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Tome second.
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z. L'origine dc cette division en Plages estdue aux Anciens qui en comptoient peu.D’abord ce fut quatre : Solanus , point d uLevant équinoxial ; Aujìer , point du Midi ;Favonius , point du Couchant équinoxial,Septentrio , point du Nord. Dans la fuiteon en ajouta quatre autres. Et AndronicCyrreflhes voulut donner de la stabilité àcette division , en faisant bâtir à Athènesune Tour de marbre octogone, qui avoir àchaque face l’image d’une Plage. ( Voie{Cadran anemoniquk.) Ces vents étoientnommés Eiirus entre Solanus Sc Aujìer aulevant d’hyver ; Africus entre Aujìer ScFavonius au couchant d’hyver; Caurus ouCorus , entre Favonius Sc Septentrio , ScAquilo entre Septentrio Sc Solanus. Enfin ,on ajouta encore 1 6 autres, dont on trouverales noms Sc la disposition dans le Schémades Anciens, rapporté à l’article ROSE DEVENT. ( Arch. de Vitruve , L. I. Ch. 6. )

PLAN. Ce terme a en Mathématique plusieurssignifications. En Géométrie Plan est unesurface qui n’a ni profondeur ni courbure ;& dans la Géométrie-pratique, c’est un des-sein qui reprefente la distribution d’unlieu , de telle forte que les differens objetsqui s’y trouvent soient les uns des autresen des distances proportionnelles à leursituation respective fur le terrein. 11 nes’agit donc pour lever un Plan que de ré-duire le grand au petit. Or cela le fait enformant des triangles fur le terrein, Sc enfaisant des triangles semblables à ceux-là,qui déterminent la position des objets.Cette opération n’est donc qu’un composéde plusieurs opérations de Trigonométrie,par lesquelles on cherche la valeur des an-gles Sc des côtés qui font formés par ladistance des lieux. Toute l’attention qu’elledemande , c’est d’établir une grande base& la plus grande qu’il est possible , & deformer fur elle tous les triangles qu’exigela multiplicité des lieux ou des objets dif-stribués dans ie lieu dont on veut lever lePlan. Exemple. Soit representé par la figurezii (Planche XI.) un lieu, dont il faillelever le Plan. Aïant établi une base A si ,qu’on mesurera exactement, prenez avecun grnphometre ou une planchette. ( Veie^GRAPHOMETRE & PLANCHETTE),tous les angles que forment les lieux L, C,D,E,K,I, H, G, F, avec la base A si.C’est-à-dire , pour le lieu L , du point A me-surez l’angle fait par le raïon visuel A LSc la baie donnée A si. Du point B prenezde même sangle visuel A B L. On formerapar ces deux opérations un triangle A si L,dont on déterminera les côtés B L , A L par

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les réglés de la Trigonométrie , parce qu’ona deux angles si A L Sc A si L & un côtéAB connus. ( Voie{ TRIGONOMETRIE.)Procédant de même pour tous les autreslieux C , D , K, 1, &c. on formera autant detriangles qu’il y a de lieux ou d’objets situésdans le lieu dont on veut avoir le Plan.

Ces triangles étant déterminés commeon vient de voir, on les rapporte lur unpapier en formant une base a b ( PlancheXI. Figure 21 z.) de telle grandeur qu’onvoudra Sc divisée en autant de parties quela grande base A B. Sur cette base aïantformé des triangles a l b , a c b , Sc c. sem-blables aux grands A L si , A C si, Sec. Sccela en faisant les angles bal^abl> abc ,Scc. égaux aux angles BAL,AB L,ABC,&c. on a le Plan du lieu dont on di-stingue ainsi les objets avec des couleurs.On peint d’une couleur rougeâtre les mursSc les endroits où il y a des bâtimens; d’unecouleur grisâtre ou jaunâtre tous les che-mins : les parterres font distingués par unverd clair, & les bocages par un verd som-bre tel que le verd d’iris ou le verd devessie. L’eau est bleuâtre, plus foncée furJe bord qu’au milieu. O11 marque les prai-ries avec du verd de gris fort clair, danslesquelles on tire à certaines distances deslignes transversales plus foncées, fur les-quelles on met de petits points pour indi-quer le gazon. Lorsqu’on ne doit reprefenterque de simples gazons qui ne soient pointdes prairies, on n’y met ni verd de gris nide lignes transversales, on fait feulementde petits points irréguliers. On caractériséles bois avec des taches d’un verd clair

S [u’on ombre d’un côté avec un peu de verdoncé ; 8 c après leur avoir formé un con-tour leger avec de l’encre de la Chine, 011y dessine des tiges Sc route forte de petitesverdures entre les arbres. A l’égard deschamps , après les avoir distingués avec delegeres lignes noires,on les indique par deslignes parallèles ponctuées & jaunâtres. Oivmarque leurs principales bornes par degrossies lignes noires & les autres sépara-tions par des lignes ponctuées. Enfin pourterminer le Plan on met au bas 1 échellequi a servi à déterminer la distance deslieux, Sc une rose de vent pour connoîtreleur situation respective à l’égard des qua-tre points cardinaux.

Plan. Terme d’Architecture civile. C’est lareprésentation de la position des corps so-lides cj^ui composent un bâtiment pour enconnoître la distribution. ( Daviler , Coursd'Arch. Tom. il. ) Cette repiesentation fefait en'prenant les angles, en mesurant les