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Tome second.
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P O N

en introduit davantage. Et les coups etantréitérés, l’eau monte ôc coule continuelle-ment par le tuïau montant comme dans lesPompes foulantes. (VoieiPouvE foulante.)

L. Inapplication de ces trois Pompes a pro-duit & produit encore tous les jours deseffets ctonnans. On peut voir cette applica-tion dans l’ Arckitecl. Hydraul. de M. Belidor ,Tom. U. Ch. 3. On trouvera là une 1 autreforte de Pompe qui agit par la condensation&c qui est une invention plus ingénieusequ’utile. Une chose qui doit être placée ici,c’est la maniéré de disposer des Pompes pourpouvoir conduire l’eau dans les incendies.Comme on ne sauroit trop faciliter & tropcommuniquer des moïens de prevenir lesravages du feu, un détail à cet égard doitêtre préféré à tout autre. Car je ne crains pasde le repeter : Tout ce qui tend à futilitépublique doit l’emporter fur les choses plusingénieuses ; & dans le cas de choix celles cine balanceront jamais les autres dans cet Ou-vrage. Voici donc comment on peut disposerdeux Pompes foulantes pour conduire l’eaudans un endroit où le feu a pris.

ABCD, ab c d ( Planche XLVII. Figureiie>. ) font deux Pompes foulantes qui com-muniquent au fond d'une caille KHI. L’eauque la Pompe foule entre dans cette caille& elle fort par le tuïau K. A ce tuïau aïantadapté un tuïau de cuir maniable , on porte& on conduit l’eau là où l’on veut. Lemouvement de ces Pompes fe fait par fac-tion d’un lévier disposé de telle forte quequand un piston monte f autre descend.Ainsi les Pompes agissent continuellement,comme il est aisé d’en juger par la figure.M. Muschenbroeck , dans son Ejfai de Phyfi-que, Tom. II. donne la description de deuxautres Pompes à incendie.

3. La perfection d’une Pompe dépend de cestrois points. i°. Que les soupapes s’ouvrentpromptement, & qu’elles fe ferment avecexactitude. i v . Que le piston dans le corpsde pompe ne soit point exposé à de grandsfrottemens , & qu’avec cela il ne laisse passerni seau ni f air. Enfin (3 0 ) que le corps depompe ne soit pas trop large, & le tuïaudans lequel seau monte trop étroit. Car file premier n’étoit pas allez large lorsque lepiston agit avec une certaine vitesse, fa ré-sistance serost nuisible,

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PONT, LEVIS. Terme de Fortification. Pontplacé devant la porte d’une Place , Ôc qu’onéleve pour empêcher les ennemis d’entrerdans la Ville, On construit ces Ponts de dif-Tmf II,

ferentes façons. Mais en général ils ont descontre-poids aux extrémités defquels pen-dent des chaînes qui tiennent au Pont. Ducôté de la Ville les contre-poids font jointspar des pieces qui forment une croix, & c’estde leurs extrémités que pendent encore deschaînes par lesquelles on leve le Pont. 11 ya aussi des Pont levis qu’on leve avec unecorde attachée ou au milieu du devant desPonts ou à les deux côtés , Sc qui pallàncfur des poulies de laiton, situées dans lespiliers de la porte , aboutissent fur un vinda»qui lert à faire mouvoir le Pont. Souvent lePont levis ne ferme pas immédiatement laporte ; mais il en est éloigné d’une certainedistance qu’on appelle Le fojsé au loup. Cetendroit est ouvert pendant que le Pont estlevé ; & le Pont étant baille il fe ferme.

Pour lever aisément les Ponts levis on ap-plique régulièrement un contre poids à leurpetit bout. Comme ce poids tire toujoursmoins à proportion que le long bout s’éleve,M. le Marquis de l 'Hôpital a proposé dansles Actes de Leipsic ( Acla erud. ann. 169;,pag. s6. ) la maniéré de construire une lignecourbe fur laquelle le contre-poids restetoujours en équilibre avec le Pont. Et M.Bernoulli , fils puîné du grand Bernoulli(Jean), a démontré a u (si que c’étoit l’é-picycloïde qui fe forme lorfqu’un cerclefe meus fur un autre cercle. ( Voici EPICY-CLOIDE. )

P O R

PORES. Terme de Physique. Ce font de pe-tits vuides entre les particules de la matièrequi constitue chaque corps : ou bien ce fontdes espaces vuides qui règnent entre cer-tains assemblages de corps. M. Boile a faitun Traité fur la porosité des corps, où ilprouve que les corps les plus solides ont desPores. On a plusieurs expériences qui dé-montrent aux yeux cette vérité.

i°. Un sel exprimé d’un mélange dechaux vive, de vinaigre distilé, de salpê-tre, de sel marin & de soufre commun étantfondu dans un creuset de fer, pénétré paisi-blement le fer fans laisser aucune trace deson passage.

i°. Une partie de chaux tirée d’une dis-solution d’argent fin ; deux parties de su-blimé corrosif, trois d’antimoine crue misesen poudre , mêlées exactement & distilées aufeu de fable , donnent une matière bitumi-neuse métallique. Cette matière étant fon-due fur une lame d’argent épaiste environd’une demi-lignc , s’imbibe dans ce métal,& le pénétré de part en part fans y aiufer lamoindre altération, ( Mem, de l'Académie