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Tome second.
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3938 de la période Julienne , l’an 3108 dela création du monde , & 777 avant lanaissance de Jesus-Chriji.

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OMBRE. Terme d’Optique. Défaut de jourdans un endroit où la lumière ne peut pasdonner à cause du corps opaque qu’elle ren-contre. L 'Ombre est toujours jettéc derrierele corps à l’opposite de ía lumière. Lorsquele corps est plus petit que la lumière , YOm-bre va toujours en diminuant, plus elles’éloigne du corps. Si le corps est plus grand,elle devient toujours plus large. Mais le corpsSc la lumière étant d’une même grandeur,YOmbre est par-tout d'une largeur égale.Quand la sphère de l’une Sc de l’autre estla même, l 'Ombre est cilindrique. Elle est co-nique fi la fpliere de la lumière est plusgrande que celle du corps. Et l 'Ombre a laforme d’un cône tronqué, lorsque la fpherede la lumière est plus petite que celle ducorps. ( Voïe{ le Thaumaturgus Opticus duP. Niceron , Sc le Supplément de cet Ou-vrage. )

On distingue deux fortes A’Ombres, ladroite Sc la renversée. Par la premiere on en-tend celle que jette un corps fur un planhorifomal, où il est perpendiculaire. SoitE B le plan horifontal ( Planche XXXV. Fi-gure 149. ) G F le corps perpendiculaire furle plan ; & D B le raïon du íoleil qui touchela pointe G du corps. Alors F B est Y Ombredroite du corps. On démontre en Optiqueque YOmbre droite B F ejl au corps G F commele co-Jìnus de la hauteur de la lumière D H aufinus D E. D’où il fuit, que íî ce sinus &le co sinus font égaux, ce qui arrive lors-que le soleil est élevé 45 degrés fur Phovilon,YOmbre droite du corps est égale au corpsmême. Elle est plus grande, cette hauteurétant moindre , Sc plus petite quand cettehauteur est plus grande.

Il est encore démontré , que dans toute^ one / Ombre droite méridienne efl à la hau-teur du corps opaque , comme la tangente dela difference de la déclinaison du soleil & dela latitude de même nom , & comme latangente de la somme de la déclinaison & dela latitude de différent nom au sinus total.( Volez Wols, Elementa Matheseos univ.Tom. IV. pag. ?4- ) Les premiers Géomètresfe fervoient de YOmbre droite pour mesurerla hauteur des corps. [Voie^ ALTIMETRIE.)

On appelle Ombre renversée celle que jetteun corps fur un plan vertical. Exemple.A B ( Planche XXXV. Figure 150.) étant unplan horifontal, A D un plan vertical ; E C

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un corps perpendiculaire à ce plan, & S Tun raton du Ioleil qui touche la pointe E :CT est YOmbre renvetsee du corps E C.Telle est YOmbre d’un bras étendu fur lecorps d’un homme , celle d’une barre de ferfixée perpendiculairement dans le mur, &c.De même que YOmbre droite est au corpscomme le co sinus à la hauteur de la lu-mière , ( on vient de le voir j ainsi YOm-bre renversée ejl au corps comme le finus dela hauteur de la lumière du corps lumi-neux a son co-snus. Et la longueur du corpsopaque es à /'Ombre renverlée , comme latangente de la différence de la déclinaison &de la latitude de mérne nom , & la sommede la déclinaison & dc la latitude de nomdifférent ausnus total. Donc YOmbre renverséeest au corps comme le finus total à cettetangente. Combinant en quelque façonYOmbre droite avec cette derniere , on trou-ve que YOmbre droite es à /'Ombre renver-sée d'un même corps , fous la même hauteurde la lumière , en raison doublée , ou comme lequarré du co-snus au snus de la hauteur ducorps lumineux.

Les Anciens Géomètres fe fervoient deYOmbre renversée pour mesurer les hauteurslorsque la droite étoit trop longue. Pourexécuter la chose avec plus de facilité Si decertitude , M. Wolf a décrit un instrumentappellé Quarré Géométrique ( Quadratnmgeometricum ) qui est fort ingénieux. Maiscette maniéré de mesurer les hauteurs parles Ombres est si mécanique & si sujette àerreur, qu’il est plus sûr de proceder parles réglés de la Trigonométrie. ( Voie? AL-TIMÉTRIE Sc TRIGONOMETRIE. ) LesCurieux trouveront la construction Sc l'tr-iage du Quarré géométrique de M. Wolj dansfes Elementa Matheseos univerfa , Tom. III.pag. ij.

1. Tout ceci regarde purement l’Optique.Les Ombres font encore de grande consi-dération dans la Perspective. Ce font ellesqui font le tableau. Et plus est entendu leclair-obfcur , mieux la nature est imitée.II feroic donc important de donner ici lesréglés qu’on prétérit à ce sujet. Mais lefond en est si vaste , qu’il feroit bien diffi-cile dc le resserrer d’une maniéré utile. Sui-vant que le jour vient dans le tableau , les

' Ombres doivent être distribuées ; Sc cettedistribution exige une grande attentionphysique , je veux dire , une grande exac-titude à imiter ce que la nature offre dansdifférons sujets situés de telle ou de tellefaçon. Disons donc en général que les Om-bres des surfaces Sc des corps étant termi-nées par les Ombres des lignes qui forment

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