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Tome premier.
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j'38 Essais sûr la Bonté' de Dieu,

maux complices de certains crimes, comme onrase les maisons des rebelles, c’est-à-dire pourdonner de la terreur. Ainsi c’est un acte de lajustice corrective, où la justice vindicative n’apoint de part.

75, Mais nous ne nous amuserons pas mainte-nant à discuter une question plus curieuse que né-cessaire, puisque nous avons assez montré qu’iìn’y a point de telle nécessité dans les actions vo-lontaires. Cependant il a été bon de faire voirque la feule liberté imparfaite, c’est à dire qui estexempte seulement de la contrainte, suffiroitpourfonder cette espece dechâtimens & de récompen-ses, qui tendent à l’évitation du mal, & à I’a->mendement. L’on volt aussi par-là que quelquesgens d’esprit, qui se persuadent que tout est né-cessaire, ont tort de dire que personne ne doitêtre loué, ni blâmé, récompensé, ni puni. Ap.paremment ils ne le disent que pour exercer leurbel esprit; le prétexte est, que tout étant néces-saire, rien ne seroit en notre pouvoir. Mais ceprétexte est mal fondé; les actions nécessaires se-roient encore en notre pouvoir, au moins en-tant que nous pourrions les faire ou les omettre,lorsque l’espérance ou la crainte de la louange,ou du blâme, du plaisir, ou de la douleur, yporteroient notre volonté : soit qu’elles l’y por-tassent necessairement, soit qu’enl’yportant elleslaissassent également la spontanéité, la contin-gence & la liberté en leur entier. De sorte queles louanges & les blâmes, les récompenses &les chátimens garderoient toûjours une grandepartie de leur usage, quand même il y auroit unëvéritable nécessité dans nos actions. Nous pou-vons louer & blâmer encore les bonnes & lesmauvaises qualités naturelles, où la volonté n’a

point