DE Mr. LEIBNITZ. 9
qui se sont faites dans cet espace deteins, il auroit porté la Philosophietout auíïï loin qu’aucun de ceux qui sesont fait en général la plus belle & laplus juste réputation.
Kuhnius n’étoit pas à beaucoup près caractc-de cette force. Peu habile dans tou- re detes les autres Sciences,il savoit feule- Kuhniusment autant de Mathématiques qu’il Maître'*en fuioit pour les enseigner à des Eco-liers: exemple qui n’est ni rare dansaucun tems, ni particulier à un seulpais- Pu reste, génie obscur & bor-né, M. Leibnitz lui fut bientôt plusutile, qu’il ne le fut à M. Leibnitz.
II est aisé de concevoir que M. Leib- m. Leib-nitz s’attacha principalement ou uni- mrzí’at-quement à Thomaíius. Le premierconseil qu’il en reçut,fut d’apprendre fhématî-les Mathématiques, & la Langue deques.l’Ecole,íans laquelle on se trouve sou-vent arrêté dans la leéture des Ecritsde ceux même d’entre les Philosophesmodernes qui ont affecté le plus de s’enéloigner, M. Leibnitz goûta cet avis, Et z,,& fa propre expérience lui en a volt rhiioso-déja fait sentir la nécessité; car quoi- P 1 ”® squ’il sût assez bien la Langue Latine, f^que! *il n’entendoit rien aux Ecrits de Des-cartes, ai à ceux de quelques autresAuteurs qu’il avoit trouvés dans unebonne Bibliothèque que son Pere avoitlaissée, & qui étoit la portion la plus
00 5 Pré-