CORONAS Y CRUCES VISIGODAS DEL TESORO DE GUARRAZAR.
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en ella el culto? ¿de dónde sacaba la muerte su feudo para la necrópoliscontigua? Forzosamente hay que reconocer que no pudo el cementerioexistir sin una población próxima, y dado esto, fuese ó no conventual,lo regular era que tuviese su templo ó basílica. Esta basílica, pues, y nóla edícula ó capilla fúnebre del campo santo, sería, según todas las pro-babilidades, la consagrada á Nuestra Señora y la denominada Santa MaríadeSorbaces; si no se prefiere que tuviese otra advocación ignorada, y quela Santa María mencionada en la cruz de Sonnica fuese la Nuestra Señorade Alficen ó Suburbana (sub arce), que fuera de los muros de Toledo habiarestaurado Ervigio .
une basilique dans toute l’acception du mot ce qui pour nous ne devaitêtre que la chapelle funéraire d’un. cimetière, où était l’emplacementde la peuplade qui y entretenait le culte? d’où la mort tirait-elle soncontingent pour la nécropole contiguë? Il faut bien reconnaître que lecimetière ne pouvait pas exister sans qu’il y eut un centre populeux àproximité, et la présence de la population étant donnée, qu’elle lut con-ventuelle ou non, il s’ensuit naturellement qu’elle avait son temple ousa basilique. C’était donc cette basilique et non pas l’édicule ou chapellefunéraire du cimetière, qui suivant toutes les probabilités était consacréeà Notre-Dame et portait le nom de Sainte-Marie de Sorbaces; à moins quel’on ne veuille qu’elle ait été placée sous une autre invocation inconnue,et que la Sainte-Marie mentionnée sur la croix de Sonnica soit la Notre-Dame cl 'Alficen ou Suburbaine [sub arce) en dehors des murs de Tolède ,et qu’Ervige avait fait restaurer.
¿Qué significación tenian estas coronas ofrendadas en los templos?¿Cuál fué el origen de esta costumbre hoy ya enteramente olvidada?
Desde el principio del mundo fué práctica entre todas las gentes dartestimonio de su veneración y gratitud al Sér Supremo, consagrándoleholocaustos y oblaciones. Diéronle primero en tributo parte de los mismosbienes necesarios al propio sustento: luego añadieron á estos, objetosútiles para la edificación, ornato y servicio de los templos que en su honorlevantaban; consagráronle, por último, como oblación de mas prez, signosrepresentativos del sacrificio voluntario de todo aquello en que principal-mente cifra su afecto el hombre: el amor, el triunfo, la autoridad, el im-perio de la tierra.—Los asirios ofrecían á sus dioses Bel, Hera y Rhea ,vinos y manjares 1 ; los griegos ponían en los templos sobre las mesas des-tinadas á las ofrendas, frutas y otros comestibles con los que presumíanaderezar el sagrado banquete para los inmortales 2 . El mismo Dios señalóal pueblo de Israel los objetos con que habia de contribuir á la construccióndel Tabernáculo destinado á servir de depósito al Arca de la alianza : eranprincipalmente oro, plata, estofas y piedras preciosas 3 . En pos de lasofrendas del pueblo, espontáneas y devotas, en que hombres y mujeresconsagraron al culto divino los mejores objetos que poseían, las ajorcasy zarcillos, las sortijas y brazaletes, toda alhaja de valor, el jacinto, lapúrpura, la grana dos veces teñida, las maderas de Setim y los perfumes;tras el oro que dieron para la obra del santuario aquellos seiscientos y tresmil hombres de armas tomar, que ascendió á veintinueve talentos y masde setecientos sidos, vinieron los donativos de los príncipes, sus piedrasoniquinas, sus aromas, y allí figuraron como ofrendas de los jefes de lastribus carros cubiertos, fuentes de plata de enorme peso, tazas de setentasidos, navetas de oro llenas de escogido incienso, reses mayores, carneros,recentales y machos cabríos. ¿No nos traen involuntariamente á la memo-ria las sagradas páginas que estos actos de pública oblación nos cuentan,aquellas largas procesiones de figuras cargadas de presentes, esculpidasen los monumentos de Nínive , de Egipto y de Persépolis 4 ? Si los hebreoshubieran podido reproducir por medio de la escultura los fastos religiososde su nación, seguramente no habrían representado de otra manera lospresentes que ellos allegaron para la construcción del templo.
¡Admirable cuadro por cierto el que presenta en todas las nacionesdel universo, desde su misma cuna, la humanidad reconocida y adorante!Cada pueblo según su fé tributa al Dios que entrevé en las tinieblas masó menos densas de su primitiva noche, aquello que conceptúa serle masacepto, y desde el muelle ninivita al candoroso tartesio, del predestinadohebreo al sármata brutal y nómade, toda gente que aspira á tener la di-
Quelle signification avaient ces couronnes offertes dans les temples?Quelle fut l’origine de cette coutume si complètement oubliée aujourd’hui?
Depuis le commencement du monde il a été dans les pratiques de tousles peuples de témoigner à l’Etre-Suprême leur vénération en lui consa-crant des holocaustes et des offrandes. Ils lui réservèrent d’abord en tributune partie de biens mêmes nécessaires à leur entretien; puis ils ajoutèrentà ceux-ci des objets utiles pour la construction, l’ornementation et leservice des temples qu’ils élevaient en son honneur; enfin ils lui consa-crèrent, comme offrande de plus haut prix, des emblèmes du sacrificevolontaire de tout ce qu’il y a de plus cher au cœur ou à l’imaginationde l’homme: l’amour, le triomphe, l’autorité, l’empire de la terre.—Lesassyriens offraient à leurs divinités, Bel, Iléra et Rhéa, des vins et desmets 1 . Les grecs déposaient dans les temples sur les tables destinées auxoffrandes, des fruits et autres al ¡mens pour le banquet sacré qu’ils s’ima-ginaient préparer pour les dieux immortels 2 . Dieu lui-même désigna aupeuple d’Israël les objets qu’il devait faire entrer dans la construction duTabernacle destiné à recevoir en dépôt l’Arche d’alliance: c’était princi-palement l’or, l’argent, des étoffes et des pierres précieuses 3 . Après lesoffrandes du peuple, spontanées et pieuses, dans lesquelles hommes etfemmes vouaient au culte divin les objets les plus riches qu’ils possédaient,les anneaux et les boucles d’oreilles, les bagues et les bracelets, toutobjet de prix, l’hyacinthe, la pourpre, l’écarlate deux fois teinte, les boisde Sétim et les parfums; en suite de l’or que donnèrent pour le travaildu sanctuaire ces six-cent-trois mille hommes d’armes et qui montait àvingtneuf mille talents et plus de sept-cents sicles, vinrent les dons desprinces, les pierres d’onyx et les aromates, et entre ceux-ci figuraient dansles offrandes des chefs des tribus des chars couverts, des plats d’argentd’un poids énorme, des bassins de soixante-dix sicles, des navettes d’orpleines d’un encens exquis, du gros bétail, des moutons, des agneaux etdes boucs. En lisant dans ces pages des écritures sacrées le récit où sontconsignés ces actes d’oblation publique, ne se rappelle-t-on pas involon-tairement ces longues enfilades de processions de figures chargées deprésents, sculptées sur les monuments de Ninive, de l’Egypte et de Per-sépolis 4 ? Si les hébreux avaient pu reproduire au moyen de la sculptureles fastes religieux de leur nation, il est bien certain qu’ils n’auraient pointreprésenté autrement les dons qu’ils réunirent pour la construction deleur temple.
C’est assurément un admirable tableau que celui que présente danstoutes les nations de l’univers, depuis son berceau, l’humanité pieuse etreconnaissante! Chaque peuple, suivant sa foi, offre en tribut au Dieu qu’ilentrevoit dans les ténèbres plus ou moins épaisses de sa nuit primitive,ce qu’il estime devoir lui être le plus agréable, et depuis le voluptueuxninivite jusqu’au tartésien naïf, depuis l’hébreu prédestiné jusqu’au sar-
1 Lo afirman Diúdoro Sículo y las Sagradas Escrituras . Diódoro habla de las copas y vasos de oro que losbabilonios colocaban sobre mesas de plata delante de cada una de estas divinidades, y describe además las be-bidas que les ofrecían. Pero trae mas pormenores sobre esto el capítulo XIV de la profecía de Daniel, donde serefiere el ingenioso ardid de que el Profeta se valió para descubrir la superchería de los sacerdotes de Bel, loscuales entraban de noche con sus mujeres é hijos á comerse los suculentos manjares que el candoroso puebloofrecia al numen.
2 Pausanias , lib. IX, cap. XL.
3 Exodo , cap. XXV, XXXV, XXXVIII, y Números , cap. VII.
4 Pueden consultarse acerca de esto las obras de A. II. Layard y de Botta sobre los descubrimientos hechosen Nínive (Nirnrud y Khorsabad ); de Lepsius sobre los monumentos de Egipto , y de Flandin sobre los dePersia.
1 C’est ce qu’affirment Diodore de Sicile et les Écritures Saintes. Diodore de Sicile parle des coupes et desvases d’or que les babyloniens plaçaient sur des tables d’argent devant chacune de ces divinités; et il décrit enoutre les breuvages qu’ils lui offraient.—Mais où l’on trouve le plus de détails à ce sujet c’est au chapitre XIVde la prophécie de Daniel, dans lequel est rapporté le estratagème ingénieux que le prophète mit en œuvrepour découvrir la supercherie des prêtres de Baal qui y entraient pendant la nuit avec leurs femmes et leursenfants pour manger les mets succulens que le peuple candide offrait à la divinité.
2 Pausanias , liv. IX, chap. XL.
3 Exode, chap. XXV, XXXV, XXXVIII, et Nombres, chap. VII.
1 Consulter à ce sujet les travaux de À. II. Layard et de Botta sur les découvertes faites â Ninive (Nimrndet Khorsabad ); de Lepsius sur les monumens de l’Egypte, et de Flandin sur ceux de la Perse.