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Tome second.
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de l’Académie de 1739. Tel est le système deNewton sur la Réfraction , je dis systèmeou hypothèse, parce que je regarde cettevertu attractive qui est peut-être vraie,comme non géométriquement démontrée.M. Bernoulli en pense de même , & là-deísus il a donné une nouvelle explicationdu phénomène qui nous occupe. La voici.

Aiant suppose deux loix dc mouvement,dont lapremiere est que la réaction est tou-jours égale à faction ; & la seconde , quelorsque deux forces égales ou inégales agil-sent librement l’une sur l’autre, elles sedisposent de telle façon que leurs puissancesfont égales , en forte quelles parviennent àl’équilibre ; aiant supposé , dis je ces deuxloix, M. Bernoulli explique suivant les ré-glés de l’équilibre, la Réfraction &c la pro-portion constante qui se trouve entre lessinus des angles d’incidence & les sinus desangles de Réfraction. Soit le plan C D{ Planche XXXIV. Figure 600. ) qui sépareles deux milieux l’air X de seau Z. Qu’unraïon L O tombe obliquement sur ce plan ,& qu’il se réfracté selon la direction O b,11 est évident que ce raïon est repoussé deb en O par la résistance du milieu dans le-quel il te trouve , & cela avec une forceégale à celle qu’il emploie pour surmontercette résistance. De même le raïon O L, quiest dans l’air , est repoussé de O en L avecnne force égale à celle dont il a besoin poursurmonter la résistance du milieu X que jesuppose être de L vers O ; parce que fac-tion est toujours égale à la réaction. Le pointO est donc en proie à deux forces inégalespuiíqu’elles font proportionnelles aux ré-sistances ou à la densité des milieux. L’unede ces forces, celle du milieu X, tend à luifaire parcourir la ligne O D , & la secondela ligne O C.

Mais puisque ces forces agissent librementTune fur l’autre , il faut (suivant la secondeloi, ) qu'elles se disposent de telle maniéréqu’elles parviennent à f équilibre r ce quin’arriveroit pas si le raïon O L continnoitde fe mouvoir en passant l’air dans seau ensuivant la direction L B. Ainsi la force B Orestant toujours la même, elle doit êtreappliquée moins avantageusement que laforce LO, afinque par là ces deux forcesinégalés puiflent parvenir à f équilibre. Pourcela il faut qu elle ait la direction moins ho-rifontale, ou ce qui revient.au même, qu’elle^pproche de la perpendiculaire R S. Et1 équilibré fera parfait lorsque le raïon O Baiant pris la situation O b, le sinus de san-gle de Réfraction S O b est au sinus de san-gle d incidence R O L. comme.la résistance î

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du milieu X à celle da miHeu Z. ( Jetatruditorum 1701, pag. ,9. ou BernoulliOpéra , Tom. I. ).

Cela est fort bien trouvé : il ne s’y pré-senté qu’une seule difficulté : c’est la suppo-sition que seau résisté plus au mouvementde la lumière que f air. Et- si cela est, pour-quoi la lumière aecelere-t-clle son mouve-ment en traversant seau. Il semble que cetterésistance devroit au ctíntraire le diminuer.

Moïennant ces objections il ne reste deces systèmes que des efforts , & la cause dela Réfraction est encore inconnue. Pour tâ-ches enfin de la développer , M. De Mairanpersuadé par de bonnes raisons, que lesparties propres des corps ne font pas le sujetde la Réfraction de la lumière f attribue àun fluide très-fubtil, qui non - seulementremplit les pores de tous les corps, mais quienvelope encore ces corps , formant autourd’eux une efpece d’atmofphere. C’est cefluide , qui suivant M. De Mairan , produitles Réfractions . Cela revient à tout autremobile qui se détourne de son chemin à larencontre d’un nouveau milieu. Ce détourest plus considérable dans f air, parce qu’ily a moins de ce fluide réfringent dans seauque dans l’air ; dans seau moins que dans leverre , & en général moins dans un milieuplus dense que dans un milieu plus rare.Ce fluide admis, la Réfraction est fort aisée àexpliquer. Le mouvement oblique du raïonest composé de deux mouvemens l’un hori-fontal & f autre vertical. Le premier estconstant : mais dès f instant que le raïonentre dans seau, le mouvement vertical de-vient plus considérable; & la diagonale quefuit alors le raïon de lumière doit donc s’ap-prochef davantage de la perpendiculaire.( Vole^ les Mémoires de VAcadémie roïaledes Sciences de Paris de 1712 & 1713. )

Voilà jusqu’ici la seule application quis’accorde avec les phénomènes de la Ré-fraction. M. Carré , de f Académie roïale desSciences, avoir déja pensé que l’air étoit leseul corps preméable à la lumière; & queles autres corps n’étoient transparens qn’enconséquence de f air qui étoic dans leurs po-res. D’où il concluoie que l’air présentoir àla lumière des chemins d’autant plus aisésqu’il étoit plus comprimé , & il étoit d’au-tant plus comprimé dans les pores des corpsque ces corps étoient plus denies. Ainsiseau devoir être félon lui un milieu plusaisé pat rapport à la lumière que Yûc.{Hifì.del'Académie roiale des Sciences, ann. 1702.)Ce si'étoit là qu’une idée très-imparfaite ;mais qui prouve que M. Carre admettentpour cause de la Réfraction un certain fluide