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L A V I E
pour ce qui est des Problèmes, il n’agarde d’en proposer à M. Me w ton,
{ misqu’il ne voudroic pas s’y engagerui-même quand on lui en propoferoit.Qu’à l’âge oii M. Newton & lui fontparvenus, ils peuvent tous deux s’endispenser ; mais qu’ils ont des amis quiy peuvent suppléer à leur défaut. Quepar cette raison il ne vouloit pas en-trer dans le détail de ce que M. New-ton dit un peu aigrement contre faPhilosophie, parce que ce n’en étoitpas le lieu.
,, Si M. Newton (poursiiit-il) veut„ que j’avoue & que j'accorde, ce que„ j’ai avoué ou accordé il y a quinze„ ans, on devroit en attendre autant„ de lui. Car il y a maintenant quin-,, ze ans, que dans la premiere Edi*,, tion de ses Principes , il m’accorda„ l’Invention du Calcul des Differen-„ ces indépendamment de la sienne;,, & depuis il s’est avisé, je ne sai„ comment, de faire soutenir le con-,, traire— Quand il allégué les Let-„ tres, & Paifages', oh j’accorde qu’il„ a eu un Calcul approchant ale mon„ Calcul des Differences , il pourra„ bien se souvenir,qu’il m’en a accor-„ dé autant; & s’il lui est permis de„ se rétracter, pourquoi ne me sera-t-„ il pas permis de le faire aussi, fur-,, tout après les vérisimilitudes que M.
Ber-
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