui dusoleil d’une heure 28', 1 ce Nombre d'orne marqua plus dans la fuite les nouvelleslunes , mais les quatrièmes & cinquièmesétant en arriéré de quatre jours en 158.’.Pour corriger certe erreur, le Pape GrégoireXIII. y substitua l’épacte, ( Vok{ EPACTE )qu’on doit ïAloyfius Dilius Romain. (Poie^

Y Histoire du Calendrier Romain , par M.Blondes III. Part. Ch. I. & II. )

NOMBRIL. Point de saxe dans une ligne

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