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ftfin de rectifier le jugement qu’on a portédu chemin qu’a fait le Vaisseau. Pour résumerici ces cinq parties , voici eu quoi consistetout l’art du Pilotage.
x. Quand un Vaisseau mec à la voile pourquelque endroit, on cherche fur la CarteMarine le rumb de vent qui y conduit. &on dirige le Vaisseau selon ce rumb. Si cerumb est Nord Sc Sud, alors la differenceen latitude du lieu du départ & de celui oùl’on doit arriver donne la distance de cesdeux lieux, c’est-à-dire , le chemin qu’on a àfaire pour parvenir à ce dernier. Et par Pobser-vation des Astres, pour prendre la latitudeLux differens endroits où l’on se trouve enroute, on sait le chemin qu’on a faic Sccelui qui reste à faire. Si le lieu de l’arri-vée Sc celui du départ sont situés Est-Ouest,la difference en longitude donne routes ceschoses ; 8c comme on ne peur pas déterminerfur mer la longitude , on l’a par l’estime oula mesure de la vitesse du Vaistèau. Ces deuxcas font très-simples 8c ne demandent quepeu de travail. Il n'en est pas de même decelui qu’exige la navigation d’un Vaistèaudans une route oblique. Je m explique. Onsuppose ici que Pair de vent qu’on doit sui-vre n'est ni Nord, ni Sud, ni Est-Ouest, maisentre ces airs de vent, tel qu’est le Sud-Sud-Est , Nord-Nord-Est , Est Nord-Est, Sec.ainsi que l’indique la Carte. Dans cettecourse on change à tout instant & en lon-gitude & en latitude. Malgré cela, si l’onetoit sûr de tenir toujours le même air devent, Sc qu’on sçûr exactement le cheminqu’on a fait sur cet aie de vent, il est cer-tain qu’on résoudroit le problème du Pilo-tage ( celui de déterminer le point du cielsous lequel on se trouve ) avec la mêmefacilité qu’auparavanr. Mais tout cela estfort casuel. Quelque juste que soir une esti-me , elle n’est jamais qu’estime , c’est à-dire,un jugement porté du chemin qu’on croit
? [u’a fait le Vaistèau lur lequel on est. Pouraire fond fur ce jugement, il faut avoirrecours à l’observation des astres : & c’estce qu’on appelle la correction de la route.Or cette observation ne peut donner , com-me on vient de voir , que la latitude ; onprend donc cette latitude , & on forme decette latitude connue le côté d’un trianglerectangle, dont Pair de vent est Phypothe-nuse, & l’autre côté represente la longitu-de. De sorte que toute navigation obliquedepend de la solution d’un triangle rectan-gle : ce qui se fait aisément loríqu’on con-noit trois choses de ce triangle comme on1 apprend en Trigonométrie. {Voler TRI-GONOMETRIE, ) Ces trois choses font ou
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deux angles & un côté, ou deux côtés &un angle, ou les trois côtés. Connoissantdonc Pair de vent, j’entends l’angle que faitle vent avec la ligne Nord & Sud , la lati-tude Sc l’angle droit du triangle, qui esttoujours connu , on a donc facilement lechemin qu’on a fait fur cet air de vent, &la difference en longitude. De même con-noissant Pair de vent Sc le chemin du Vais-seau , on détermine la longitude & la lati-tude de l’endroir où l’on se trouve. Enfin ,connoissant le chemin Sc la difference enlatitude, on peut connoître Pair de vent qu’onfuit. {Voiei COTE’ MECODYNAMIQUE.)
L’art du Pilotage consiste donc dans larésolution d’un triangle rectangle. ToucGéomètre sait donc le Pilotage. Pour éviterles calculs de la Trigonométrie & pour fa-ciliter aux Marins des moïens de résoudrele triangle de navigation, on a inventé dif-ferens insttumens. { Voie^ ECHELLE AN-GLOISE & QUARTIER DE REDUC-TION. ) Je renvoie pour l’origine du Pi-lotage à l’article Navigation. Mais je doisdire ici i° qu’on attribue l’invention de cctart aux Phœniciens descendus de Chanaam.petit-fils de Noé-, z° que le mot Pilotagequi signifie la science du Pilote , est tirédu terme Pilote que les Italiens croient dé-river de Pileus qui signifie Bonnet , parcequ’anciennement les Pilotes étoient Doc-teurs Sc avoient en conséquence un bonnetSc une longue robe. Le P .'Fournier, quin’est pas de ce sentiment, veut que le motPilotage soit tiré de Pile. Ce mot signifientNavire dans l’ancienne langue Gauloise ;témoin , dit il , notre ancienne façon dejouer à croix Sc à pile , expression tirée d’uneancienne monnoïe Françoise qui portoit unecroix gravée d’un côté & un navire del’aurre,comme celle des Romains portoit d’un côtélatêtedejanus Sc de PautreleNavire d 'JEnée-d’où vient le jeu semblable au nôtre : Luderecapita Navim. / Hydrographie du P. Four-nier , L. III. Ch. XXXV. ) Ceux qui ontécrit sur cet art, ont presque tous écrit sucle Pilotage. Il est vrai que quelques-unsn’ont traité que cette partie de la Naviga-tion. Tels font M. Bouguer , ( Traité completde Navigation y) Berthelot , ( Traitéde la Na-vigation y) le H.Vallois, B ougar,(Abrégé du Pi-lotage y ) ( idem ) Et le P. Peinas , ( les EIo-niens du Pilotage, Sc la Pratique du Pilotage.)
PILOTS. Terme d’Architecture hydraulique.Pieces de bois de chêne pointues Sc quelque-fois armées d’une pointe de fer , fur les-quelles on éleve un bâtiment au-dessus dePeau. La pointe des Pilots doit être ac-commodée au teirein dans lequel on veut
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