CHAPITRE III. 197
espèce de gare, pratiquée dans le franc-borddu canal.
Un pont de trois arches est élevé sur unradier arrasé à la hauteur du mur qui croisele torrent 5 il fait traverser son cours auchemin de hâlage. Les eaux du torrent cou-lent sous ces arches et sur ce radier, glissentsur le pont de la barque , franchissent ainsile canal, et se précipitent du côté opposé,où elles retombent dans leur lit sur un autreradier construit en retraite, et réglé de pentesur environ io m - ( 5 toises 1 pied 3 pouces )de longueur, pour empêcher les aft'onille-mens que cette chute pourrait occasionner.
On a prévu le cas où les eaux du canalregonflées, tendraient à s’élever au dessusdu radeau, et on a pratiqué dans les mursd’épaulement d’amont et d’aval, des épan-choirs destinés à l’écoulement de ces eauxsurabondantes. On a également eu soin deménager dans ces mêmes murs d’épaulementdes feuillures verticales, destinées à recevoirdes plateaux pour former , au besoin, desbâtardeaux, et mettre à sec les ouvrages duLibron.
Mais on n’attend pas toujours pour re-tirer la barque, que le torrent soit rentrédans son état ordinaire. Pressé par les avau-