CHAPITRE V'I. 2
qui avaient fait construire des bateaux àl’imitation de ceux des propriétaires ; ilsoffrirent de se louer eux et leurs barquespour voiturer à sa décharge, moyennant uncertain salaire.
Dans ces commeneemens le lit du canalse-trouvait moins parfait j les eaux étaientmoins bien administrées ; on passait dansquelques écluses étroites et peu profondes raussi les bateaux étaient-ils petits , les char-gemens de moitié moins pesans qu’aujour-d’hui, les voyages plus longs et plus casuels ,à cause des accidens plus fréquens ; parconséquent la dépense des conducteurs beau-coup plus forte et le gain moindre. D’aprèsces considérations, le propriétaire en per-mettant aux patrons étrangers d’introduireleurs barques dans son canal, leur accordaverbalement, et sans autre formalité quecelle dont on use avec un journalier, o fr -, 008(2 deniers) 48 kil -,gi5 (un quintal) par 5 kiL(une lieue), et se réserva les o fr -,oi 6 ( 4 den.)restans pour les dépenses d’entretien.
Peu à peu le nombre des barques et despatrons étrangers augmenta au point quece service externe devenant suffisant, lepropriétaire cessa d’avoir des bateaux à lui.
Le tiers du droit total, ainsi cédé, était
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