CHAPITRE VII. 5o3
de M. yindreossy , profond mécanicien , sonami ( 1 ).
Le désir si naturel de se distinguer dansun âge où l’on songe ordinairement à safortune et à sa gloire, donna l’idée à F. An-dreossy de joindre les deux mers par lecanal de Languedoc, et de proposer à Ki-quet d’en devenir l’entrepreneur. On voittous les jours des gens à talent suggérerainsi des projets à des personnes qui parleur crédit ou leur fortune, parviennent àles faire adopter et à s’en approprier lagloire.F. Andreossy fûtresté du petit nombrede ceux que leur modestie et leur désinté-ressement dérobent à la reconnaissance dela postérité, si le tems qui met un sceau àtoutes les réputations, n’avait pris quelquesoin de la sienne. Nous eussions ignoré que,sans lui, Riquet qui n’était point un hommede l’art, n’aurait jamais pensé à joindre lesdeux mers par le canal du Midi, et que laFrance désirerait peut-être encore les avan-tages que lui procure, depuis plus d’un siècle,ce magnifique ouvrage.
Ecoutons ce qui est dit au sujet du canaldu Midi, dans une production dont le titre
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(i) Encyclopédie , article Languedoc.