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6 (1859) Tarragona - Toledo / por Manuel de Assas ... [et al.]
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MONUMENTOS ARQUITECTÓNICOS DE ESPAÑA .

nuestra España , durante los primeros siglos de la Edad Media , ninguno delos procedimientos que acerca de la confección del vidrio de todos maticesy colores poseyó la experta antigüedad.

No liaremos más esfuerzos para probar que el mundo antiguo y laEdad Media de las naciones meridionales conocieron el arte de tallar lasgemas y de falsificarlas: de esto suponemos ya al lector plenamente con-vencido. Lo que nos importa es inculcar en su ánimo el convencimientode que estas mismas industrias, desde ántes del periodo medio de la lla-mada Edad de Hierro , llegaron á ser practicadas también entre los pue-blos septentrionales. En el precitado capítulo ni de la presente monografíaliemos dicho acaso más de lo que era menester para demostrar esta ver-dad basta hoy oscurecida : allí hemos citado numerosos ejemplos de alhajasescandinavas y bárbaras de los museos de Suecia y Dinamarca , de Rusia y de Hungría , con los cuales se demuestra hasta la saciedad que los pue-blos nordo-germánicos usaron en la fabricación de sus armas, de sus fí-bulas y brácteas, de sus collares y brazaletes, gemas labradas y sin labrar,y falsificaciones de gemas hechas con vidrios y pastas.

Raras son en verdad las alhajas de industria nordo-germánica en quese procuró con el esmalte imitar gemas de diversos colores; por lo gene-ral, las únicas piedras preciosas que contrahacen aquellos orífices, másdotados de ingenio y de habilidad manual que de riqueza lapidaria, son elrubí y el granate: emplean para ello con mucha frecuencia el vidrio, yaincrustado en frió, como se incrustan las maderas en la taracea, las pie-dras preciosas, los nácares, los metales después de cortados ó fundidospara darles la apetecida forma; ya derretido en el seno donde ha de brillarembutido, pues no es otra cosa el esmalte que una vitrificación hecha den-tro del hueco que ha de llenar la gema; y vienen usando desde la mismaEdad de bronce , esto es, desde mil años ántes de Jesucristo , las incrus-taciones de ámbar y de resina.

Estas incrustaciones no merecen el desden con que hasta ahora hansido miradas: hay en las colecciones de antigüedades escandinavas ó ñor-do-germánicas (que luégo verémos ser todo uno, lo germano y lo escan­ dinavo , en los tiempos á que nos referimos), objetos, como vasos paratenerlos en suspensión, y puños de espadas, con incrustaciones de unapasta oscura semejante á la resina, que debe haber producido bellísimoefecto sobre el bronce amarillo, brillante como el oro. En los pantanos dela Scania se encuentran grandes masas, á modo de tortas, de esa pasta resi-nosa, y el distinguido anticuario Oscar Montelius , cuyas exploraciones nosprestan grande auxilio para el presente estudio, nos habla de haberse des-cubierto en un pequeño turbal cerca de Tagarp, en dicha provincia, catorcede esas tortas ó panes, puestos de canto unos junto á otros, todos con unagujero en el centro, indicando claramente haber estado en algún tiempoatados, como formando abasto ó provisión de aquella especie de succino.Esta pasta, como de resina ó pez, se sacaba de la corteza del álamo blan-co, y suele contener partículas de ámbar, y se empleaba, no sólo paraadornar con incrustaciones, semejantes á las del granate, las empuñadurasde las espadas y muchas alhajas del arreo militar y del traje femenino, sinotambién como betún para rellenar las partes huecas de los objetos de bron-ce; para emplastecer las junturas de las urnas sepulcrales y de los ataúdesde madera ; para fijar las lanzas y dardos en sus astas, etc. En las alhajas,y especialmente en las armas, estas incrustaciones de resina, tan parecidasal esmalte y á las incrustaciones de vidrio rojo, solian alternar con otrasde oro y de ámbar; y no puede en verdad decirse que los orífices escandi-navos las hicieran con mayor ni menor perfección que las suyas de jacintoó cornerina los orífices que labraron nuestras alhajas de Guarrazar, porquesi en éstas se han desprendido muchas de las piedras, verdaderas ó imi-tadas, que llenaban los calados y los engastes, también en las alhajas delos Museos de Lund, Stokolmo, Upsala , San Petersburgo , Pesth y Bu-charest, etc , se observa el mismo fenómeno, debido sin duda, más que ála imperfección de los medios empleados por los que labraron unas y otras,al transcurso de tantos siglos como traen de existencia.

Sorprende, en verdad, cuando se examinan atentamente y se compa-ran unas con otras las incrustaciones de piedras rojas, granates, jacintos ócornerinas, que nos ofrecen á la par las reliquias del arreo militar del reyFranco Ghilderico, descubiertas en Tournai (Bélgica ), obra reconocida-

en fussent ou non les propres ouvriers, que lon peut affirmer avec raisonque lEspagne na ignoré, pendant les premiers siècles du inoyen-âge,aucun des procédés que, touchant la fabrication du verre de toutes lesnuances et de toutes les couleurs, posséda la savante antiquité.

Nous ne nous efforcerons pas davantage de prouver que le mondeancien et le moyen-âge des nations méridionales connurent lart de taillerles pierres dures et de les falsifier; nous supposons que le lecteur enest complètement persuadé. Ge qui importe cest dinculquer dans sonesprit la conviction que ces mêmes industries, avant la période moyennede VAge de fer, arrivèrent à être mises aussi en pratique parmi les peuplesdu nord.

Dans le chapitre m nous avons dit peut-être plus quil ne fallait pourdémontrer cette vérité inaperçue jusquà ce jour., nous avons citéde nombreux exemples de bijoux, Scandinaves et barbares, des Muséesde Suède et du Danemark, de Russie et de Hongrie, avec lesquels on dé-montre jusquà la satiété que les peuples nordo-germains employèrentdans la fabrication de leurs armes, de leurs fibules et bractéates, de leurscolliers et bracelets, des gemmes taillées et non taillées et des fausses-gemmes faites avec du verre et avec des pâtes de couleur.

Les trésors de lindustrie germanique du nord dans lesquels on aitessayé dimiter avec de lémail des gemmes de diverses couleurs, sont raresen vérité. En général, les pierres précieuses que contrefont ces ouvriers,plus doués dinspiration et dhabileté manuelle que de richesse lapidaire,sont le rubis et le grenat. Ils emploient pour cela fréquemment le verre,soit incrusté à froid comme sincrustent les bois dans la marqueterie, lespierres dures, les nacres, les métaux après avoir été coupés ou fon-dus pour quon puisse leur donner la forme voulue; soit fondu dans lemilieu doit briller lincrustation,lémail nétant autre chose ciuune

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vitrification faite à lintérieur du creux que doit remplir la pierre précieu-se. Us font usage depuis lâge de bronze même, cest-à-dire, depuismille ans avant Jésus-Christ , des incrustations dambre et de résine.

Ces incrustations ne méritent pas le dédain avec lequel on les a regar-dées jusquà présent. Il existe dans les collections dantiquités Scandinavesou nordo-germaniques (plus loin nous verrons que le germain et le Scandi-nave ne font quun dans les temps auxquels nous nous rapportons), des ob-jets, tels que des vases destinés à être suspendus, et des poignées dépées,avec des incrustations dune pâte brun-froncé semblable à la résine, la-quelle doit avoir produit un très-bel effet sur le bronze jaune et brillantpresque comme de lor. Dans les marais de la Scanie on trouve souventde grands gâteaux ronds de cette pâte résineuse, et lantiquaire distingué,Oscar Montelius, dont les explorations nous sont dun si grand secours pourla présente étude, nous parle de la découverte faite dans une petite tour-bière près de Tagarp, dans la province de Scanie, de quatorze de cesgâteaux posés de champ les uns contre les autres, et tous avec un trou

au centre, ce qui indique clairement quà une certaine époque ils ont étéattachés de façon à constituer un approvisionnement de cette espèce desuccin. La pâte dont il sagit, qui est comme de la résine ou de la poix,se tirait de lécorce du bouleau, et contenait souvent des particulesdambre. On lemployait non seulement pour orner avec des incrusta-tions, semblables à celles du grenat, les poignées dépées et beaucoup dejoyaux de lattirail militaire et du costume féminin, mais aussi commemastic, pour remplir les parties vides des objets en bronze, pour garnirles joints des urnes sépulcrales et des cercueils en bois, pour fixer les lanceset les dards sur leurs bâtons, etc. Dans les joyaux, et particulièrementdans les armes, ces incrustations de résine, si semblables à lémail et auxincrustations de verre rouge, alternaient le plus souvent avec dautres enor et en ambre; et en vérité, on ne peut pas dire que les orfèvres Scan-dinaves y aient mis plus ni moins de perfection que les orfèvres qui tai-llèrent nos joyaux de Guarrazar nen employèrent dans leurs incrustationsen hyacinthe ou en cornaline, car sil est vrai que des joyaux de Guarrazaril sest détaché un grand nombre des pierres, vraies ou fausses, qui rem-plissaient les vides et les enchâssures, il faut dire aussi que dans les joyauxdes Musées de Lund, de Stockholm , Upsal, Saint-Pétersbourg , Pesth etBucharest, etc., on observe le même phénomène , sans doute, bien plusquà limperfection des moyens employés par ceux qui façonnèrent les unset les autres, à laction destructive de tant de siècles écoulés depuis quilsexistent.

En vérité, quand on examine attentivement en les comparant entre ellesles incrustations en pierres rouges, grenats, hyacinthes ou cornalines quenous présentent à la fois les reliques de lattirail militaire du roi FrancChildéric, découvertes à Tournai (Belgique ), œuvre évidemment byzan-

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