SON
ainsi que la lumière des corps durs. Il Tetrouve embarrasse dans ses mouvemens, Scil est réfracté en paflànc par un milieu plusdense. Mais il différé de la lumière en ceque celle-ci fe propage toujours en lignedroite, au lieu que le mouvement du Sonest presque toujours curviligne.
7 Ç . Le Son différé de la lumière en ceque les vents ou autres mouvemens sembla-bles de l’air affoibliffent beaucoup le Son ,tandis qu’ils ne produisent aucun ester furla lumière. Car le P. MerJ'ene a trouvé parle calcul, que le diamètre de la fphered’activitc du Son , entendu quand il souf-fle un vent contraire, n'est gueres que letiers du diamètre de son activité lorsque levent est favorable.
8°. Il ne faut qu’une très-petite portionde matière pour réfléchir les raïons de lu-mière , ainsi qu’on le voir évidemment dansde petits morceaux de miroir. Mais il paroicnécessaire qu’un corps ait d’affez grandesdimensions pour être en état de renvoïerle Son ou de faire un écho.
9°. On a observé par rapport à la refle-ction des Sons, que si quelqu’un est fortproche d’un corps réfléchissant, & que leSon ne porte pas bien loin , on a observé,qu’il n’est pas possible d’entendre l’écho,quoiqu’il y en ait un. La raison de cela est,que le Son direct 8c le Son réfléchi entrentpreíque en même-tems dans l’oreille : maisalors le Son paroît plus fort qu'à l’ordinaire& dure plus long-tems , sur.tout lorsque la•reflection vient de differens corps à la fois,comme d’arches, ou de lieux voûtés : cequi produit un Son confus. Voilà pourquoifans doute les corps concaves rels que lescloches ( tout le reste étant égal d’ailleurs )font plus propres à produire de grands Sons8c des Sons clairs & distincts. Car dans lescorps de certe forme, 1 e Son est réfléchifort souvent & fort rapidement d’un côté àl’autre , ou d’une partie de la concavité àl'autre. Et la cloche, suspendue en liberté , jproduit ces grands rremblemens ou frémissemensde tous les corps concaves , frémiíse-mens qui déterminent le Son à durer, juf-qu’àce qu’ils ceffent entièrement.
io°. C’est une chose fort remarquable queles Sons grands ou petits, le vent étant con-traire ou favorable, se font entendre enmême-tems, pourvu qu’ils partent de lamême distance.
ii°. Quand l’air est agité de quelquemaniéré que ce soit, il en naît un mouve-ment analogue à celui d’une onde sur lasurface de seau. On peut donc appeller cemouvement une ondulation de l’air.
Tome II,
n°. Le mouvement de ces ondulationsest comme celui d’une fphere , qui s’écendprécisément de la même maniéré que lesondes se meuvent circuláirement fur la sur-face de seau.
i z". Quand une ondulation se fait dansl’air par-tout où elle passe, les particules del’air cedenr leur place 8c la reprennentexerçant des allées 8c des retours dans unespace fort court.
14 0 . Par-tout où les particules ambiantesne font pas à égale distance, le mouvementqui procede de l’élasticité, détermine lesparticules les moins distances à se mouvoirvers celles qui font les plus éloignées. Voilàpourquoi on voit s’engendrer de nouvellesondulations, quoique le corps qui agitoitl’air ait cessé son mouvement.
iQue l’air foie plus ou moins agité,les ondulations se font ou se propagentavec la même vitesse.
1 6°, Que les ondulations soient grandesou petites, elles ont toujours la même vi-tesse.
i7 u . Dans les ondulations les quarterdes vitesses font en raison inverse des den-sités. Quand la densité reste la même , maisque l’élasticité change, les quatres des vi-tesses des ondulations font comme les de-grés de l’élastìciré. Si ^élasticité 8c la densitéfont differentes » ses quartés des vitesses desondulations font comme les degrés de l’é-lasticité. Si la densité 8c l’élasticité font dif-ferentes, les quarrés des vitesses des ondu-lations seront en raison composée de laraison directe de l’élasticité 8c de l’inversede la densité. Enfin , si la. densité Sc l’élasti-cité augmentent ou diminuent, la vitessedes ondulations ne sera point changée. D’oùil fuit, qu’il ne faut pas juger que la vi-tesse des ondulations est changée par lavariation de la hauteur de la colonne deMercure, qui est soutenue dans un tubevuide d’air, 8c cela par la pression de l’at-mosphere. En effet, les ondulations se fontavec la même vitesse au haut comme au basde la montagne.
18". Les ondulations se font avec plus devitesse en été qu’en hyver.
19 0 . En déterminant la hauteur de l'at-mosphère Sc la supposant par-tout d unedensité égale à celle de l’air , qui est prochede la terre , la vitesse des ondulations seraégale à celle qu’acquereroit un corps en tom-bant de la moitié de cette hauteur.
io°. La vitesse du Son est la même quecelles des ondulations qui frappent l’o-leille.
ti 0 . En général la vitesse du Son est uni-F f f