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Tome second.
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contenu dans les pores des corps refríngensIl falloir indiquer ce fluide Sc expliquer sonaction sur la lumière , Sc c’est ce que M. DeMairan a heureusement sait voir.

Le dernier système sur la Réfraction estde M. Jean Bernoulli, fils puîné du grandMathématicien de ce nom. C’est une exten-sion de celui de son pere, qu’on a vû ci-devant, chargé de quelques suppositions.D’abord M. Jean Bernoulli veut que la lu-mière ne soit autre chose qu’un composé decorpuscules parfaitement durs , Sc ainsi fansreflorr, répandus dans l’éther. Cet éther est,selon lui, un amas de petits tourbillonssemblables à ceux du P. Mallebranche. Chaue raton de lumière est enfilé par une in-nité de ces petits tourbillons. Mais commele mouvement de la lumière est un mouve-ment alternatif , M. Bernoulli veut que lespetits corpuscules qui font incapables d’unpareil mouvement, en deviennent suscep-tibles par le ressort dss petits tourbillonsintermédiaires. Or le reílort de ces tourbil-lons n’est que la force centrifuge de leursparties , mesurée par le quarté de la vitesse,divisée par le raïon du cercle qu’elles décri-vent. De-là il fuit, que quoique la vitessereste la même dans ces parties, le ressort destourbillons peut être considérablement aug-menté en diminuant ces tourbillons. Voilàjustement ce qui arrive aux petits tourbillonsqui forment la partie du raïon qui est dansl’eau ; cardans les corps diaphanes, les poresfont d’autant plus étroits que ces corps fontplus ou moins denses. De-là M. Bernoulliconclut, que les petits tourbillons qui fontdans les pores de l’eau , font plus petits, queceux qui font dans les pores de Pair; parceque l’eau, comme plus dense que l’air, a sespores plus étroits , plus petits. Les tourbil-lons contenus dans ces pores ont donc uneforce centrifuge plus grande & par consé-quent un reflorr plus vif.

Moïen nant ces suppositions Sc le principede M. Jean Bernoulli , pere , fur l’équilibreque je viens d exposer, il est aisé d’expliquerpourquoi la lumière qui passe d’un milieuplus rare dans un milieu plus dense, de l’airdans 1 eau ; puisque, suivant ce quia étédit, les milieux plus denses aïant les poresplus petits que les autres milieux , les petitstourbillons doivent être plus comprimés.Leur ressort doit donc être pins fort. Celaetant, pour qu’il y ait équilibre entre laciion de la lumière qni traverse l’eau , Sc laréaction de la lumière dans l’eau , il fautque la partie qui est dans l’eau prenne unelituation plus désavantageuse que celle quiest dans 1 air; qu elle s’approche encore plus

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afìn que par ce moïen l’équilibre se trouveentre les deux forces du raïon hors de l’eauôc dans l’eau , Sc cela au point de contact dela surface de l’eau , Sc que le raïon de lu-mière soit conservé dans lon entier. ( Disser-tation sur la propagation de la lumière , quia remporté le prix de l’Académie roïale desSciences en iy;6. ) M. Banieres a publié furla Réfraction une Dissertation qui est impri-mée à la tête de son Examen & Réfutationde la Philosophie de Newton. II faut avouer

? |ue pour un sait assez simple voilà bien desoppositions. Elles font à la vérité mises enœuvre avec beaucoup d’adreflè : mais s’ilétoit permis d’accumuler ainsi les hypothè-ses , il n’y auroit point de phénomènes dontnous ne pussions rendre raison. Je crois quecette liberté seroit dangereuse en Physique iSc que cette Science demande beaucoup decirconspection de la part de ceux qui cher-chent à connoître la cause des esters natu-ítts donc elle est l’objet. Avec tout cela,celle de la Réfraction est-elle trouvée î jen’en sçai rien. Seulement je serois fort ten-té de penser qu’elle est indiquée dans quel-qu’une des explications que j’ai dépouillées.La question presente est de deviner qu’elleest la vraïe. C’est à quoi le Lecteur curieuxpeut s’exercer. Et pour ne pas le distrairede cette recherche , je terminerai cet arti-cle en avertissant que la plupart des Physi-ciens, Sc sur-tout M. De Mairan , expliquentla Réfraction des corps comme celle de lalumière , Sc que M. D'Alembert a donné furcette Réfraction Pestai d’une théorie quimérite d’être examinée. {Voïe^ son Traitéde l'équilibre & du mouvement des suides,&c.)

( Pour l’explication de l’apparence de la Ré-fraction ou des courbes refractoires, voie^REFRACTOIRE. )

Réfraction astronomique. C’est la Ré-fraction qui se sait dans l'air, Sc qui fait pa-roître le soleil & les astres plus élevés qu’ilsne font effectivement. ( Voie^ CREPUS-CULE. ) C’est ainsi que quelques MarinsHollandois aïant passe l’hyver derriere laTartarie » virent, après une nuit de troisjours , le soleil au Midi qui étoit encore àquelques degrés au-dessous de l’horison. O11lit dans un livre intitulé : Refraclio folis inoccidii in fepterurionahbus oris aliquot ob-fervationìbus ajlronomicis détecta , quelquechose de fort remarquable à ce sujet queCharles XI. Roi de Suede, avoit observélui-même à Torneo l’an 1694 entre le 14Sc le iy Juin : savoir que le soleil ne s’ycouchoit point’, quoique lahauteur du pôlene fût que de 6;", 4;'. On a depuis observece phénomène, Sc le 14 Juin de TannéeA a a ij