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grelter. qu’une grande partie des terres quiavoisinent la rivière d’Aude, fût recouvertepar des eaux croupissantes et dérobées àl’agriculture. Cependant , soit que ces dessè-chemens offrent des difficultés physiques,soit que ce genre d’entreprise soit hasardeuxet exige des avances considérables, on nes’est guère occupé sérieusement de dessécherles autres étangs du ci-devant Languedoc,que depuis quelques années.
L’étang de Montady, qui forme mainte-nant une plaine superbe, avait été desséchésous Henri IV. On y voit encore les canauxdont on s’était servi pour faire écouler leseaux , et le bel aqueduc qui les rejette dansl’étang de Poillés. Il paraît que ce dessèche-ment a été conduit avec beaucoup d’intelli-gence ; car il eût semblé plus naturel de faireécoulex les eaux dans la rivière d’Orb , quede les conduire dans un étang situé du côtéopposé de la montagne de Malpas , et de lesy faire aller à contre-pente. Mais on avait duvoix que la pente du terrain vers la rivièred’Orb étant peu considérable, la moindreerue de cette rivière ferait refluer les eauxde- l’étang, et inondei-aii le terrain qu’onvoulait dessécher, à moins qu’on ne le ga-rantit par des portes de défense. -D’un autre