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Tome premier.
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ET LALiBERTE' DE L’IIoMME. I. P. I3J

ji’arrivent que par l’aífistance de ces, moyens,si ces évenemens étoient nécessaires, les moyensseroient une partie des causes qui les rendroientnécessaires ; puisque l’expérience nous apprendque souvent la crainte ou l’espérance empêche lemal, ou avance le bien. Cette objection ne dif-féré donc presque en rien du sophisme paresseuxqu’on oppose á la certitude, aussi-bien qu'à lanécessité des évenemens futurs. De forte qu’onpeut dire que ces objections combattent égale-ment contre la nécessité hypothétique, & contrela nécessité absolue, & qu’elles prouvent autantcontre l’une, que contre l'autre, c’esl-à-dire riendu tout.

72. 11 y a eu une grande dispute entre l’Evê-que Bramhall & M. Hobbes, qui avoit com-mencé quand ils étoient tous deux à Paris, & quifut continuée après leur retour en Angleterre ; onen trouve toutes les pieces recueillies dans unVolume in quarto publié à Londres l’an 1656,Elles font toutes en Anglois, & n’ont point ététraduites, que je sache, ni insérées dans le Re-cueil des Oeuvres Latines de M. Hobbes. J’avois lu autrefois ces pieces, & je les ai recou-vrées depuis; & j’avois remarqué d’abord qu’iln’avoit point prouvé du tout la nécessité absoluede toutes choses,mais qu’il avoit fait voir assez,que la nécessité ne renverseroit point toutes 1 esréglés de la justice divine ou humaine, & n’em-pêcheroit point entierement l’exercice de cettevertu.

73. II y a pourtant une espece de justice & unecertaine sorte de récompenses & de punitions,qui ne paroit pas si applicable à ceux qui agi-roient par une nécessité absolue, s’il y en avoit.C'est cette espece de justice qui n’a point pour

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