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PETARD. Terme d’Artillerie. Machine defer ou de fonte qui a la forme d’un cônetronqué. Sa hauteur est communément dex o pouces •, son diamètre du côté Le plusétroit est de 7 pouces, 6 c de l’autre , où estfou ouverture, de 10. Elle a une lumière demême que le canon , vers le côté opposé, àion ouverture , qu’on peut considérer com-me fa culasse. Toutes ces dimensions fontgénérales , parce qu’elles font déterminéesp ir l’effet qu’on veut qu’il produite. Cettemachine a quatre anses, par letquelles onl’artache fortement avec des liens de fer àun madrier. Elle a aussi un crochet de ferpour attacher .ce madrier à l’endroit où l’ondoit le placer.
L’usage du Pétard est de briser les portesdes Villes & des Châteaux qu’on veut sur-prendre. On s’en sert aussi dans les contre-mines pour percer les galleries de l’ennemi6 c par-íà éventer la mine. Mais cetre inven-tion est si dangereuse dans la pratique,qu elle est aujourd’hui mise au rebut. ( Voit{les Mémoires d'Artillerie de M. Sttrirey deSt Rémi, Tom. II. pag. 78 &J'uiv. )
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FHAMENOTI 1 . Terme de Chronologie. Nomque les Egyptiens donnent au septième mois
* de leur année. 11 commence le x$ Févrierdu Calendrier Julien.
PHASE. On appelle ainsi en Astronomie lesdiverses apparences ou illuminations de lalune , d cause qu’elle paroît tantôt pleine ,tantôt en croissent. On apperçoit aussi avecle télescope que Venus & Mars onr desPhases. Mais celles de la lune (ont les plusremarquables. Elles ont des diversités, 6 cccs diversités dépendent de la difFerenteolirion de la lune par rapport à la terre,n ester, 1.L moitié de cette planète étanttoujours éclairée , suivant qu’elle est situéepar rapport au spectateur placé sur la terre,elle doit présenter plus ou moins de cettemoitié. Quand le spectateur est entre elle6 c le soleil elle paroît entiere , & on dirque la lune est pleine. A mesure qu’elle serapproche du soleil elle n’oftre qu’une par-tie de cette moitié , qui diminue jusques aupoint à 11’être plus visible. C’est loríqu’elleèst située entre le soleil &: la terre. Et toutcela forme les difserens quartiers de la lunerepresentés par la figure 577 f Plan, XVIII.)On peut être témoin de ces difserenres Pha-ses en exposant à la lumière d’un flambeau
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un corps sphérique , qu’on place d abordentre la lumière 6 c l’œil ; 6 c ce corps pa-roît dans l’oblcurité. Mais tsi on le reculeun peu , de quelque côté que ce soit, enforte que le flambeau, l’œil 6 c le corps sphé-rique soient dans le même plan , une partiede ce corps paroîtra un peu éclairée. Cetreclarté se propagera jusques au po int que lamoitié du corps sera route illuminée. Alorsl’œil se rencontre entre le flambeau 6 c lecorps illuminé.
Selon Vitruve , Berose est le premier qui aexpliqué les Phases de la lune. Cet ancienAstronome prétend que la lune est uneboule, dont une moitié est éclatante , 6 cl’autre de couleur bleue. Cela étant, cetteplanète paroît éclairée, lorsqu’en faisant soncours, elle se rencontre fous le globe dusoleil; parce qu’elle s’enflâme alors par l'ar-deur de ses rasons: ce qui la rend écla-tante. Lorsqu’au contraire elle est placéevis-à-vis du íoleil, 6 c que sa partie éclatante
- est tournée vers le Firmament, la partiebleue se présenté aux yeux des Spectateursplacés fur la terre ; 6 c comme cette couleurest celle de l’air elle n’est plus visible. Etvoilà la nouvelle lune. En faisant son cours,la lune quitte cetre place. Elle offre àmesure qu’elle s’en éloigne, l’extrêmité desa partie éclatante qui paroît comme unepetite ligne de lumière. C’est alors le pre-mier quartier : ainsi des autres , suivantqu’elle présenté plus ou moins de la partieéclairée. Cette opinion a été suivie jusquesà Ariftarque de Samos , qui a trouvé la vé»ritable cause des Phases de la lune.
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PHRNIX. Petite constellation dans la partieaustrale du ciel près du Toucan , au-deflousde l’eau du Verseau. On y compte 15 étoi-les (roïei CONSTELLATION), dont M.Hevelius a déterminé la longitude 6 c la la-titude d’après les Observations de M. Hal-ley , ( Prodrom. Ajlronom. pag. ; 18. ) & lesObservations Mathématiques & Phyfique s fai-tes aux Indes & à la Chine , par le P. Noël .Le même Astronome M. Hevelius a donnéla figure de la constellation dans son Fir-mamentum Sobicj'cianum, fig. F sf.
Cette constellation, qui est invisible surnotre horison , est aussi appellée XOiseau 04la Poule.
PHENOMENE. Ce mot signifie dans la Phy-sique une apparence , un ester , ou une opé-ration d’un corps naturel qui s’oftre à lacontemplation des hommes occupés de l’é-tlide de la Nature. M. Muschenbroeck dif-M m ij