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S A G
AGITTAIRE. Nom de la neu-vième constellation du zodia-que. On y compte $1 étoiles,( Foui CONSTELLATION )dont la longitude & la latitu-de font marquées dans le Pro-drom. Afìronom. d’ Hevelius ,pag. 199. Cec Astronome donne la figurede la constellation même dans son Firma-mentum Sobiefcianum , fig. K k, ainfi queBayer dans son Uranometria , figure F f.
Selon la tradition des Poetes, le Sagittai-re est Crotus , fils d 'Euphemene , grand chas-seur , bon cavalier & habile Poete. Jupiteraiant voulu exprimer ses qualités dans unmême sujet, l'a changé moitié en cheval &la transporté dans les cieux parmi les astres,armé d’un arc & d’une fléché. Schiller donneà cette constellation le nom de St Mathieui’Apôtre , Hartsdoffer celui d’Ismael , &Feigel en forme la croix des armes deTreves. Les autres noms de cette constella-tion soit latins ou grecs, &c. font, Arcite-nens y Arcus , Capellœ Tehutt, Centaurus ,Chiron , Croton ou Crotus , Elkaufa , Elcusu ,Eumenes , írvoyiK , Philirides, Sagiua ar-mi applicata , Sagitti potens , Semi-vir,Thcjjalicœ sagittœ.
5 AGMA. Etoile de la cinquième grandeur aubas de l’aîle du Pégase. Quelques Astrono-mes la nomment Sa/ma.
S A I
SAILLIE. Terme d’Architecture Civile. C’estla mesure ou la distance de laquelle unepartie d’un Ordre Sc chaque membre enparticulier s’avance fur l’autre en comptantdepuis l’axe. Les Saillies des membres fontproportionnées à leur hauteur, excepté dansles plate-bandes, ausquelles on donne pourSaillie la hauteur du liteau, Sc excepté en-core la plate-bande qui est une partie esscn-tielle de la corniche Sc qui a toujours uneSaillie extraordinaire,
Tome II,
SAP
SAPE. Anciennement on entendoit par cemot un tfreux fait au pied d’un ouvrage pourle renverser. Aujourd’hui la Sape signifieune tranchée profonde que l’on fait en terreen la coupant par degrés de haut en bas ;de forte qu’elle ne couvre les hommes quede côté. Ainsi pour se mettre à couvert paren haut, on se sert de claies couvertes deterre ou de bon madriers, Scc. Voici com-ment ce travail se conduit. L’ouvrage étanttracé & les Sapeurs instruits du cheminqu’ils doivent tenir, on garnit la tête degabions, fascines , sacs à terre, ôcc. Onperce ensuite la tranchée par une ouvertureque les Sapeurs font à l’endroit qui leur estindiqué. Après cela le Sapeur qui est à latête commence à faire place pour le premiergabion , qu’il pose sur son plan , Sc qu’iiarrange avec un croc, une fourche, de fa-çon que la pointe des piquets des gabions ,débordant le sommet, puifle tenir les fas-cines dont on la charge. L’aïant enfin rem-pli de terre , en se tenant un peu en arriérépour ne pas se découvrir, le même Sapeurpose un second gabion sur le même aligne-ment, qu’il arrange Sc remplit comme leprécédent. Vient un troisième, un quatriè-me , &c. Cependant ce Sapeur creuse laSape 1 pied 5 de large sur autant de pro-fondeur, laissant une berme de 6 poucesau pied du gazon , Sc formant un talut dixmême côté. Le second reprend ce travail.Il élargit ces 6 pouces Sc creuse autant enprofondeur : ce qui donne deux pieds enlargeur Sc en hauteur. Le troisième & qua-trième Sapeurs creusent chacun d’un demipied Sc élargissent d’autanr » Sc réduisent laSape à trois pieds de prondeur Sc autant delargeur par le haut ; ce qui est la mesurequ’on donne à la Sape. ( Voie? le Traité deVAttaque & la Défense des Places , pat M*De Vaubany Ch. FII. )
SAR.
SARTAI. Nom des trois étoiles notables qui
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