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Il y a long tems qu’on dit que M, Coxasaïant tiré beaucoup de sel de longere , entic disldudre une partie après lavoir cristalJifé, il fìlrra cette iolution qui étoir rougecomme du sang, y mit les cristaux qu’ilavoir tirés, 6c versa le tout dans un grandvaillèau ou bouteille de verre. Apres que laliqueur y eut resté cinq ou six íemaincs , unegrande partie du lel tomba au fond. L’autrepartie qui resta parut blanche. Alors fur lasurface de cette partie du sel, s’éleverenten grand nombre de petites fougères.
Le cinquième phénomène remarquablequ ait manifesté la Palingene/ie est dû à M.Lc Fevre , autrefois premier Médecin du Roid’Angleterre. Il a trouvé que le sel lixivielde tartre dissout d’abord avec de l’eíprit devinaigre , ensuite avec de l’alcohol pendantseize mois & plus, 6c enfin sublimé dansune cucurbite de verre , produiíoit la formeexacte d’une vigne, à la couleur près. J. Sa-chius dans son A myélographie , ou Descrip-tion de la vigne , dit avoir vû dans le La-boratoire de Roljiein , une vigne qui avoitété restufeitée du sel de tartre. Daniel. Hor-fiius a vû de même restufeiter l’abfinte deson sel. Pierre Servius , Médecin à Rome,est un troisième témoin oculaire íur la refurrection d’un rosier , de ses cendres , aubout de vingt-quarre heures. ( Mémoires Lit-téraires fur dijferens sujets de Physique, deMathématique , de Chimie , de Médecine, tra-duit de sAngloïs par M. Eidoux. ) Il estaussi beaucoup parlé dans les Curiosités de laNature & de P Art par M. de Fallemont de larésurrection de la rose. On trouve là plusieursautres traits furprenans ôe esters de la Palìn -getiejie , qu’on ne doit pas être obligé decroire. Ceux que je viens de citer font peut-être les ículs aufquels il est permis d’ajouter< 'foi, fans parler de la Palingenese <\m \ìzmde la congellation , où le fameux fíoile setrouve compromis. ( Vol'e^ CONGELLA-TION. ) Comme tout ceci n’est pas a fiezdéveloppé, pour donner lieu à quelqueraisonnement même le plus conjectural, jeme contenterai de joindre à ces découvertes,les efforts qu’on a faits pour faire revivreainsi les animaux. Je préviens que véritablemenr je fuis très incrédule fur ce qu’onrapporte à cet égard. On jugera fi je fuisprévenu , & si la chose mérite un plus murexamen ou de nouvelles tentatives.
. Le premier Auteur qui soit fur les rangsassure la Pdlingenejìe des animaux fur unoui dire. C’estle P. Schoc, » Non-íeulemenr,
» dit-il, la reproduction s’est faire dans les-- plantes ; mais auísi dans les animaux. On» parle nommément d’un peti: moineau qui z
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» apparoissoit de la forte dans une phiole» où l’on gardoit ses cendres (A on Jo-lum in vegetalibus Je prœflitìjje j'ed etiarn i.npafferculo Je vidife , pro certo quidam ntihinarravit. Phyfica curïoja append. Part. II.Ch. î. Tom. II.) Il est fâcheux que le P.Schot n’ait pas vû ce moineau. Mais toutextraordinaire que cela parodie, ce n’estrien en comparaison de ce que fait là-delsiisM. Digby. D’animaux morts , pilés, btoïés,il en tire de vivans, de la même efpece. Ilest plaisant de voir le sérieux avec lequel cePhysicien & M. De Vallemont parlent decette merveille. La complaisance avec la-quelle M. Digby íe félicité d’avoir fait cettedécouverte est tout-à-fait méritée , si ce qu’ilnous apprend fur la résurrection réelle despostions ôc des écrevisses est vrai. Ecou-tons-le paisiblement. » Qu’on lave les écre-» visses, dit-il, pour en ôter la terrestreité;
» qu’on les cuise durant deux heures dans» une suffisante quantité d’ean de pluïe.
« Gardez cette décoction. Mettez les écre-» visses dans un alembic de terre 6c les» distillez jusques à ce qu’il ne monte» plus rien. Conservez cette liqueur. Cal-» cinez ce qui reste au fond de l’alembic,
» 6c le réduisez en cendre par le reverbe-» ratoire , defquels cendres vous tirerez 1s» sel avec votre premiere décoction. Filtrez-» ce sel & lui ôtez toute son humidité fu-» perdue. Sur ce sel qui vous restera fixe »
» versez la liqueur que vous avez tiré par» distillation, Lc mettez cela dans un heu» humide, comme du fumier, afin qu’il pour-« risse; Lc dans peu de jours vous verrez» dans cette liqueur de petites écrevisses se» mouvoir , Lc qui ne seront pas plus grostes» que des grains de millet. Il les faut nour-» rit avec du sang de boeuf, jufqu’à ce qu’el-» ses soient devenues grosses comme une» noisette. Il les faut mettre ensuite dans» une auge de bois remplie d’eau de rivière» avec du sang de bœuf, Lc renouveller» l’eau tous les trois jours. De cette ma-» niere, vous aurez des écrevisses de la» grandeur que vous voudrez", f Curiosité dela Nature & de lArt par M. DeVallemon't,pag- 2-97- )
Si tous les phénomènes qu’on rapportede la Palingenesie reísembloient à celui-là,on pourroit hardiment métré cet art à côtéde la Chiromancie. Pour terminer cet arti-cle, par quelque chose qui le rende plusrecommandable , examinons une merveilledue à de grands Physiciens , Sc donc on esttous les jours témoins dans les cabinets dePhysique.
11 s’agit ici de la végétation des métaux.