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Tome second.
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Le filet inferieur avec l’astragale qui est au-dessus ont de saillie un cinquième du petitmodule; la doucine avec ion filet en a trois,le larmier trois Sc un tiers , le talon avecion filet en a quatre Sc demi. ( Planche L.Figure i6r. ) Ordonnance des cinq efpecesde colonnes selon la méthode des Anciens.Par M. Perrault.

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PIGEON. Constellation au-dessous du grandChien, composée de n étoiles, (Voie{ CONS-TELLATION. ) Elle ne paroît jamais dansnotra^iemisphere. M. Hevelius a représentésa figure dans son Firmamentum SobieJ'cia-nurn y Fig. C c c. Après lui M. tìallty en aobservé les étoiles. Le premier en a déter-miné la longitude & la latitude : Sc le se-cond , leur ascension droite Sc leur déclinai-son. ( Voie\ les Observations Mathématiques& Physiques, pag. 47 - )

PIGNON. C’est dans la Mécanique une petiteroue , dont la circonférence a quelques bâ-tons qu’on appelle Fuseaux , Sc dont on scsert pour ajuster deux roues de telle forteque l une puisse faire tourner l’autre. Dans lecalcul de la puissance le petit raïon du Pi-gnon reprelente le bras court du lévier, Scle raïon de la roue qui y engraine son braslong. Dans cette machine les fuseaux doi-vent toujours s'accorder exactement auxdents qui y engrainent. La groíleur des fu-seaux doit être proportionnée, non-seule-raent à la force qu’ils doivent souffrir., maisencore à la rotation du Pignon même. Carsi le Pignon tourne 8 fois avant la roue

Î |ui y engraine une feule fois , le fuseauoussre 8 fors davantage que la dent qui yengraine ; Sc il faut par conséquent que lePignon soit fort en fuseaux. II est vrai queles gros fuseaux demandent ausiì de groslesdents , Sc que celles-ci causent beaucoupde frottement ; mais on remedie à cela parla difference de la matière. Plus la matièrefera forte , plus les fuseaux pourront êtrefins ou déliés.

Lorsque les fuseaux sont mis entre deuxdisques fixés fur l’eílìeu , le Pignon est ap-pellé Lanterne. ( Vo’ie^ ce mot. )

Pignon. Terme d’Horlogerie. Petite roue quijoue dans les dents d’une grande roue. Ellea communément 4,5, 6 , 8 , Sec. coches ,qu’on appelle Alluchons , Rouets ou Héris-sons , Sc non pas dents comme aux grandesroues. ( Voie{ MONTRE, pour la figuredu Pignon. ) Le principal Pignon dans unemontre est le Pignon de renvoi. Il fait plu-sieurs tours, dent on trouve le nombre

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en faisant cette proportion : Les battemen*en un tour de la grande roue font aux bat-temens en une heure, comme les heuresmarquées fur le cadran, c’est-à-dire, com-me 1 2 ou 24 font au quotient de la rouehoraire ou de la roue de cadran, divisée

Í >ar le Pignon de renvoi , ou autrement pare nombre de tôurs que fait ce Pignon enun tour de roue de cadran.

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PILE DE HERON. Machine hydraulique in-venté par Héron d’Alexandrie. C’est unefphere avec un ruïau étroit qui forme unjet d’eau par le souffle du vent. On compo-se ainsi cette machine. Dans une fphere A(Planche XXIX. Figure 195.) on cimenteun ruïau de verre B C de façon qu’il touchepresque le fond de la fphere. Ce tuïau aune ouverture, fort petite en C. Et voilàtoute la construction de la Pile de Héron.Son effet est un jet d’eau qui fe manifestelorfqu’après avoir rempli à moitié cette sphè-re , on introduit en soufflant un autre airpar l’ouverture C du tuïau C B , qui com-primant l’autre le fait agir sur l’eau. Ainsilorsqu’on laisse l’ouverture C libre, cettepression de Pair fur Peau agit Sc la fait jaillirpar cette ouverture, jusques à ce qu’il foieaussi raréfié qu’auparavant. ( Vo'ie^ le Livrede Héron , intitulé Libri spiritalium .)Cetteinvention n’est que le fondement d’une au-tre très-ingénieuse qu’on doit aussi à Héron.( Voïe{ Fontaine de compression.)PILOTAGE. L’art de prescrire la route tPunVaisseau sur mer , Sc de déterminer le pointdu ciel sous lequel il se trouve. Un Professeurroïal d’Hydrographie , qui a beaucoup écritfur cet art ( le R. P. Peinas Jésuite ), ledivise en cinq parties, qui font Inobservationdes Astres, Pu sage de la Boussole, l’Estime,Pu sage des Cartes Marines, Sc la Correctionde la route. ( Vdieq_ les Elemens du Pilotage,pag. 1. ) En effet, ce font là les seuls pointsqui en constituent tout le fond. Car l’ob-servarion des Astres sert à connoítre la lati-tude du lieu où l’on est. ( Voïe^ LATITU-DE.) L’usage de la boussole est pour diri-ger le Navire sur Pair de vent prescrit parles Cartes Marines. ( Voieç BOUSSOLE.)On connoît par estime le chemin qu’on afait, afin de suppléer à la connoissance deslongitudes oui ne font pas praticables furmer. ( Vo'ie{ LONGITUDE & SILLAGE. )O11 se sert des Cartes Marines pour con-noître la route qu’on doit suivre. ( V 9 !eçCARTE MARINE. ) Et on corrige la routeen la comparant avec l’observation des astres