PRELIMINAIRE. xxxvijpratiquées en Italie, je ne pense pas queles italiens puissent être regardés comme
Nieulioff venait de quitter la Hollande ou. il avaitvu la manœuvre simple et aisée des écluses dans lescanaux dont ce pays est arrosé ; il trouve que danscelles du grand canal de la Chine, la manœuvre se faitavec beaucoup de facilité ; les Chinois savent donc nonseulement ce que c’est que le redoublement des ecluses}mais encore ils eu ont pratiqué d’une espèce qui leurest propreet qui n’ont de commun avec les nôtresque la simplicité des moyens. L’on peut aussi rap-porter en faveur de ce témoignage, celui du pèreLecomte -, il dit, page i 54 > édit, de 1698 , à Amster-dam , en parlant des petits canaux de la Chine : « H» n’y a point de semblables écluses dans le grandJ > canal , parce que les barques de l’empereur qui sont» grandes comme nos vaisseaux, n’y sauraient etreJ> elevées à force de bras ; et se briseraient infailli-» blement. »
L’opinion générale est que le canal de * 0 1grand canal de la Chine , a été entrepris en 12 9-écluses dont parle Nieulioff ont-elles ete pratiquées surce canal pendant sa construction, on bien lui sont-cpostérieures ? C’est ce qu’il n’est pas aise de eci er ;car on ne trouve aucune trace de l’existence de cesécluses , ni dans les relations des anciens voyageurs quiont pénétré à la Chine par terre , ni dans les voyageursplus récens. L’époque de la construction des écluses enItalie est plus certaine ,! puisque d’après 1 assertion^ ©Zendrini, cette invention a paru pour la premièrefois en 1481 , et que d’après les témoignages irrécu