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Tome second.
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M. Farignon dans Tes Conjectures fur laPesanteur 16913 celui de M. Perrault dansle premier volume de ses Œuvres de Phy-sique celui de M. Vìllemot dans son Nou-veau j'yjléme ou A ouvelle explication dumouvement des planètes. Enfin le système deM. Beruoulh est développé dans ía Nou-velle Physique célejle, Tom. III. de les Œu-vres. .

4. Quoique cet article paroisse assez rempli,je ne crois pas devoir omettre néanmoinsla maniéré de concevoir la Pesanteur descorps fur la surface de la terre dans le systè-me de Newton. C’est une discussion cu-rieuse qui me paroît bien toucher de près lacause de l’eftet qui nous occupe. Voici ceque c’est.

On fait que la lune se meut autour de laterre dans une ligne courbe. Mais un mou-vement en ligne courbe est toujours unmouvement composé. Elue petite ligne courbeest la diagonale d’un parallelograme , &c uncorps qui parcourt cette diagonale est né-cessairement en proie aux deux forces ex-primées par les deux côtés du parallelogra-me , donr l’une tend fans cesse à lui faire

F arcourir la tangente de cette courbe , &autre à le retirer au centre de cette courbe.Or cette derniere force est appellée Pesan-teur. Ainsi tout corps qui est dans un mou-vement composé est nécessairement pésant,c’est-à-dire, est nécelíàircmenr animé d’uneforce qui tend à lui faire perdre ce mouve-ment , lans quoi le mouvement composén’auroit plus lieu. Cela posé, connoiíïàntl’orbire de la lune . il est ailé de trouver lecôté de la diagonale qui exprime la Pesan-teur de la lune , autrement nommée la Forcecentripète , sachant cette vérité qu’on doit àM M. Hughens & Newton. { De Fi centri-fuga , pag. 6 . Hitgenii , Opéra, Tom. II. EtPhilos. nat. Principia. Mathem. L.l.Cor. 9.Prop. 4 & 36, ) savoir, qu’w/z corps, qui faitfa révolution dans un cercle , tomberoit dansun tems donné vers le centre de j'a révolution,par la feule force centripète ( ou la Pésanteur)d'unt hauteur égale au quarré de l'arc qu'ildécrit dans le même tems , divisé par le dia-mètre du cercle. D’après cette vérité on faitce calcul.' La circonférence de la terre estde 123149600 pieds de Paris ( suivant lesmesures de M. Picard. ) L’orbire de lalune est 60 fois plus grande que celle dela terre : Cet orbite est par conléquent de739497600° pieds, & son diamètre de_z 3 5 3893840 pieds. Maintenant la révolutionde la lune autour de la terre est de 27 jours,7 heures 43', ou de 39343. Ainsi en divi-sant sorbe de 7394976000 pieds par 39343,

P E S

on trouve que la partie de l’orbite qê par-court lalune dans une minute est de 187961,Donc, suivant le théorème de MM. Hughens&c Newton , le quarté de cette partie ou decet arc qui est de 3532.9357521 étant divisépar le diamètre de l’oibe de la lune, quiest de 2353893840 pieds, on a VsfiTîtTïVs-= 15 pieds de Paris & un peu plus pourla force centripète , je veux dire pour lecôté du parallelograme qui exprime la Pe-santeur Ac la lune sur la terre. Mais la luneest un corps de mème que tous les corpsgraves dont nous éprouvons la Pefanteiu.Puiíque cela est, la cause de la gravitation decelle-ci, ne leroit elle pas la mème dans tousles corps ? C’est ce qu’il faut examiner.

Il est prouvé que la force centripète dé-croît comme le quarté de la distance. ( Voie £ATTRACTION.) Or si cette force,relie que nous Pavons reconnue dans lalune, est la Pésanteur mème des corpsgraves , il faut que ces corps parcourent picsde la surface de la terre 54000 pieds dansla premiere minute , ou r 5 pieds dansla premiere seconde , c’est à-dire , 3600 foisplus d’espace qu’ils 11’en parcourroient dansle mème tems, s’ils croient traníportés à lahauteur de la lune , puisque 3600 est lequarté de 60, distance de la lune à la terre.Et voilà justement la loi que luivent lescorps dans leur chute. Les corps tombentici bas de 1 5 pieds de Paris dans la premiereseconde. ( Foie{ CHUTE. ) Donc la mèmeforce, qui tend à faire tomber la lune fur laterre, est la cause de la Pésanteur des corps.Si l’on joint à cela les réflexions que peuventfournir faction de la force centrifuge íur laPésanteur ( Fote { PENDULE ), on avoueraqu’un. plus grand développement fur cetteforce centripète mettra entierement à dé-couvert la caille de la Pesanteur.

Pesanteur. Terme de Mécanique. C’est l’ef-fort que fait un corps pour descendre dansun espace où il ne trouve point de réíistan-ce. ( Fou ç FORCE.) Telle est la Pésanteurd’une plume dans un récipient vuide d air.C’est ici la Pésanteur absolue. La Pesanteurrespective est celle qui reste dans un corps âpresqu’il en a emploie une partie pour vaincreune résistance. Telle est la Pésanteur d’uneboule avec laquelle elle descend par unplan incliné, randis qu’une partie de sa Tc-Janteur estemploïée pour vaincre la rélistancedu plan.

Enfin , on appelle en Statique, Pesanteurspécifique, la Pésanteur qu’un corps a fousune certaine grandeur par rapport à un autre,de façon qu’il peíe plus ou moins qu unautre de même quantité de matienUi