70 Discours de 1a Conformité'
Pour cet effet nous avons besoin d'une réponse quisoit aussi évidente que Vobjection. J’ai déja montréque cela arrive lorsqu’on niedes prémisses; maisqu’au reste il n’est point nécessaire que celui quisoutient la vérité du Mystère avance toûjours despropositions évidentes , puisque la these princi-pale qui regarde le Mystère même n’est pointévidente. 11 ajoute encore : S'il faut répliquer Udupliques, nms ne devons jamais demeurer en res-te , ni prétendre que nous soyons venus d bout ienotre dessein , pendant que notre adversaire nousrépliquera des cboses auffi évidentes que lesauroientêtre nos raisons. Mais ce n’est pas au soutenantà alléguer des raisons; il lui suffit de répondre àcelles de son adversaire.
79 - L.’Auteur conclud enfin : Si Von prétendaitque faisant une objection évidente , il se doit payerd’une réponse que nous ne pouvons donner que com-me une chose possible , que nous ne comprenonspas, onseroit injuste. 11 le repete datis les Dia-logues posthumes contre Mr. Jaquelot, p. 69 . Jene fuis point de ce sentiment. Si l’objection é-toit d’une parfaite évidence , elle seroit victo-rieuse , & la these seroit détruite. Mais quandl’objestion n’est fondée que fur des apparences,ou fur des cas qui arrivent le plus souvent, &q*e celui qui la fait en veut tirer une conclusionuniverselle & certaine; celui qui soutient le Mys-tère peut répondre par l’inslance d’une simplepossibilité, puis qu’une telle instance suffit pourmontrer que ce qu’on vouloir inférer des pré-misses n’est point certain ni général ; & il suffit àcelui qui combat pour le Mystère, de maintenirqu’il est possible , sans qu’il ait besoin de main-tenir qu’il est vraisemblable. Car , comme j’aidit souvent, on convient que les Mystères font
contre