CORONAS Y CRUCES VISIGODAS DEL TESORO DE GUARRAZAR.
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D’Agincourt 1 . Pudiera agregarse á estas tres Anunciaciones, muy cono-cidas de todos los amantes de las antigüedades medianamente versados enel manejo de aquellos autores, una cuarta representación de la mismasagrada escena, sacada por Bugati 2 de un díptico evidentemente esculpi-do siguiendo el texto del evangelio apócrifo atribuido á Santiago , segúnel cual la Virgen, al ser visitada por el ángel mensajero, no estaba en suaposento, sino en el campo llenando una hídria de agua de un manantial.También el mencionado Giampini habla de otra Anunciación de que nose acordó el abate Martigny , y es la que se halla representada en mosaicosobre el altar mayor de Santa María in Cosmedin 3 . Pero que sean cuatroó cinco, ó una docena, los monumentos de los primeros seis siglos delcristianismo en que se halla figurado este tan capital misterio, nada sig-nifica, y en nada disminuye el interes de nuestra piedra grabada, que detodas maneras es un ejemplar, hasta ahora único, de la glíptica cristianahispano-goda.
Los ejemplares de la glíptica cristiana debieron ser siempre muy es-casos. La Iglesia admitió las piedras grabadas como ornamento de loslibros litúrgicos y de todo el mobiliario sagrado; pero hubo un tiempoen que olvidada por completo la mitología pagana, las piedras antiguasempezaron á ser estimadas, figurándose los que las poseian que represen-taban asuntos cristianos; y como éstas reliquias de la antigua glípticaabundaban por hallarse poco expuestas á la destrucción, los grabadoresde los referidos primeros siglos no tenian para qué ocuparse en producirobras nuevas sino en muy raras ocasiones. Debe por lo tanto estimarsecomo producto de los siglos en que áun duraba el conocimiento de lasfábulas mitológicas, todo ejemplar de glíptica puramente cristiana; y apli-cando esta regla de crítica racional á nuestra esmeralda grabada, no po-demos ménos de atribuirla á la época de la más floreciente cultura his-pano-goda , promovida y propagada por la grande escuela isidoriana delsiglo VI. Desde el siguiente siglo empezó en nuestra España la deca-dencia de todas las sagradas y humanas disciplinas; y durante los prime-ros siglos de la invasion sarracena no era de presumir en nuestros ecle-siásticos el menor discernimiento respecto de lo profano ó sagrado en losasuntos de las piedras grabadas antiguas.
Y surge ahora una cuestión que de intento hemos aplazado para estelugar. En el suelo, entre María y el ángel Gabriel, puso el grabador queejecutó esta curiosa obra de glíptica, un objeto que parece un tiestecillo ómaceta, del cual sale como una vara de azucena. No tenemos completaseguridad de que esto sea: acaso al interpretarlo de esta manera nos de-jamos involuntariamente llevar de la costumbre de considerar la azucenacomo emblema de la pureza virginal de María. Pero suponiendo que seaen efecto este emblema el figurado en nuestra esmeralda, ¿cuándo y cómose introdujo en la iconografía cristiana la práctica de dar á la SantísimaVirgen por atributo la azucena? No hallamos en verdad, entre los muchosmonumentos artísticos de los primeros siglos del cristianismo publicadoshasta ahora, ninguno que presente semejante emblema; y los que se citande la edad románica, en que ya la Virgen aparece teniendo en la manouna flor, dan márgen á la duda de si es ó no ésta la misma que en épocaposterior ha prevalecido en todo el Occidente como signo representativode la pureza y castidad de la concebida sin mancha de pecado.
Realmente, la forma de la flor que los escultores de la Edad-Mediaponen en mano de la Virgen, no corresponde á la azucena: es más bienuna flor de la familia de las liliáceas ó de las yaroideas. Los arriba citadosWoillez y Viollet-le-Duc suponen que es la flor del yaro, y llevados dela preocupación de los que ven en los misterios iconísticos del cristianis-mo una mera repetición de los misterios paganos, explican el hecho de dará María por emblema el yaro ó el íride silvestre por la costumbre de ha-bérselo dado la antigüedad gentílica á Juno, sin advertir quizá los orna-mentistas románicos que la flor de yaro en manos de esta diosa, léjos designificar castidad y pureza, representaba potencia generadora y renova-ción de la vida física 4 .
1 Histoire de 1' Art par les Monuments, etc. Peinture , pi. XXVII, n. 2.
2 Memorie di S. Celso, p. 282, tav. II, n. 3. Es muy curiosa esta Anunciación. El ángel Gabriel lleva untraje exactamente igual al que ofrece nuestra piedra grabada: túnica que le llega apénas á los tobillos, ypalio ceñido al talle; fáltale tan sólo la mitra en la cabeza. Sus alas tienen en ambos grabados las mismas pro-porciones : su brazo derecho está levantado en una y otra imágen en la misma postura.
3 Obr. cit., t. I, pág. 183.
4 El dato principal que M. Woillez alega para estimar esta interpretación como incontrovertible, es la des-
court 1 . On pourrait ajouter à ces trois Annonciations, très-connues de tousles amateurs d’antiquités médiocrement versés dans l’étude de ces auteurs,une quatrième représentation de cette scène sacrée, tirée par Bugati 2d’un diptyque évidemment sculpté d’après le texte de l’Evangile apo-cryphe attribué à Saint Jacques, selon lequel la Vierge, dans la visite dumessager angélique, n’était pas dans sa demeure, mais dans la campagne,occupée à remplir une hydrie à l’eau d’une source. Giampini, déjà cité,parle aussi d’une autre Annonciation oubliée par l’abbé Martigny: c’estcelle qui est représentée en mosaïque sur le grand-autel de Sainte Marie inCosmedin 3 . Mais que les monuments des six premiers siècles du christia-nisme, où se trouve figuré cet important mystère, soient quatre ou cinqou une douzaine, cela ne signifie rien, et ne diminue en rien l’intérêt denotre pierre gravée, qui de toutes façons est un spécimen, jusqu’à présentunique, de la glyptique chrétienne hispano-gothe.
Les exemplaires de la glyptique chrétienne dûrent être toujours très-rares. L’Eglise accepta les pierres gravées comme ornement des livres li-turgiques et de tout le mobilier sacré; mais il y eut un temps où la my-thologie païenne ayant été complètement oubliée, les pierres antiquescommencèrent à être estimées, ceux qui en possédaient s’imaginantqu’elles représentaient des sujets chrétiens; et comme ces reliques de l’an-cienne glyptique étaient abondantes, puisqu’elles n’étaient pas exposées àla destruction, les graveurs de ces premiers siècles n’avaient pas à s’occu-per de produire de nouvelles œuvres, si ce n’est en de très-rares occasions.Par conséquent on doit considérer comme produit des siècles dans les-quels durait encore la connaissance des fables mythologiques, tout exem-plaire de glyptique purement chrétienne; et si nous appliquons cette règlede critique rationnelle à notre émeraude gravée, nous ne pourrons nousempechêr de l’attribuer à l’époque de la plus florissante civilisation hispa-no-gothe, poussée et propagée par la grande école isidorienne du VI e siè-cle. Dès le siècle suivant la décadence de toutes les connaissances sacréeset profanes commença en Espagne , et pendant les premiers siècles de l’in-vasion sarrazine, il n’y avait pas à présumer chez nos ecclésiastiques lamoindre connaissance relativement aux sujets sacrés ou profanes des pier-res gravées antiques.
Mais voici une question qui s’élève, et que nous avons réservée pourla traiter en ce lieu. Sur le sol, entre Marie et l’ange Gabriel, le graveurqui exécuta cette œuvre de glyptique a placé un objet qui paraît unvase ou un pot à fleurs, d’où sort comme une tige de lis. Nous n’avonspas une pleine sécurité de l’exactitude de cette assertion: peut-être eninterprétant ainsi cet objet nous laissons-nous involontairement entraînerpar l’habitude de considérer le lis comme l’emblème de la pureté virgi-nale de Marie. Mais en supposant que cet emblème se trouve réellementfiguré dans notre émeraude, quand et comment l’usage de donner lelis pour attribut à la très-sainte Vierge s’est-il introduit dans l’icono-graphie chrétienne? En vérité, parmi les nombreux monuments artistiquesdes premiers siècles du christianisme publiés jusqu’à ce jour, nous n’entrouvons aucun qui représente un semblable emblème; et ceux qu’on citede l’époque romane, où déjà la Vierge paraît tenant dans la main unefleur, donnent carrière au doute pour savoir si cette fleur est ou n’est pascelle qui, à une époque plus récente, a prévalu dans tout l’Occident comme signe représentatif de la pureté et de la chasteté de Marie conçue sanssouillure du péché.
En réalité la forme de la fleur que les sculpteurs du moyen-âge met-tent dans la main de la Vierge ne correspond pas au lis; c’est plutôt unefleur de la famille des iridées ou des aroïdes. Les auteurs déjà cités,MM. Woillez et Viollet-le-Duc supposent que c’est la fleur de l’arum oudu gouet, et amenés par la préoccupation de ceux qui voient dans les mys-tères iconographiques du christianisme une répétition des mystères païens,ils expliquent le fait de donner à Marie pour emblème l’arum ou l’iris, parl’habitude de l’antiquité païenne de le donner à Junon, sans que les or-nemanistes romans se doutassent peut-être que la fleur d’arum dans lesmains de cette déesse, loin de signifier la chasteté et la pureté, représen-tait la puissance génératrice et le renouvellement de la vie physique 4 .
1 Histoire de l'Art par les Monuments, etc. Peinture , pl. XXVII, n. 2.
2 Memorie di S. Celso, p. 282, tav. II, n. 3. Cette Annonciation est très-curieuse. L’ange Gabriel porteun costume exactement semblable à celui dont il est revêtu dans notre pierre gravée: tunique qui lui descendà peine aux chevilles; le pallium ceint à la taille; il ne lui manque que la mitre à la tête; les ailes ont dans les deux sculptures les mêmes proportions: le bras droit est pareillement élevé dans la même posture dansl’une et dans l’autre image.
3 Oeuv. cit., t. I, p. 183.
4 La donnée principale fournie par M. Woillez pour considérer celte interprétation comme incontestable