Band 
Tome second.
Seite
240
JPEG-Download
 

2. q o O R E

pofce sur la fenêtre ovalaíre.

Deux des muscles de la quaiíTe tiennentau marteau Sc le troisième à l’étrier. A l’é-gard des fenêtres , elles font situées danscette cavité , de même qu’un conduit M ap-pelle trompe d'EuJlache , qui fe termine aupalais de la bouche , Sc par laquelle l’airpâlie de la bouche dans la cavité dç laquailfe , Sc fort fans aucun empêchement.

La derniere partie de YOreilleed appelléelabyrinthe. Elle prefenre d’abord une cavitéde figure irréguliere , c’est ce qu’on appellele vestibule. Là aboutissent trois canaux de-mi-circulaires O, P, Q, par cino trous feu-lement parce qu’il y en a deux qui ont untrou commun. Leur cavité intérieure estelliptique Sc ils s’ouvrent dans le vestibule.

La troisième partie du labyrinthe est lacoquille S ( fig. 164. ) composée d’unc lamespirale Sc d’un canal spiral double. Elle estformée en vis de deux spires qui fe termi-nent en pointe. La figure 16s reprefentele profil du labyrinthe, Sc U figure 166toute cette partie vue de face, A A est lecanal spiral appellé le limaçon ou la coquille ;B B la membrane spirale ; DE le vestibuledécouvert, Sc le commencement des canauxverticaux Sc du limaçon , par une section* qui forme le plan 6, 6, 6, 6 . Le chifre 1indique le commencement du canal verticalconjoint découvert i z l’entrée qui lui estcommune avec i’horifontal ; ; le commence-ment du vertical séparé découvert ; 4 l’en-* trée inferieure du canal vertical séparé, Sc; l’entrée particulière du canal horisontal.

Enfin , les deux dernieres parties de l’O-reille essentielles à Etalage auquel elle estdestinée , font deux nerfs, un dur Lc un mol.Le premier le divise en deux branches, dontl’une va palier au-delsus du marteau, en tra-versant la quaille du tambour. Elle fe jointavec un rameau qui vient par l'aqueduc quiva à la langue. On nomme ce rameau lacorde du tambour. L’autre branche fort parun trou Sc fe répand intérieurement furtoute la face,

Le nerf mol fe divise en trois parties.L’une va à la rampe supérieure de la co-quille fuperieure & s’y perd. Les deux au-tres fe distribuent dans le vestibule du laby-rinthe , dans les canaux femi-circulaires, Scdans le vestibule où ils font étroitementliés. Ces deux nerfs coupant le nerf auditifdans leur origine, & fe séparant forment•une expansion qui est l’organe de l’ouïe.

Terminons cette description Anatomi-co-Phyfìque par une observation importantepour expliquer de quelle maniéré fe faitla fçnfation du son -, c’est que les cavités du

O R G

labyrinthe font remplies d’air aussi élastiqueque celui qui agit fur le tambour. Cela estétonnant. Car quel chemin prend cet airpour entrer dans ces cavités Sc pour ensortir ? On conjecture qu’il est apporté avecles humeurs qui s'écoulent des petits vais-seaux , Sc le déchargent dans cette cavité enmaniéré de vapeur pour humecter les nerfs& les rendre souples. Et comme ces hu-meurs font ensuite reprises par les vaiífeauxabforbans , ce même air peur aussi s’insinueren même-tems dans ces vaiífeaux Sc être con-tinuellement rafraîchi par çelui qui prend faplace. Ces connoissiinces acquises , on ex-plique ainsi la maniéré dont fe fait l’ouïe,

z. Lorsque l’air est agité comme il doit êtrepour produire le son ou le bruit, je dis com-me il doit l’être, car une agitation quelcon-que ne peut pas causer cet effet ( U.HRUIT),il frappe l’ Oreille A B ( sig. ní 3 ), entre dansla conque, d’où il est porté dans le conduitauditif DE, qui le transmet fur la mem-brane du tambour. L’impression qu’il faitfur cette membrane la fait trémousser. Cetremouílement fait entrer le timpan en de-dans , de forte que le manche du marteauqui y est attaché s’abbaiííè • ce qui fait haus-ser la tête de l’enclume , destinée à pousserl’étrier contre la fenêtre ovale, à cause del’étroitc liaison qu’ont ces osselets entr’eux.Par cette secousse de l’étrier, l’air enfermédans le labyrinthe est comprimé. Il fe remetpar son ressort à son premier état, causantdes impressions dans les nerfs qui tapissentce labyrinthe ; Sc ces impressions te trans-mettant jusques au cerveau , excitent l’idéedu son, Quand ces impressions fe font parplusieurs mouvemens successifs de l’air , Scqu’ils causent aux esprits qui y font prefensune telle émotion , que le second mouve-ment répond au premier par quelque tiers,le troisième au second, Sc le quatrième autroisième, la tentation qu’on éprouve estalors très-agréable , & ce son rétulte de laproportion que les mouvemens de l’air ontentr’eux. Lorsque cette proportion Sc cetaccord manquent, le son est fans harmonie& désagréable , Sc incommode même la lan-gue & les dents à cause de la communiça-*tion des nerfs.

O R G

ORGUES. On donne ce nom en Fortificationà un assemblage de longues poutres poin-tues par le bas & garnies de fer, qui passentà travers une poutre transversale. Chacunedeces poutres est suspendue pir une chaîne , Scelles fervent comme les hérissons ou sarrasinesà fermer les portes, en les faisant descendre