CHAPITRE III. l 83
public, les inondations qui s’élèvent da-vantage, de jour en jour, dans cette rivièrecomme dans toutes les autres, ont augmenté,notamment en 1779 et plusieurs fois depuis,par leur fréquence et leur hauteur, la craintede voir la ruine de ces moyens insuffisans,et la suspension de la navigation pour untems indéfini.
D’ailleurs, fût-on sans'appréhension pourla stabilité des ouvrages, l’assujettissementdu passage journalier dans cette rivière seratoujours infiniment à charge. Les crues ré-pétées et imprévues arrêtent la navigationdans les momens les plus précieux. En no-vembre 1779, sept cents trente-trois millesept cents vingt-cinq my riagrammes ( 1 5 ooooquintaux ) de bled furent retenus pendantdix-sept jours par des inondations conti-nuelles , et ce retardement pensa causer unefamine en Provence et sur les bords duRhône , où les habitans se reposaient sur laressource urgente de ces transports.
Le seul moyen de se délivrer définitive-ment de ces alarmes, serait la constructiond’un pont-aqueduc sur la rivière d’Orb.Le projet en a été fait il y a trente ans ; maisles dépenses considérables de cette entrepriseont toujours suspendu son exécution. On