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Tome second.
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Ceci n’est pas peut-être du re(Tort de la Pa-lingenesìe , mais y tient beaucoup. En effec ,faire végéter de l’or, de l’argent, du cui-vre , & voir dans une eau-forte , s’éleverune elpece d arbre qui croit à vue d’ceil, Scfe divise en plusieurs branches dans tontela hauteur de l’eau, tant qu’il y a de la ma-tière , c'elì réunir des parties divisées d’uncorps , le relsusciter en quelque sorte sousune forme à la vérité beaucoup plus agréa-ble que la sienne propre Sc par-là plus surpre-nante. Quoiqu’il en soit de cette confor-mité , cette végétation qui est une des bellesdécouvertes de la Physique , ou si l’on veutde la Chimie , ne devoir pas être omisedans cet Ouvrage , Sc nul article nc lui con-venoic mieux que celui ci. Voici donc ceque c’est. On mêle de l’argent, du mercure«Sc de l’esprit de nitre, Sc ce mélange secristallise en forme de petit arbre. 11 sautpour cela faire cette opération, i". Faitesdissoudre dans i ou ; onces d’esprir de ni-tre une once d’argenr. z°. Mettez évaporerla dissolution au feu de sable jusques à con-somption d’environ la moitié de l’humidi-té. $°. Versez ce qui restera dans un ma-rras ou vous aurez mis 10 onces d’eau com-mune bien cjaire. 4 0 . Ajoutez y z onces demercure. Posez le marras sur un petitrondeau de paille , Sc laissez le reposer pendant 40 jours.

Vous verrez pendant ce tems-là un arbrede métal fe former avec des branches Sc depetites boules au bout qui representent lesfruits. ( Cours de Chimie, I. Part. Ch. I l.par M. Lemery. ) Cet arbre est appellé Ar-bre Philosophique ou Arbre de Diane. Com-me le te m s qu’il met à fe former est unun peu long, M. Homberg aïant cherchélin m oie n d’abreger l’opération , a trouvé'le secret de lui donner letre en moins d’unquart d’heure. A cette fin, il prescrit cette opé-ration. i p . Prenez 4 gros d’argent fin enlimaille, Sc faites-en un mélange amalgaméà froid avec 2 gros de mercure. z°. Dis-solvez cet amalgame en 4 onces d’eau forte.3 0 . Versez cette dissolution dans trois demi-septiers d’eau .commune. 4 0 , Battez le toutlin peu pour les mêler , Sc gardez-le dansune phiole bien bouchée. Vous aurez lacomposition nécessaire pour produire l'ar-bre de Diane quand vous voudrez. Il fau-dra alors en prendse une once ou environ ;mettre dans la même phiole la grosseur d’unpetit poids d’amalgame ordinaire d’or oud’argent, qui soit maniable copime du beurre,Sc laisser la phiole en repos deux ou troisminutes de rems.

Aussi tôt après on verra sortir de petits fila-

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mens perpendiculaires de la petite bouled’amalgame, qui s augmenteront à vûcd’œil,jetteront çlesbranches à côté, enfin formerontun petit arbrisseau tel que represente lafig.405.(Pl.XXIX.)Cependantla petite boule d’amal-game se durcir ík devient d’un blanc terne,tandis que tout l’arbrilseau a une véritablecouleur d’argent luisant. Cette végétations’acheve dans un quart d’heure ( Mémoiresde P Académie 1691, page 145.) L’arbrequi provient ainsi s’éleve peu dans la bou-teille , au lieu que celui de M. Lemery monte.'jusques à 4 pouces. Aussi M. Homberg juge-t-il son Arbre philosophique bien inferieur àl'atitre. U en explique ainsi la formation.L’amalgame ne forme pas l’arbre, mais lemercure Sc l’argent dissous dans la liqueur.Comme le dissolvant est extrêmement affoi-bli par la grande quantité d’eau donr on l’achargé , il n’est pas capable de retenir cequ’il a dissout loríqu’il se presente quelqueoccasion de le précipiter ou de le séparer.Alors le mercure dissous, venant à rencontrerau fond de cette eau un amalgame de mer-cure non dissous , il s’y attache de la mêmemaniéré que le mercure, L’argent dissousest aussi emporté du même côté, étant ac-compagné d’aiguilles nitreuses de l’eau-forte.Tous ces petits corps s'attachent les uns auxautres de tout sens Sc forment les branche*de l’arbre , ( Hoie^ les Mém. de l’Acad. ci-devant cités, pages 146, 147.) M, LouisLemery, fils du çleìebt z Lemery donr je viens deparler, forme un autre arbre avec de la limail-le de fer, par la dissolution de l’esprit denitre qu’il nomme Arbre de Mars , ( Voieg_les Mém. de L'Acad. des Sciences, ann. 1707.)

On attribue à M. Homberg la découvertede la végétation métallique. Elle étoit ce-. pendant connue bien long-rems avant lui ;Sc on lit dans le Muséum Colleg. Rom. S. J,du P. Kircher pag. 4 6 une belle descriptiond’un pareil arbre métallique que ce Jésuiteavoir. ■

PALISSADES, On nomme ainsi dans la Forti-fication de gros pieux de bois de 6 ou 7pouces d’équarrillage , longs de 8 pieds,dont trois d’entr’eux lont enfoncés en terre.Ces pieux s’élevcnt quelquefois d’un demi-pied les 11ns au-dessus des autres, Sc ils fontliés tons ensemble ( à une distance l’un del’autie du diamètre du canon ) par une piecede bois qui les traverse horisontalement. Ilest des circonstances où l’on en arme quel-,ques-uns de deux ou trois pointes de fer.On met ordinairement les Palissades le lopgdu parapet du chemin çouvert , dans lesavenues de routes les portes exposées à laí surprise de l’ennemi, ou qui peuvent être

emportées