74 Discours de la Conformité*
ment sur les Manichéens , qui se trouve à la finde la seconde édition de son Dictionnaire. Pourune plus ample satisfa&ion des Lecteurs les plusscrupuleux , je veux bien déclarer ici (dit-il, p.3148.) que par-tout où l’on verra dans mon Diction-naire que tels ou tels argumens font insolubles , jene souhaite pas qu’on Je perjuade qu’ils le j'o-nt effec-tivement, ffe ne veux dire autre chose ,Jinon qu'ilstne paroijfent insolubles. Cela ne tire point à consé-quence : chacun se pourra imaginer , s’il lui plaît ,que j’en juge ainsi, à cause de mon peu de pénétra-tion, Ce n’est pas cela que je m imagine, ta gran-de pénétration m’est trop connue : mais je croisqu'aiant tourné tout son esprit à renforcer lesobjections, il ne lui est pas resté assez d’attentionpour ce qui sert à les refondre.
85. Mr. Bayle avoue d’ailleurs dans son Ou-vrage posthume contre Mr. le Clerc, que les ob-jections contre la foi n’ont point la force des dé-monstrations. C’est donc ad hominem seulement,ou bien ad hommes, c’est-à-dire par rapport à Té-tât où le Genre-humain se trouve, qu’il jugecesobjections insolubles & la matière inexplicable.11 y a même un endroit où il donne à entendrequ'il ne désespéré pas qu’on en puisse trouver lasolution ou T explication ,& même de nos jours.Car voici ce qu’il dit dans fa Réponse posthumequ’il a faite à Mr. le Clerc (p. 35.) Mr. Bayle apu esperer que son travail piquerait cTbonneur quel-ques uns de ces grands genies qui forment de nou-veaux systèmes , b qu'ils pourraient inventer undénouement inconnu jusqu’ici. II semble que parce dénouement il entend une explication du Mys-stere , qui iroit jusqu’au comment : mais celan’est point nécessaire pour répondre aux objec-tions.
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