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Las pilastras, los cornisamentos y los denlas miembros arquitectóni-cos de esta severa fachada son de granito cárdeno , llamado en Madrid piedra berroqueña; pero los entrepaños son de ladrillo agramilado , alpar que las otras tres fachadas son enteramente de piedra.
La fachada de poniente conserva en su parte inferior un lienzo demuro flanqueado por robustos cubos de fortificación y coronado por anchosmatacanes. Esta pared y la oriental se cree que pertenecieron al edificiofabricado en tiempo de los Alfonsos.
Las cuatro torres angulares son más altas que lo restante deledificio. En ellas se abren ventanas de variados tamaños y formas, y seencierran escaleras de caracol, por las cuales se sube á la parte máselevada de aquellas.
Un vestíbulo desahogado ocupa el espacio entre la portada principal,que es la de la fachada de Norte, y el anchuroso y elegante patio, dandoacceso á la galería septentrional de éste por medio de tres arcos enri-quecidos, en sus dovelas y enjutas, con ángeles, florones y escudos dearmas soportados por águilas exployadas de dos cabezas y con coronaimperial.
El patio, que, según dejamos indicado, es un paralelógramo rectan-gular, presenta dos galerías, baja y alta, constituyendo dos cuerpos prin-cipales, sobre los cuales se eleva un ático de poca altura. Fueron diseñadospor Alfonso de Covarrubias, y su ejecución corrió á cargo primeramentede Hernán Gómez de Lara, y después al de Gaspar de la Vega y Fran cisco de Villalpando . Alzanse en cada lado menor, así en el uno como enel otro cuerpo, seis columnas exentas, y ocho en los lados mayores, sinentrar en esta cuenta las agrupadas en los ángulos. Al orden corintio per-tenecen las del cuerpo inferior y al compuesto las del superior, plantandolas de éste sobre pedestales sencillos. Los fustes no tienen estrías. Enámbos cuerpos voltean grandes arcos arrancando inmediatamente de losábacos de los capiteles. Sobre los arcos corren cornisamentos, adorna-dos tan sólo con dentículos el primero, y con cartelas muy sencillas elsegundo. Una balaustrada se extiende por toda la galería principal ele-vándose hasta la altura de las cornisas de los pedestales. Las enjutas delos arcos inferiores ostentan, en los escudos que las exornan, las armasde varias provincias de España ó de algunos estados que pertenecieron ánuestra monarquía durante el reinado de Gárlos I (Y de Alemania ).—Elático es muy sencillo.
Tres arcos, de los siete que sobre pilastras corintias se abren en elfondo de la galería baja meridional, dan paso á la escalinata.
La escalera es tan vasta, que su caja ocupa en el ala del Sur un es-pacio tan largo como la galería contigua y más ancho que el de las tresalas restantes. Preséntase de frente el primer tramo con catorce escalonesque, cuando se asentaron, eran de una sola pieza cada uno, y de loscuales áun se conserva alguno sin fractura. Desde el primer rellano diví-dese en dos ramales de á treinta escalones, subiendo á derecha é izquier-da; y cambiando de dirección cada uno en su meseta, desembarcan res-pectivamente en las galerías altas del Este y del Oeste. También estosescalones constan de una sola piedra, y son, como los primeros, de granitocárdeno ó piedra berroqueña. La caja de tan vistosa escalinata se elevabahasta la altura del techo de la galería superior, decorando sus muros conveintidós pilastras corintias y con bien proporcionadas ventanas. La sobre-escalera se abovedaba como una nave de iglesia, distribuyéndose la bóvedaen nueve compartimentos.
La capilla, cuyos restos no son más que las cuatro paredes, tenia supuerta de ingreso formada por un arco que se abre en el centro del murode la gran meseta de la escalera. Campean sobre el arco los blasones deEspaña y una lápida de mármol ó de alabastro con una inscripción en quese lee:
CAROLO. III. PIO. FEL. AUGUSTO. PP. AN. MDCCLXXV.
Embellécese la capilla con pilastras y entablamentos de orden corintio,y con atrevidos arcos que en otro tiempo sostenian una cúpula. En el in-terior, así como en el exterior, las pilastras y los demas miembros arqui-tectónicos son de granito cárdeno, y de ladrillo bien agramilado todo lorestante.
Pocas habitaciones se conservan íntegras con sus cubiertas. En algu-nas se ven detalles del arte ojival.
Les pilastres, les entablements et les autres membres architectoniquesde cette sévère façade sont en granit violet appelé à Madrid pierre berro-queña; mais les espaces entre les colonnes sont en briques polies, tandisque les trois autres façades sont entièrement en pierre.
La façade du couchant conserve dans sa partie inférieure un murflanqué de massives tours de fortifications, et couronné par de largesmachecoulis. On croit que ce mur, ainsi que le mur oriental, doiventavoir appartenu à l’édifice élevé au temps des Alphonse.
Les quatre tours angulaires sont plus hautes que le reste de l’édi-fice. On y voit des croisées de formes et de dimensions variées, ainsi quedes escaliers tournants par lesquels on monte à l’endroit le plus élevé destours.
Un vestibule spacieux occupe l’espace compris entre le portail prin-cipal (qui est celui de la façade du Nord) et la cour vaste et élégante; ildonne entrée à la galerie septentrionale par trois arcs enrichis sur lesdouelles et les triangles, par des anges, des fleurons et des écussons,supportés par des aigles déployées à deux têtes et portant une couronneimpériale.
La cour, comme nous l’avons dit, est un parallélogramme rectangu-laire; il présente deux galeries, une haute, et une basse, formant deuxcorps principaux, sur lesquels s’élève un attique de peu de hauteur. Ellesfurent dessinées par Alphonse de Covarrubias, et l’exécution en fut con-fiée, d’abord à Hernán Gómez de Lara, et ensuite à Gaspar de la Yega, età François de Villalpando. Dans l’un comme dans l’autre des deux corpsdu bâtiment, sur les grands côtés, s’élèvent huit colonnes, et sur les pe-tits elles sont au nombre de six, sans compter celles qui se grouppentdans les angles. Les colonnes du corps inférieur appartiennent à l’ordrecorinthien, et celles du corps supérieur posées sur de simples piédestaux,sont de l’ordre composé. Les fûts des colonnes n’ont pas de cannelures.De grandes arcades posent sans intérmediaire sur les abaques des cha-piteaux, dans les deux étages. Sur ces arcades régnent des entablementsornés, le premier par des denticules, le second par des modifions fortsimples. Une balustrade règne dans toute la longueur de la galerieprincipale, et jusqu’à la hauteur des corniches des piédestaux. Les trian-gles des arcs inférieurs représentent des écussons, sur lesquels on voitles armes de différentes provinces d’Espagne, et de quelques états quiont appartenu à notre monarchie pendant le règne de Charles I (Y enAllemagne ).— L’attique est des plus simples.
Au fond de la galerie basse méridionale il y a sur pilastres corin-thiens, sept arcs dont trois s’ouvrent sur l’escalier.
L’escalier est tellement grand, que sa cage occupe dans l’aîle du Sud,un espace aussi large que celui de la galerie contiguë, et plus large quecelui des trois ailes restantes. Les quatorze premières marches qui s’of-frent à la vue étaient d’une seule pièce, lors de la construction de l’édi-fice; quelques unes sont encore dans un parfait état de conservation sansla moindre fracture. A partir du premier palier, l’escalier se partage endeux, et continue son ascension vers l’étage supérieur par trente autresmarches à droite et à gauche, et arrivé à cette seconde plate-forme, ilchange de direction, pour donner accès dans les galeries hautes de l’Estet de l’Ouest. Ces degrés sont, ainsi que les premiers, formés d’une seulepierre de granit violet foncé. La cage de ce superbe escalier s’élève jus-qu’à la hauteur du toit de la galerie supérieure; les murs sont décorésde vingt-deux pilastres corinthiens, et de fenêtres bien proportionnées.Sa voûte, faite à la manière de celle de la nef d’une église, se partageaiten neuf compartiments.
L’entrée de la chapelle, dont il ne reste plus que les quatre murs,était formée par un arc, qui s’ouvre au centre de la grande plate-formede l’escalier. Sur cet arc se trouve une pierre de marbre ou d’albâtre,représentant les armoiries d’Espagne avec cette inscription :
CAROLO. III. PIO. FEL. AUGUSTO. PP. AN. MDCCLXXV.
La chapelle est embellie avec des pilastres et des entablements d’or-dre corinthien, et par des arcs d’une grande hardiesse, et qui autrefoissoutenaient une coupole. Dans l’intérieur, ainsi que dans l’extérieur, lespilastres et les autres membres architectoniques sont de granit violacé, ettout le reste est en briques polies.
Peu d’appartements se sont conservés intacts avec leurs toitures; dansquelques uns on voit des détails de l’art ogival.