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Tome second.
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N O U

N O U

NOUE’E ou NOUEUSE. M. Newton appelleainsi une espece d’hyperbole qui tournanten rond , se croise elie-même.

NOVEMBRE. Nom du onzième mois defarinée Julienne Sc Grégorienne. Il netoitque le neuvième chez les Romains, lors-qu’ils n'en avoient que dix , 8 c c’est de làqu’il a tiré son nom latin. Ce mois a 30jours, Sc c’est le 22 e que le soleil entre dansle signe du Sagitaire.

NOUVELLE LUNE. On appelle ainsi la lunelorsqu’elle est en conjonction avec le so-leil , Sc qu’elle ne réfléchit point de lumièredu côté qu’elle tourne vers nous. O11 dis-tingue en Astronomie trois sortes de Nou-velles lunes ; Tune apparente, l’autre vérita-ble , & la derniere moïenne. La Nouvellelune véritable est le tems précis de la con-jonction du soleil Sc de la lune , telle qu’onla verroit du centre de la terre. La Nou-velle lune apparente est le tems de la con-jonction du soleil Sc de la lune , selon leurmouvement apparent. C’est cetteconjonctiondu soleil Sc de la lune qu’on observe sur lasurface de la terre. Le calcul de cette Nou-velle lune est un des plus difficiles dans lecalcul des éclipses. Enfin la Nouvelle luneest malienne lorsque le tems de la conjonc-tion du soleil Sc de la lune est suivant lemouvement mote n de ces deux astres.

N U B

NUBECULA. Je ne comtois pas d’autre ter-me par lequel on ait désigné une tachedans le ciel près le pôle Sud de l’écliptique.Hevelius a represcnté la figure de cette ta-che dans son Firmamentum Sobiejcianum ,Fig. F. fi

NUI

NUIT. C’est le tems pendant lequel le soleilse tient au-dessous de notre horison. Cetems varie pendant toute Tannée en dé-croissant pendant que les jours croistènt, Scen croiííant pendant qu’ils décroissent, puis-que tous deux pris ensemble font un journaturel, c’est-à-dire 24 heures. Aïant donctrouvé le lieu du soleil dans l’écliptique, Sc lalongueur du jour , selon les Tables astrono-miques ; ôtant cette longueur de 24, le resteest la durée de la nuit.

N U M

NUMERATEUR. C’est dans une fraction le

. NUT iij

nombre qui indique combien on a de par-ties d’un tout , ou autrement combien l’onprend de parties , dans laquelle la fractioníuppose qu’un tout est divisé. Ainsi dansla fraction ^, le nombre 6 est le Numéra-teur, qui fait voir qu’un tout étant divi-sé en 8 parties , la fraction en vaut 6 oules

NUMERATION. C’est faction de distinguer,d’évaluer Sc d’énoncer juste des nombres,quelques grands qu’ils puissent être , de fa-çon qu’on donne une idée distincte de leurplace Sc de leur figure. ( Noïei NOMBRE. )

NUT

NUTATION. Mouvement de l’axe de la terredécouvert en 1747 par M. Bradley. C’estune espece de balancement ou de vibra-tion , dont le centre de la terre est le pointfixe , Sc par lequel cet axe s'incline tantôtplus tantôt moins lur le plan de l'éclipti-que. La quantité de cette Nutation est de18 secondes , Sc fa période répond exacte-ment à celle des nœuds de la lune qpi fontles points d’intersection de l’orbite lunaireavec l’écliptique. ( Fóiei NŒUD. ) C’est-à-dire, que l’extrêmité de l’axe de la terres'éloigne du plan de l’écliptique d’environ18 secondes pendant dix-neuf ans , tems dela révolution des nœuds de la lune , Scqu’il s’en rapproche ensuite de la mêmequantité pour revenir à sa premiere place.Cette découverte est le résultat. Cette Nu-tation est accompagnée d’une équation dansla préceffion. Pour rendre raison de toutcela , voici l’hypothese qu’a fait M. Machin,célébré Géomètre Anglois , Sc que M. Bra-dley a adoptée.

Soit P le lieu moïen du pôle de l’équa-teur ( Planche XVIII. Fig. 330. ) E le vrailieu du pôle de l’écliptique , autour duquelle pôle P tourne uniformément en rétro-gradant de 30 secondes par an f ce qui faitla préceffion moïenne. ) Soit encore P 55 lecolure des solstices ; P T celui des équi-noxes. Du point P comme centre & d’unraïon égal à 9" d’un grand cercle, soit dé-crit un petit cercle A BCD, dont le vraipôle de ì’équateur parcoure la circonférenceen 18 ans Sc 7 mois, pat un mouvementrétrograde & correspondant à celui dunœud de la lune ; en forte que le pôle soiten A sur le colure des solstices du côté de!S, lorsque le nœud ascendant de la luneest au commencement du T j en B quandce nœud est dans o° ^ ; & en C quand cenœud est dans 0“ ^2-. Dans ce dernier cas,