MEZQUITAS LLAMADAS DEL SANTO CRISTO DE LA LUZ Y DE US TORNERÍAS.
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INTRODUCCION.
Nacen el precio y la importancia de los monumentos arquitectónicosya de la belleza que realizan, ya de la representación que alcanzan en lahistoria de la humana cultura; y crecen por extremo estos sus quilates,cuando esa representación se refiere á la misma historia del Arte que losproduce. Condiciones son las dos segundas que tienen realidad en los mo-numentos toledanos, cuyos nombres figuran al frente de estas líneas. Noexcitan, en verdad, ni la Mezquita del Santo Cristo de la Luz, ni laMezquita de las Tornerías —que salvando las vicisitudes de once largossiglos, han llegado felizmente á la presente edad—aquella extraordinariaadmiración, que despiertan en nuestro ánimo maravillas tales como lasrealizadas por el Arte mahometano en Córdoba , Sevilla y Granada ; peromiéntras la gran Mezquita-Aljama de los Benu-Omeyas, el gigantescoAlminar de los Beni-Yusuf y los afiligranados Palacios de los Nazritas,no esquivándonos útiles y luminosas enseñanzas históricas 1 , parecen con-vidarnos más principalmente á gozar sin tasa los tesoros de aquellas singu-lares creaciones, que en tan diversos tiempos interpretan y dan vida álos fantásticos sueños del Islam, más sencillas en su concepción, ménosambiciosas en sus aspiraciones, más modestas en sus medios de manifes-tación, llévannos las primitivas Mezquitas , existentes por fortuna en laMetrópoli que arrancó al yugo mahometano la victoriosa diestra de Al fonso , el Bravo, á contemplar con entera certidumbre la peregrina inicia-ción, en el suelo de la Península, de aquel Arte, que no se recató de pedirprácticas, procedimientos técnicos, formas de construcción, elementosdecorativos y áun abundantes é íntegras preseas al Arte cristiano, do-minante á la sazón en el territorio conquistado, como no se desdeñó tam-poco de levantar sus nuevas construcciones sobre otras más antiguas fá-bricas, de indubitable origen romano.
No otra es la enseñanza que debemos á las citadas Mezquitas , mo-viéndonos de buen grado á concederles señalado lugar entre los Monumen-tos Arquitectónicos de España la inestimable circunstancia de constituirtai vez, una y otra, los más antiguos monumentos mahometanos que con ma-yor integridad poseemos, áun dadas las notables trasformaciones que hanobrado en ellas los siglos, según pondrá de relieve su individual exámen.Nada puede producir, en efecto, en el arqueólogo y en el historiador
1 Nos referimos aquí más directamente á la Mezquita-Aljama de Abd-er-Rahman I y á la famosísima Giralda de Sevilla ; y para no importunar en demasía á los discretos lectores de los Monumentos Arquitectónicos, pa-récenos bien remitirlos á las monografías de los Monumentos latino-bizantinos de Córdoba y de Sevilla , don-de en vario concepto procuramos ilustrar estas relaciones trascendentales entre el Arte y la Sociedad, que locultiva. La Mezquita -Aljama de Córdoba es, á no dudarlo, el documento más rico y fehaciente de cuantospudieran ambicionarse para ilustrar estas relaciones crítico-históricas, de imponderable trascendencia al estu-diar la iniciación, el desarrollo y el florecimiento del Arte mahometano en nuestra España , durante el Califato cordobés ; y nada podemos nosotros añadir aquí á lo que hemos ya observado ámpliamente y se deduce conadmirable espontaneidad de los hechos, cuando se reconocen y estudian dentro de aquel maravilloso recintolos inapreciables tesoros del Arte cristiano, allegados allí por Abd-er-Rahman I y sus ilustres sucesores (Monu-mentos latino-bizantinos de Córdoba , II Parte).
La valeur et l’importance des monuments architectoniques naissentsoit de la beauté qu’ils réalisent, soit de l’influence qu’ils obtiennent dansl’histoire de la civilisation humaine, et elles augmentent à l’extrême,quand cette influence se rapporte à l’histoire même de l’Art qui les pro-duit. Les deux dernières conditions se trouvent en réalité remplies par lesmonuments tolédans, dont les noms figurent en tête de ces lignes. Ni laMosquée du Santo Cristo de la Luz, ni la Mosquée de las Tornerías —qui,échappant aux vicissitudes de onze siècles, sont arrivées heureusementjusqu’à nos jours,'—n’excitent pas, en vérité, cette admiration extraordinairequ’éveillent dans notre esprit des merveilles telles que celles réalisées parI’Art mahométan à Cordoue , Séville et Grenade. Mais tandis que la grande^Mosquée-Aljama des Benu-Omeyas, le gigantesque Alminar des Beni-Yousouph et les Palais à filigrane des Nazritas, en ne nous privantd’aucun enseignement historique utile et lumineux 1 , semblent plus parti-culièrement nous inviter à jouir sans limite des trésors de ces singulièrescréations, qui en des temps si divers interprètent et donnent de la vieaux songes fantastiques de l’Islam, les Mosquées primitives existantpar bonheur dans la Métropole que la main victorieuse d’Alphonse, le Brave,délivra du joug mahométan, plus simples dans la conception, moins am-bitieuses dans leurs aspirations, plus modestes dans leurs moyens de ma-nifestation, ces Mosquées , dis-je, nous portent à contempler en toute certi-tude la singulière initiation sur le sol de la Péninsule , de cet Art, quine se priva pas d’emprunéer des moyens pratiques, des procédés tech-niques, des formes de construction, des éléments décoratifs et même denombreux et complets ornements de valeur, à I’Art chrétien, qui dominait àce moment-là sur le territoire conquis, de même qu’il ne dédaigna pas nonplus d’élever ses nouvelles constructions sur d’autres plus anciennes, quiétaient indubitablement d’origine romaine.
L’enseignement que nous devons aux Mosquées indiquées, n’est pasautre; et ce qui nous pousse à leur concéder de bon gré une place distin-guée parmi les Monuments Architectoniques d’Espagne, c’est la circons-tance inappréciable de constituer peut-être, l’une et l’autre, les plus anciensmonuments mahométans, que nous possédions dans l’état le plus complet,malgré les notables transformations que les siècles y ont opéré, ainsi quele fera ressortir l’étude spéciale de chacune. Rien ne peut produire en
1 Nous faisons plus directement allusion ici à la Mosquée-Aljama de Abd-er-Rahman I et à la très-célèbreGiralda de Séville, et pour ne pas trop fatiguer les judicieux lecteurs des Monuments Architectoniques, il nousparaît utile de les renvoyer aux monographies des Monuments latino-byzantins de Cordoue et de Séville, où pardifférents motifs nous cherchons à élucider ces rapports transcendentaux entre TArt et la Société, qui le culti-ve. La Mosquée-Aljama de Co-rdoue est, sans aucun doute, le monument le plus riche et le plus authentique,entre tous ceux qu’on pourrait ambitionner, pour expliquer ces rapports de critique historique, et d’une im-portance incalculable, lorsqu’on étudie l’initiation, le développement et la splendeur de I’Art mahométan dansnotre Espagne, pendant le Califat de Cordoue. Nous ne pouvons rien ajouter ici aux observations complètes quenous avons déjà faites et qui se déduisent avec une grande spontanéité des faits, quand on examine et qu’onétudie dans cette enceinte merveilleuse les inappréciables trésors de I’Art chrétien, réunis là par Abd-er-Rah-man I et ses illustres successeurs (Monuments latino -byzantins de Cordoue , II e Partie).