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Tome second.
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4rr SUD

Sud-Ouest. Plage qui tient le milieu entrele Midi & l’Occident. Le vent qui soufflede ce côté porte le même nom, en latinceux d'Africus , Notolybicus , Notorephyrus.

Sud-Ouest quìir t a l’Ouest. Nomde la Pla- 2.gc qui est; à 43'du Midi à l’Occident.C'eít aussi le nom du vent qui souffle dece côté qu’on nomme en latin Hypafricus ,Hypolibs , Subvefperus.

Sud-Ouest quart au Sud. Plage qui décli-né de 33°, 4s‘ de l’Occident au Midû Levent qui souffle de ce côté porte le mêmenom , Sc en latin celui de Mefiolibonotus.

Sud quart auSud Est. Nom 8c de la plagequi est à 1 t p , 15' du Midi à l’Orient, Scdu vent qui souffle de ce côté, connu aussisous le nom de Mcfophcenix.

Sud quart au Sud Ouest. Plage qui estaii°, 1 s' du Midi à l’Occidenr, Outre cenom, le vent qui souffle de ce côté est en-core connu sous celui d ’ Hypolibonotus ouAlsanus.

Sud-Sud-F.st. Nomde la Plage de n°, 30'du Midi à l’Orient, 8c du vent qui vientde cette partie du monde qu’on nomme aussiGangeiicus , Ltuconotus , Phcenicias.

Sud Sud-Ouest. C’est la Plage qui décline de21°, 30' du Midi à l’Occident. Le vent quisouffle de ce côté porte le même nom , &en latin ceux de Aujlro Africus , Libonotus,Notolybicus.

S U I

SUITE ou SERIE. Ce mot pris en lui-mèmesignifie un assemblage de choses qui procè-dent par ordre. En Algèbre on ajoute à cemot celui d 'infini , & l’on entend par fuiteinfinie certaines progressions de quantités,qui marchant par ordre , Rapprochent con-tinuellement de la quantité que l’on cher-che , &: parviendraient enfin dune égalité jparfaite à cetre quantité fi on les continu ità l’infini. Ainsi aïant trouvé quelques ter-mes d’une Suite , on peut en ajouter autantd’autres qu’on souhaite. Telle est la Suite1 1 1 t t

— -+• —— -4— ——H ' -H j OlC.

1X1 3x4 4X$ ;xb

On peut sommer une Suite infinie quelcon-que si les termes de cette Suite sont ex-primés par une fraction , dont les facteursdu dénominateur sont pris d’une progressionarithmétique quelconque ; Sc si le numéra-teur est un multinome dont les dimensionssont plus petites au moins de deux degrésque celles du dénominateur. On distingueles Sériés en Sériés convergentes Sc en Sériésdivergentes. Les premieres sont celles où lestermes décroisient continuellement, Sc les

S U I

secondes celles où les termes croissent con-tinuellement. On trouvera l’ufagc des Suitesaux articles APPROXIMATION Sc FOR-MULE.

Nicolas Mercator , natif de Holstein,mais quia vécu en Angleterre, est le pre-mier qui a fait voir de quelle maniéré 012eut trouver les quadratures des lignes cour-es par le moïen des Suites infinies , nepouvant les trouver autrement, ( Noïei faLogarithmotechnia publiée en 1668. ) II estvrai qu'il ne donne qu’un seul exemple deshyperbole. Dans cet exemple la Suite in-finie procede par une efpece de division.M. Newton a appliqué cetre méthode àplusieurs exemples. Il a sor-tout cherché lesSuites infinies par l’exrraction des racines( l'ou{ ses Lettres dans le Tome III. desŒuvres de Wallis , Sc son Analyfinper quan-titatum J'eries fluxiones ac différencias , pu-bliée par W. Jones 1711.) M. Leibnitç a in-venté une autre méthode de trouver desSuites infinies pour déterminer les aires deslignes courbes, dont on ne peut trouverexactement la quadrature, (Cette méthodoest dans les Lettres écrites à M. Newton , im-primées dans le Tome III. des Œuvres deWallis t Sc dans les Acla eruditomm desatinée 1702 , page 210. )

Voilà au vrai l’origine 8c le progrès desSuites infinies. Cependant M. Jean Keil ,Professeur d’Astronomie à Oxforr, prétendqu’on la doit à M, Newton plutôt qu’à M,Mercator. La raison sor laquelle ce fameuxDisciple de Newton se ronde est , queMercator n'avoir fait autre chose que dé-montrer par le moïen de la division desSuites infinies publiées par Wallis dans sonArithmétique des infinis ,Sc dont Brounckers’étoit servi pour la quadrature de l’hyper-bole dans les Tranjacticns Philosophiques del'année 1668. mois d’Avril. Mais les Parti-sans de Mercator reprochent à Keil d’avoirpassé sous silence la datte de la Logarithmo-technie , qui peut seule faire connoître si Mer-cator est véritablement ['inventeur des Sui-tes. Or dans les Transactions Philosophiquesdu mois de Mars de satinée 1668, où l’onannonce le Livre de Jacques Gregori , intitulé,De vera circuli & hyperbole: quadratiira , ilest rapporté que la Lngari:hmotechnie deMercator étoit sous presse , Sc on se lert determes qui font présumer que ce Livre avoirété déja écrit depuis quelque tenis, 8cmême vû de plusieurs personnes. Dans lemois d’Avril suivant on publia le Traité dela Qjuadrature dC /’ hyperbole de Brouncker ,dans lequel il emploie une Suite infinie ,mais qui n’est pas démontrée de la maniers