ET LA LlBERTE' NE l’HoMME. I. P. 8?
matique combinées par M. Hofman. Un Véné-rai d’Armée fait quelquefois une faute heureuse,qui cause le gain d’une grande bataille : & nechante-t-on pas la veille de Pâques dans les E-glises du Ilit Romain,
O certè necefsarium Adœ peccatum ,
Quod Cbrijii morte deletum ejl !
U f elix culpa , quœ talem ac tantumMeruit babere Redemptorem ! •
n. Les illustres Prélats de l’Eglife Gallicane,qui ont écrit au Pape Innocent XII contre le Li-vre du Cardinal Sfondrate fur la Prédestination,comme ils font dans les principes de S. Augus-tin , ont dit des choses fort propres à éclaircirce grand point. Le Cardinal paroit préférer Pé-tât des Enfans morts fans baptême , au régnémême des Cieux ; parceque le péché est le plusgrand des maux , & qu’ils font morts innocensde tout péché actuel. On en parlera davantageplus bas. Meilleurs les Prélats ont bien remar-qué que ce sentiment est mal fondé. L’Apôtre(disent ils) Rom. III, 8. a raison de désapprou-ver qu’on fasse des maux asm que des biens ar-rivent: mais on ne peut pas désapprouver queDieu par fa suréminente puissance tire de la per-mission des péchés des biens plus grands, queceux qui font arrivés avant les péchés. Ce n'estpas que nous devions prendre plaisir au péché ;à Dieu ne plaise ! mais c’est que nous croyons aumême Apôtre, qui dit (Rom V, 20.) que làoù le péché a été abondant , la grâce a été sur-abondante : & nous nous souvenons que nousavons obtenu Jésus Christ lui même à l'occasiondu péché. Ainsi l’on voit que le sentiment deF 4 ces