Band 
Tome second.
Seite
264
JPEG-Download
 

2 »

PEN

poulie n'a de mouvement que de gauche àdroite par en haut, Sc est attachée par un.rocher. Enfin cette corde descend fous lapoulie s qui porte le contrepoids Z , &remonte fur la poulie P P. J’oubliois deuxchoies, la premiere que les deux pouliesP P , p p font armées de pointes pour em-pêcher la corde de couler ; Sc la seconde ,que le poids est communément de 6 livresSc le contre poids de 8 onces.

C’est - là la construction d’une Ptnduleordinaire. Il y en a de plus compliquées j Scil y en a aufli de plus simples : mais toutesse réduisent à cette mécanique générale delaquelle dépend une mesure exacte dutems.Quand je dis de plus simples, ce n’est quede nos jours que cette proposition peur êtrereçue. Car il y a un an que la Ptndule. queje viens de décrire passent pour la moinscomposée. L’invention extrêmement ingé-nieuse de M. Pierre le Roi , digne héritierdes grands t ale n s du célébré M. Julien leRoi son pere, la dépouille bien de cettesupériorité fur les autres Pendules,

En effet, celle de cet habile Horloger estd’une simplicité surprenante. Elle n’est com-posée que d’une roue de rencontre armée de$o dents. L’arbre de cette roue porte les poidsSc elle ne peut tourner fans faire mou-voir une anclne ou échappement, dontl’arbre porte un rateau de j o dents. Ce râ-teau engraine dans une eípece de'pignonqui forme un échappement; de torte quece rateau engraine 30 fois en allant & 30fois en revenant. Chacun de ces engraina-ges est une seconde , qui est marquée par lerateau même prolongé. Pendant cette marchedu rateau le balancier qu’ona commencé à fai-re osciller continue tes oscillations pendant60 secondes, sansqu’on y touche j & commeces oscillations te rallentiroient si elles n’é-toient rétablies, la verge du balancier tetrouve engagée dans une dent de la rouede rencontre prête à paster. Cette dent enpassant pousse le balancier Sc entretient sonmouvement. Chaque passage d’une dent dela. roue choque le balancier, qui à cela prèsoscille toujours par son propre poids. Onvoit par-là que la simplicité de cette Pen-dule , vient de ce que M. Le Roi a sçu tirerparti du parfait isochronisme d’un corps quioscille tour seul, & qu’au lieu de donnerà chaque seconde une lecouffeau balancier,il ne l’a donnée qu’en 60 , ce qui est rrès-considerable. Je merois proposé de faireconnoître plus particulièrement cette Pen-dule ; mais quoiqu’elle ait été admirée Scde la Cour & de la Ville, l’Auteur y aïanrfait quelques legers changemens, s est ré-

P E N

servé d’en donner une description exacte ,quand il y aura mis la derniere main.

3. O11 doit la premiere idée des Pendules à

Galilée , qui íc servoic d’un Pendule enmouvement pour ses Observations astrono-miques. Ce grand homme s’en étant tenuà son idée sans la mettre à exécution , sonfils Vincent Galilée y suppléa. Il appliquale Pendule aux Horloges , Sc en fit fessai àVenise en 1649. M. Hughens perfectionnacette nouvelle invention, & se l’attribuadans un Ecrit » contenant la descriptiond’une nouvelle Pendule publiée en 1657.Pincent Galilée ne tarda pas à revendiquerfa découverte , & prétendit que les Pendu-les étoient de son invention. Cela obligeaM. Hughens à entrer dans un plus granddétail. Il le fit dans un Ouvrage très-savantpublié en 16z8 , & intitulé U( fíorulogioofcillatorio , oii il fait voir que sa Penduleest fort differente de celle des Astronomesinventée par Galilée, Malgré tout cela ondoit convenir que les Pendules ont été in-ventées par Vincent Galilée Sc M. Hughensne peut prétendre qu’à la perfection. Lesmêmes personnes qtu ont écrit fur l’Horlo-gerie ont écrit fur les Pendules. ( Voter doncHORLOGERIE.)

PENOMBRE. Terme d'Astronomie. Especed’ombre affoiblie qui tient un milieu entrela vraie ombre Sc une ombre éclatante dansune éclipse de lune ; en forte qu’il est rrès-distìcile de déterminer le moment où sombrecommence & ou la lumière finit.

PENTADECAGONE. Figure de 15 côtés 8 c de15 angles. Quand ces angles & ces côtés fontégaux, le Pentagone est dit Pentadecagonerégulier. Le côté d’une pareille figure est égalen puissance à la demi-circonfcrence qu’il• y a entre le côté du triangle équilatéral Sc' le côté du pentagone. Il est aussi égal àla difference des perpendiculaires qui tom-bent íur les côtés de ces poíigones,

PENTAEDRE. Quelques Géomètres appellentainsi le prisme qui a pour base deux trian-gles équilatéraux.

PENTAGONE. Figure qui a cinq côtés Sccinq angles. Elle est reguliere quand lesangles Sc les côtés font égaux. La maniéréla plus simple de la décrire est de prendre71 degrés fur un cercle, parce que 5 fois71 font z 60. La corde de ces degrés ferale côté du Pentagone. II est démontré que lecôté d’un Pentagone régulier ou d’un Pen-tagone inscriptible 411 cercle, est égal enpuissance au côté de l’exagone plus à celuidu décagone inscriptible au même cercle.

P E R

PERCHE. C’est le nom de la plus grande

mesure