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ver l’eau. Elle est composée de deux tuïauxSc d’un piston , qui par son mouvement saiemonter l’eau dans le tuïau , ( Architecl. deVitruve , pag. 317. ) On en attribue l’inven-tion à Ctejibius fils d’un Chirurgien d’Alexandrie qui a vécu après Archimede , & àqui on doit plusieurs machines hydrauliques.Mais depuis Ion origine cette machine abien changé de forme. Elle a même fournil’idée de trois sortes de Pompes qui ont cha-cune des avantages particuliers. La premiereagit par aspiration ; la íeconde par refoule-ment, Sc la troisième par aspiration Sc re-foulement tout ensemble. Je vais donner ladescription Sc l’usage de ces trois Pompes.Pompe aspirante. Deux tuïaux AB, C D(Planche XLV 1 I. Figure 115. ) Sc un pistonP forment cette Pompe. Le premier A B,qui est le plus grand , est appelle corps dePompe ; Sc le second C D tuïau montantou tuïau d'aspiration. Dans la jonction deces deux tuïaux est une soupape S, qui fer-me l’ouverture H qui leur est commune. Lepiston P est une elpece de cône tronquérenversé, dont la grande base est entouréed’une bande de cuir qui est évasée un peuen entonnoir vers le côté de l’ouverture su-'perieure du corps de pompe. Elle entreavec peine dans le corps de pompe quand, on y introduit le piston , dont la diamètreest de deux lignes plus petit. Ce piston estpercé d’un trou M le long de son axe, quel’on ferme d’une soupape N > faite de cuir& attachée sur le piston par une charnière.Lorsque cette soupape est abbattue elle dé-borde du trou d’un demi pouce , Sc pourqu’elle ferme plus exactement on la charged’une plaque de plomb. Enfin le piston aunequeue R P Q faite du même morceau debois dont il est composé attachée à une tigede fer P K. Aiant un peu évasé le tuïaud’alpitation afin que l’eau s’y introduise plusaisément, SC ara n t placé au-deísus de l’é-valement une plaque de tôle 11, pour que1 eau en montant s’y dépouille de ses (aletés, laPompe aspirante est construite. Telle en estla théorie Sc l’usage.
Le piston étant baille fur la soupape S ,quand on le leve on fait un vuide. A l’ins-stant l’atmosphere preste l’eau qui montedans le tuïau d’aspiration. En montant ellepoulie l’air & fait lever la soupape. Celui-cinustï condensé qu’il le peut être pour faireéquilibré au poids de l’atmosphere , l’eaune monte plus. On poulie alors le piston quicondense l’air. Cet air condensé agit furiesdeux soupapes, en terme une ( la soupape S )Sc r’ouvre l’autre N , par où il s’échappe. Enretjrant de nouveau le jsision l’çau remonte
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comme la seconde fois, &: étant parvenuedéja à une certaine hauteur , elle monte en-core plus haut dans le tuïau d’aípiration ,jusques à ce que par des coups de pistonréitérés elle entre dans le corps de pompe.Elle est là refoulée par le piston , qui en re-montant la décharge dans la cuvette quientoure le corps de pompe. Ainsi tout le jeude cette Pompe se fait par Faction de l’airextérieur Sc le mouvement des deux sou-papes.
Pompe foulante. Cette Pompe fait monterl’eau par la pression. Elle est composée d’uncorps de pompe A B C D ( Planche XLVII.Figure l 17O recourbé en C, attaché par deuxvis au tuïau montant EGF. A la jonctionde ce tuïau est une soupape S , qui s’ouvrede F en S. Le piston qui entre dans le corpsde pompe est le même que celui de laPompe aspirante, Sc les parties en généralde la Pompe foulante , font les mêmes quecelles de celle-ci. Après avoir plongé le corpsde pompe dans l’eau , on fait agir ainsi cettemachine.
Le piston étant élevé , l’eau preste la sou-pape Sc Louvre, Elle tombe dans le corpsde pompe Sc va pouster par son poids la sou-pape S qu’elle ouvre, en montant mémojusques au niveau du corps de pompe. Alorson baiste le piston. Sa soupape se ferme enpressant contre l’eau , Sc en descendant ellepousse l’eau & la fait sortir par l’ouvertureG du tuïau montant. Un second coup depiston en fait sortir davantage, Sc ainsi defuite.
Pompe aspirante et refoulante. Ce/tePompe aspire 1 eau Sc la foule ensuite. LaFigure seule de cette Pompe ( Planche XLVII.Figure zz 8 .) fait voir qu’elle est composéede la Pompe aspirante Sc de la Pompe fou-lante. ABEF est Palpitante, Sc le corpsde pompe H G N O la foulante. Après ceque j’ai dit de ces deux Pompes , il est inu-tile d’expliquer les parties da cette Pompecomposée. La figure doit parler maintenanttoute seule ; je passe donc à son mécanis-me.
Lorsqu’on leve le piston l’eau monte paraspiration comme dans les Pompes aspirantes.( Poïei Pompe aspirante.) Parvenue furla soupape S , elle la ferme par son poids.
. Le piston en descendant preste cette eaucontenue actuellement dans le corps depompe , & l’oblige de s’échapper par le tuïauH G. Celle-ci ouvre la soupape Z & montedans le tuïau I K N O. On leve le piston,alors cette eau voulant tomber ferme par sonpoids certe soupape : ainsi elle est enferméedans le tuïau. Un second coup de piston y
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