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Tome second.
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SOUTENDANTE. C’est la même chose quela corde d’un arc. ( Fou\ CORDE. )

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SPECIFIQUE. On caractérisé ainsi en Physi-que tout ce qui est particulier ou propre àcertaine espece de choies Sc qui les distin-gue de toutes les autres choses de disterensgenres. Auffi les Logiciens veulent ils quepour avoir une bonne définition , on y saisieentrer toujours la disterence Specifique.

SPECTACLE PYRIQUE. C’est le nom qu’ondonne aux spectacles des feux d’artificesqu’on fait jouer dans les lieux enfermés &couverts. Ce spectacle est nouveau. Dèsl'origine des Opéra , des Comédies, on avoirbien introduit dans les salles de ces spec-tacles quelques artifices pour representer lafoudre , les éclairs , des incendies de peu dedurée, ou des bruits de ícopetteries : mais cen’est que depuis i j ou 14 ans qu’on a trou-vé le tnoïen de donner dans ces salles devéritables feux d’artifice. On doit cette idée& son heureuse exécution à MM. Ruggieri,Artificiers Bolonois. Comme on ne peut pasy faire jouer des feux d’artifice qui s’éleventen l’air, tels que des fusées volantes, desbalons , Sec. on est contraint de n’y emploïerque des artifices fixes dans leur place, oumobiles autour d’un centre. Et ce n’est qu’envariant ces deux feux , qu’on peut formerun feu d’artifice dans un lieu couvert. Cequi ne donne que des soleils > des girando-les , des piramides, des berceaux , des fon-taines en jets ou en cascades, des roues,des globes, des poligones en pointes, desétoiles , Sec. Tout cet assortiment ne de-mande que la connoifsiancc de l’art des ar-tifices & de l’intelligence. Il n’en est pas demême de la maniéré de communiquer lefeu des artifices fixes aux artifices mobiles.C’est un secret que MM. Ruggieri parois-soient s’être réservé, qui a été découvertpar M. Perinet d'Orval j & dont cet Auteura fait présent au Public. Voici donc d’aprèslui en quoi consiste le fondement des feuxqu’on a admirés fur le Théâtre de la Comé-die Italienne.

Le corps de la machine reprefenté par lafigure 60;. (Planche XXXVII.) est une es-pece de roue de bois fans jantes qui entredans un long bâton cilindrique qui lui sertcomme d'axe. Cet axe est en partie quar-té Sc en partie rond. La partie ronde estbien polie & même graissée de savon. On at-tache cet axe par le mote n d une croix de ferK K K K , Sc il est destiné à porter tout l’en-semble de la machine. La premiers roue de

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bois A qu’ellc porte d’abord a un mote ucilindrique , percé dans ía circonférence dedouze mortoiles. Dans ces morroiíes fontlogés douze rais R , R , Scc. Une autre pie-ces B entre dans ce moïeu, autour duquelelle peut tourner. Elle est destinée cettepiece â porterune girandole pentagone ou unsoleil tournant. ( Pbîe{ Soleil terme d’ar-tifice.) Un second soleil tournant est ajustésur 1 axe par le m oie n d’un second moïeu.Enfin un coulant D sert à fermer Sc à con-tenir tous ces soleils dans l’axe où ilsfont enfilés Sc ajustés. D’abord le premierest mobile ; le second fixe ; le troisième mo-bile, Scc. ainsi alternativement un mobile& un fixe. Il ne s’agit plus pour faire jouercet artifice que de communiquer le feu dessoleils fixes aux mobiles, ce qui s’exécuteavec des ctoupilles logées dans les rainuresdes rais , lesquelles lancent leur feu enfinissant sur le fond du couvercle du tourni-quet. De-là le feu fe communique au boucdes fusées des jets qui doivent faire piroueterle soleil tournant, Sc cela par une étoupillequi partant du fond de la boete est con-duite à couvert au bout des jets , crainteque le feu ne puiíse être porté d’aucune partque par le canal de communication. Par cetarrangement il est évident, 1 0 que les porte-feuxaïant un de leurs bouts découvert, maisdans un enfoncement bien caché, ne cou-rent pas risque de prendre feu trop tôt ;i°‘ qu’ils ne peuvent manquer de commu-niquer leur feu à l’étoupille , qui est au fondopposé du moïeu du soleil tournant auquelils ne touchent cependant point, parce qu’iln’y a que quatre ou cinq lignes d’intervalle.Ainsi on conçoit aisément que dans \c Specta-cle pyrique, dont j’ai donné la description,ía derniere fusée de la premiers piece ,qui est un soleil tournant, venant à finirporte, par une rainure, le feu à deux porte-feux cachés fous une boete qui engrainedans celle de la tête du moïeu d’un soleilfixe. Le premier soleil mobile finiístnt lesoleil fixe s’allume. Celui-ci fini , communi-que son feu à la boete pratiquée dans la têtede son moïeu, Sc ses porte-feux lancent leurflamme au fond de celle du second soleiltournant : ainsi de suite jusques à la der-niere roue. On conçoit après cela qu’engarni fiant différemment ces soleils rournansSc ces mobiles de divers artifices , Sc en co-lorant même les feux, cette variété defeu fixe Sc de feu mobile , peut former unspectacle a fiez brillant : fur quoi on peurconsulter Y Essai fur les feux d’artifice , parM. P. d'O , Sc le Traité de M. Fréter lurla même matière,

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