302 P L A
& Geometricct, de David Gregori , Liv. IF.j. Voilà les fondemens de la théorie desPlanètes ; voici le résultat & les connois-sances principales qu’on a retirés de cettethéorie. Il s’agit de savoir & la grosseur desPlanètes & leur distance de la terre. Or onconnoît d’abord que le diamètre du soleilest no fois plus grand que celui de laterre ; 308 fois plus grand que celui deMercure ; 84 fois que celui de Venus » i$6que celui de Mars, ; j que celui dé Jupi-ter 3 3 ^ que celui de l’anneau de Saturne :& que celui de l’anneau de Saturne est zfois ^ plus grand que le diamètre du globede Saturne, Comparant ensuite ce dia-mètre des Planètes avec celui de la terre,on trouve que la terre est presque 17 foisaussi grande que Mercure ; qu’elle égaleVenus en grandeur ; qu’elle est plus grandeque Mars ; en forte que le diamerre terres-tre est 1 | plus grand que celui de Mars,la terre contenant par conséquent 3 ì plus
P L A
de«natiere qpïe le globe de Mars; que Ju-piter a un diamètre 20 fois aussi grand, Scun volume 8000 fois aussi grand qirc celuide la terre ; que le diamètre de Saturne estenviron 30 fois aussi grand que le diamètrede la terre : ainsi si cet anneau forme unglobe, ce globe est 17000 fois le globe dela terre. Et le diamètre de Saturne estenviron j ; fois aussi grand que celui de laterre. Donc le corps de cette Planète est1197 fois aussi grand que toute la terre.Enfin, la terre est 39 fois aussi grande quela lune, suivant les Anciens 3 43 fois selonles Modernes, & ji selon M. De CaJJìni.
Cet Astronome a aussi déterminé les dis-tances des Planètes à la terre , en demi-diametres terrestres. ( Foie% DISTANCE.)Il me reste à donner une Table des révolu-tions des Planètes autour du soleil : c’est ceque j’ai fait en me servant des calculs deM. De la fíire,
TABLE DES REVOLUTIONS DES PLANETES AUTOUR DU SOLEIL,et de la lune autour De la terre, suivant les Tablesastronomiques de M. de la Hire.
Noms des Planètes ,
Années
Jours ,
Heures.
Min,
Saturne,
. . 29
163
-4
8°
Jupiter,
. , 11
3 M
H
12
Mars, , «
. . 1
3 11
22
22
La Terre ,
. . 0
36 ;
5
48
Venus ,
. . 0
124
1 6
40
Mercure ,
87
lî
H
La Lune autour de la
terre,
17
7
43
7. Jufqu’ici nous avons suivi le cours & lemouvement des Planètes. Quelle est main-tenant la cause de ce mouvement r E'espritest là livré à lui-même, & rien ne le guidedans la recherche de ce mouvement. Aussiles idées des anciens Physiciens font très-fingulieres. Les premiers croioient que tousles astres avoient une ame. D’autres préten-dirent que des intelligences célestes diri-geoient leurs mouvemens. Tous les Peresde l’Eglise adoptèrent ce sentiment. Inter-prétant même là-dessus quelques pasiagesde l’Ecriture, ils ne craignirent point d’a-vancer & de donner comme un article defoi, que chaque corps céleste étoit guidépar un Ange tutelaire. Mettant cette con-noissance à profit, on s’avisa d’observer fortheureusement , que de même qu’il y a septPlanètes , il y avoir sept intelligences cé-lestes qui se tenoient toujours en présencedu Trône du Très-Haut. Et tout de fuitepn çn cpnclqf quç ces i^eUigences étoieoç
Secondes,
1913
12502616
4 56 "' i 3 VI
précisément celles qui gouvernoient les Pla,netes. Il est fâcheux fans doute après uneconjecture si heureuse, qu’on n’ait pas fçualors que les Planètes faisoient leur révo-lution autour de cet astre : on n’auroit pasmanqué de placer là le trône du Créateur,& cela auroit encore donné bien du poidsà ce pieux système. Car une chose qui nui-sit à sa solidité, c’est une objection terriblefondée sur la privation de la vision béatifi-que de ces Anges , objection de nulle va-leur en plaçant le soleil actuellement letrône au centre du mouvement des Planètes,Cependant il faut avouer que cette com-mission qu’on donnoir aux Anges n’éroit pasbien relevée : c’est la remarque judicieuseque fit Lefjius. Comment concilier ce tra-vail avec T’idée qu’on a de leur occupationauprès de leur divin Maître ? Cela étoitembarrassant. Il étoit de foi, comme onvient de vojr , que des Anges gouvernoientdes PUmtcs . A force de médications, Lejfius